Deus, qui nos per beatos Apóstolos tuos Simónem et Iudam ad agnitiónem tui nóminis veníre tribuísti : da nobis eórum glóriam sempitérnam et proficiéndo celebráre, et celebrándo profícere.
O Dieu, vous nous avez accordé la grâce de parvenir à la connaissance de votre nom par vos bienheureux Apôtres Simon et Jude : faites qu’en progressant nous célébrions leur gloire éternelle et qu’en la célébrant nous progressions.
L’oraison de cette fête se termine par un magnifique chiasme, qui montre qu’une figure de style peut avoir une très profonde signification spirituelle. On pense ici à la doctrine de l’épectase selon saint Grégoire de Nysse : chaque étape de l’ascension spirituelle, de la déification, est une arrivée et un point de départ, indéfiniment, et dit-il, non seulement en cette vie, mais dans l’autre. « La part sans cesse atteinte de cette nature bienheureuse des biens est abondante, mais la surabondance de ce que l’on obtient éternellement est infinie, et cela est sans fin pour celui qui y prend part, et les progrès, pour ceux qui y participent, passant par des biens toujours plus grands, perdurent dans toute l’éternité des siècles. » (Homélies sur le Cantique des cantiques.)
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