Dans une interview au Berliner Zeitung, le vice-Premier ministre serbe Aleksandar Vulin réitère son intérêt pour les BRICS, qui monte encore d’un cran :
« Il serait irresponsable de ne pas examiner toutes les possibilités, y compris l’adhésion aux BRICS. Si les BRICS sont attractifs pour d’autres pays, comme pour les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite ou la Turquie, pourquoi en serait-il autrement pour la Serbie ? Il ne fait donc aucun doute que les BRICS sont devenus une alternative réelle à l’Union européenne. »
Aleksandar Vulin souligne qu’il est devenu eurosceptique après avoir « découvert l’UE de l’intérieur ». Il s’est rendu compte que Bruxelles impose à Belgrade des conditions irréalisables et ne considère pas le pays comme un partenaire.
Aleksandar Vulin avait déjà confirmé le mois dernier sa participation au sommet des BRICS qui se tiendra à Kazan du 22 au 24 octobre, et qui réunira des dirigeants d’au moins 32 pays.
En juin dernier il avait dit qu’il n’avait pas l’intention de comparer les BRICS et l’UE mais que les BRICS pouvaient être une alternative. Il avait déclaré :
« Pour devenir membre des BRICS, il n’est pas nécessaire d’adopter des lois écrites hors des frontières de notre pays, vous n’êtes pas obligé de céder le pouvoir au secteur des ONG, vous n’êtes pas obligé d’afficher le drapeau de l’Ukraine dans votre pays ou de légaliser les mariages homosexuels. Pour devenir membre des BRICS, il n’est pas nécessaire d’imposer des sanctions à qui que ce soit ou de laisser à d’autres la gestion de la politique étrangère de votre pays. »
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