

L’Italien Sammy Basso est mort le 5 octobre. Il était à 28 ans « le plus vieux » malade de progeria,, ou syndrome de Hutchinson-Gilford, maladie dont il était devenu un spécialiste, ayant passé en 2021 un master en biologie moléculaire et travaillant à une thèse sur le sujet.
Sammy Basso était connu pour la joie dont il rayonnait et qu’il puisait dans sa foi profonde.
Voici un extrait de la lettre qu’il a laissée :
Pensons à la mort de manière positive : si elle n’était pas là, nous ne terminerions probablement rien de notre vie, parce qu’il y a toujours un lendemain. La mort, par contre, nous fait savoir qu’il n’y a pas toujours de lendemain, que si nous voulons faire quelque chose, c’est maintenant ! Mais pour un chrétien, la mort, c’est aussi autre chose ! Depuis que Jésus est mort sur la croix en sacrifice pour tous nos péchés, la mort est le seul moyen de vivre vraiment, le seul moyen de retourner enfin dans la maison du Père, le seul moyen de voir enfin son visage. En tant que chrétien, j’ai été confronté à la mort. Je ne voulais pas mourir, je n’étais pas prêt à mourir, mais j’étais prêt. La seule chose qui me rend mélancolique, c’est de ne pas être là pour voir le monde changer et aller de l’avant. Pour le reste, j’espère que dans mon dernier moment, j’ai pu voir la mort comme saint François, dont les paroles m’ont accompagné toute ma vie. J’espère que moi aussi j’ai pu accueillir la mort comme « sœur mort » à laquelle aucun vivant ne peut échapper. Si j’ai été digne dans ma vie, si j’ai porté ma croix comme on me l’a demandé, je suis maintenant avec le Créateur.
Je suis maintenant avec mon Dieu, le Dieu de mes pères, dans sa maison indestructible. Lui, notre Dieu, le seul vrai Dieu, est la cause première et la fin de toutes choses. Face à la mort, rien n’a de sens en dehors de lui. C’est pourquoi, bien qu’il ne soit pas nécessaire de le dire, car Il sait tout, comme je vous ai remercié, je voudrais le remercier aussi. Je dois toute ma vie, toutes les bonnes choses, à Dieu. La foi m’a accompagné et sans ma foi, je ne serais pas ce que je suis. Il a changé ma vie, il l’a prise, il en a fait quelque chose d’extraordinaire, et il l’a fait dans la simplicité de ma vie quotidienne. Ne vous lassez jamais, mes frères, de servir Dieu et d’agir selon ses commandements, parce que sans lui rien n’a de sens et parce que chacune de nos actions sera jugée et décidera qui vivra éternellement et qui devra mourir.
Je n’ai certainement pas été le meilleur des chrétiens, j’ai certainement été un pécheur, mais cela n’a pas d’importance maintenant : ce qui compte, c’est que j’ai fait de mon mieux et que je le referais. Ne vous lassez jamais, mes frères, de porter la croix que Dieu a assignée à chacun de nous, et n’ayez pas peur d’être aidés pour la porter, comme Jésus a été aidé par Joseph d’Arimathie.
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Magnifique, en effet (avec néanmoins une petite erreur : ce n’est pas Joseph d’Arimathie qui a aidé Jésus à porter sa croix, mais Simon de Cyrène).
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une personne exceptionnelle.
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