109.237 « Français »

« La France fournit de loin le contingent le plus important de supporters étrangers pendant la compétition au Maroc », écrit Le Parisien à propos de la coupe d’Afrique des nations.

On savait déjà que l’Île-de-France était la « star de la compétition » en fournissant 6,5% des joueurs de la coupe d’Afrique, qui commence demain.

Quelque 109.237 supporters « français » se rendent au Maroc, dont Karim Miloud, interviewé par Le Parisien, qui affirme que « les infrastructures du Maroc vont faire ressortir le meilleur de notre équipe ». Notre équipe : celle du Maroc, dont il brandit le drapeau. Il est vrai que Karim a la double nationalité, comme tous les « Français » originaires du Maroc (même nés en France, comme aussi Rachida Dati, ministre du gouvernement français, qui va très souvent au Maroc où elle aurait un palais entre Casablanca et Agadir).

Le Parisien précise : « L’Hexagone constitue le premier pourvoyeur de supporters étrangers au Maroc, devançant de très loin la Belgique (7.046 détenteurs de billets), les Pays-Bas (5.958) et la Grande-Bretagne (5.127). »

Dans la dictature russe

Nous savons que dans la démocratie française, dans la démocratie de l’UE, les médias russes sont interdits. Les médias sont interdits de diffusion, et leurs journalistes sont bannis de toutes les conférences de presse.

Or au cours de la séance annuelle de questions-réponses de Vladimir Poutine (c’était hier, pendant quatre heures et demie), on a vu un journaliste de LCI poser une question. LCI est la chaîne la plus caricaturalement russophobe du paysage audiovisuel français, et ses journalistes peuvent poser des questions à Poutine…

A propos du « chercheur » Vinatier, c’est un diplomate autoproclamé agissant dans l’ombre pour la très discrète organisation suisse Centre pour le dialogue humanitaire. Il allait tous les mois en Russie, et il a été arrêté parce qu’il ne s’était pas inscrit comme agent étranger, ce que doit faire toute personne ayant une activité politique ou diffusant de l’information sur le territoire russe et bénéficiant d’un soutien étranger ou se trouvant sous influence étrangère, ce qui est clairement son cas.

Il a été condamné le 14 octobre 2024 à trois ans de prison, et il est le premier étranger à tomber sous le coup de cette loi. Sa condamnation a été maintenue en appel, mais il pourrait désormais faire l’objet d’une libération conditionnelle, et Poutine pourrait sauter sur l’occasion. Mais l’enquête s’est poursuivie et en août dernier il a été de nouveau inculpé, pour avoir collecté « des informations militaires et techniques qui peuvent être utilisées par des services de renseignement étrangers à l’encontre de la sécurité de la Russie ». Le procès doit avoir lieu fin février 2026. Son employeur, le « Centre pour le dialogue humanitaire », ne répond à aucune question…

La propagande allemande

N-TV, filiale de RTL :

Merz s’impose comme le principal adversaire de Poutine.

Cet article publié hier est un commentaire du sommet de l’UE dont toute la presse mondiale, même la plus européiste et russopohobe, souligne qu’il a été un échec pour Ursule et pour Merz. Car Merz était celui qui voulait absolument imposer le vol des avoirs russes, et il a dû y renoncer.

Mais Sebastian Huld, codirecteur de la rubrique politique de N-TV, seul contre tous, et surtout contre l’évidence, continue de cirer les pompes du chancelier. Le fait que le Conseil européen se soit piteusement rabattu sur la poursuite des prêts à fonds perdu montre son chancelier comme « le principal adversaire de Poutine »…

Il va même plus loin. Ne cachant pas que l’UE apparaissait éclatée, il affirme : « C’est donc cette Europe divisée et affaiblie que Merz doit diriger. »

Sic : « Dieses uneinige, angeschlagene Europa also muss Merz anführen. »

Merz est le Führer de l’Europe…

La lutte contre le charcutage des enfants

Le ministre américain de la Santé Robert F. Kennedy Jr., appelant désormais « procédures de rejet du sexe » ce que les idéologues pervers appellent « soins d’affirmation du genre », a signé jeudi une déclaration selon laquelle « les procédures de rejet du sexe ne constituent pas un traitement sûr ni efficace pour les enfants atteints de dysphorie de genre ». Il a qualifié cette déclaration de « directive claire à l’intention des prestataires de soins de santé, les invitant à suivre les données scientifiques et les preuves accablantes démontrant que ces procédures nuisent aux enfants au lieu de les aider ».

« Les médecins ont l’obligation solennelle de protéger les enfants. Pourtant, partout dans le pays, des médecins pratiquent des procédures inutiles et irréversibles de changement de sexe qui violent leur serment sacré d’Hippocrate, violant ainsi les vies mêmes qu’ils ont juré de protéger. Les soins dits d’affirmation du genre ont infligé des dommages physiques et psychologiques durables à des jeunes vulnérables. Ce n’est pas de la médecine. C’est de la faute professionnelle. Nous en avons assez de la science bidon motivée par des considérations idéologiques et non par le bien-être des enfants. »

Son ministère s’apprête à retirer la dysphorie de genre de la classification « handicap », afin que les politiques restreignant les « procédures de rejet du sexe ne violent pas les exigences de non-discrimination fondée sur le handicap ».

Il propose aussi d’interdire aux hôpitaux bénéficiant d’un financement Medicare et Medicaid, soit « presque tous les hôpitaux », de pratiquer des procédures « de rejet du sexe ».

Les Centres pour les services Medicare et Medicaid (CMS) proposent également d’interdire l’utilisation des fonds Medicaid pour financer les procédures transgenres pour les mineurs.

