
Dómine, memorábor justítiæ tuæ solíus : Deus, docuísti me a juventúte mea : et usque in senéctam et sénium, Deus, ne derelínquas me.
Seigneur, je me souviendrai de votre justice à vous seul ; ô Dieu, vous m’avez instruit dès ma jeunesse, jusque dans ma vieillesse et jusqu’au déclin de mes forces, ô Dieu, ne m’abandonnez pas.
Le verset chanté durant la distribution des saints Mystères au peuple est tiré du psaume 70, c’est le même que le jeudi après le IVe dimanche de Carême : « Seigneur, je dirai votre justice, la vôtre seule. Seigneur, vous m’avez enseigné dès la jeunesse vos merveilles. Dans ma vieillesse et jusqu’aux cheveux blancs ne m’abandonnez pas. »
Le Prophète veut publier la justice, c’est-à-dire l’ineffable sainteté de Dieu seul. Qu’est-ce en effet que toute la vertu des créatures, comparée à la sainteté du Créateur, sinon un amas de faiblesses, d’infirmités, recouvertes du manteau de la divine miséricorde orné des joyaux de la grâce ? Dieu a pris le Prophète par la main dès son jeune âge : Il l’a instruit et l’a conduit jusqu’au sommet de l’échelle sociale, au trône royal des dominateurs d’Israël. Maintenant le pieux Psalmiste considère cependant que la gloire et la puissance sont des choses passagères et fugaces ; dans la vieillesse, les forces abandonnent le corps, et trop souvent l’homme assiste avant de mourir à l’évanouissement de son éphémère puissance. C’est pourquoi le Prophète prie ainsi : « Seigneur, ne m’abandonnez pas dans ma vieillesse. C’est-à-dire quand la nature me fera défaut, relevez-moi par votre grâce, et en échange d’un tabernacle terrestre qui se dissout, accueillez-moi dans l’impérissable et céleste tabernacle. »
*
• L’âne et le bœuf.
• La dernière place, selon saint Bède et selon la règle de saint Basile.
• Les trois collectes (Schuster).
• L’introit.
• L’offertoire.
• Le graduel.
• L’alléluia.
• La communion.
En savoir plus sur Le blog d'Yves Daoudal
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.