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La veille, les députés américains ont adopté par 216 voix contre 211 la proposition de loi de Marjorie Taylor Greene criminalisant les procédures de transition de genre. La « loi de protection de l’innocence des enfants » prévoit des amendes et (ou) jusqu’à 10 ans de prison pour toute personne qui « pratique ou tente de pratiquer sciemment une mutilation génitale ou corporelle sur une autre personne mineure », « castre chimiquement sciemment un mineur » ou   facilite ou consent sciemment à la mutilation génitale féminine d’une mineure » ou « transporte une mineure dans le but de pratiquer une mutilation génitale féminine sur cette mineure ».

La proposition a été adoptée grâce au vote de trois démocrates, tandis que quatre républicains ont voté contre.

Mais il est très peu probable que le texte passe au Sénat. Il sera toutefois une incitation pour que de nouveaux Etats prennent de telles mesures (19 Etats ont interdit ou restreint les mutilations « transgenres » des mineurs).

La persécution en Ukraine

Traduction d’un article de Orthodox Christian. Je mets en gras le plus important.

Son Éminence le métropolite Antoine de Boryspil et Brovary, chancelier de l’Église orthodoxe ukrainienne, a publié une longue déclaration dans laquelle il s’exprime sur la persécution actuelle dont fait l’objet l’Église et appelle les croyants à maintenir leur foi et leur unité pendant cette période qui est la plus difficile depuis l’indépendance de l’Ukraine.

Faisant un parallèle avec la fin des années 1980, le métropolite Antoine rappelle comment la célébration du millénaire du baptême de la Rus’ en 1988 a marqué un réveil spirituel après des décennies d’athéisme soviétique. Il note qu’avec l’indépendance de l’Ukraine, les croyants avaient confiance que « les responsables de la structure et de la gouvernance de l’État tiendraient compte des leçons du passé et ne lèveraient plus jamais la main contre l’Église ».

Le métropolite déclare que seulement 30 ans après ce renouveau, au cours duquel « la terre ukrainienne s’est parée de milliers de dômes dorés, de centaines de monastères et de dizaines d’écoles théologiques », la situation s’est radicalement inversée. Il décrit comment l’Église orthodoxe ukrainienne, « reconnue par toutes les Églises orthodoxes locales comme la seule Église canonique en Ukraine », a été confrontée à une hostilité croissante, en particulier au cours de la dernière décennie.

Évoquant les événements de 2018, Son Éminence critique directement le rôle du patriarche Bartholomée de Constantinople. « Malheureusement, la part du lion de la responsabilité de cette anarchie incombe personnellement au primat du patriarcat de Constantinople », déclare-t-il. Le métropolite se souvient d’une visite au Phanar en 2018, lorsque le patriarche Bartholomée a déclaré à la délégation de l’Eglise orthodoxe ukrainienne : « Je ne ferai jamais de mal à l’Église orthodoxe ukrainienne. »

Le métropolite Antoine demande alors sans détour si le patriarche peut désormais « regarder droit dans les yeux » Son Éminence le métropolite Arsène de Svyatogorsk, qui « est en détention provisoire depuis plus d’un an », ainsi que de nombreux autres hiérarques qui « ont fait ou font encore l’objet d’une enquête ».Il mentionne que Sa Béatitude le métropolite Onuphre « a été déchu de sa citoyenneté » et que de nombreux évêques et membres du clergé « ont été placés sur la liste des sanctions, limitant ainsi leurs droits civils ».

Le chancelier décrit la confiscation d’églises, les attaques contre le clergé et les paroissiens, et la situation actuelle des reliques sacrées de la Laure des Grottes de Kiev, qui, selon lui, sont désormais « pour ainsi dire sous arrestation et soumises à une sorte d’expériences et de recherches ».

Son Éminence aborde les récentes demandes du gouvernement visant à modifier la charte de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, rejetant les suggestions selon lesquelles l’Église pourrait se conformer « formellement » tout en conservant ses croyances. « Le christianisme rejette catégoriquement le formalisme et le manque de sincérité dans les comportements et les paroles envers quiconque ou quoi que ce soit », déclare-t-il, comparant ces demandes aux persécutions anciennes lorsque les chrétiens étaient invités à offrir de l’encens aux idoles.

Le métropolite Antoine insiste sur le fait que l’Eglise orthodoxe ukrainienne est « indépendante et autonome depuis les années 1990 » conformément à la charte accordée par Sa Sainteté le patriarche Alexis II. « Personne ne nous a jamais dicté les décisions que le Synode de l’Eglise orthodoxe ukrainienne devait prendre. Tout est décidé exclusivement à Kiev », affirme-t-il, tout en soutenant que l’Église apprécie son « unité spirituelle et canonique » avec l’orthodoxie universelle.

Le métropolite met en garde contre l’acceptation des exigences du gouvernement ou de l’alternative d’un « tristement célèbre exarchat », déclarant que « la lutte est beaucoup plus profonde et se situe à des niveaux bien plus sérieux ». Il cite l’apôtre Paul : « Car notre combat n’est pas contre la chair et le sang, mais contre les forces spirituelles du mal dans les lieux célestes ».

En conclusion, Son Éminence cite saint Hilaire de Poitiers : « L’Église triomphe lorsqu’elle est blessée. » Il dit aux croyants que leurs souffrances actuelles ne sont « pas une punition, mais un signe de notre élection », et les appelle à suivre leur chemin « avec patience et courage, sans trahir Dieu ou notre Église, en préservant l’unité ecclésiastique ».