Bienheureuse Françoise d’Amboise

Ce qui était surtout remarquable en Françoise, c’était son amour pour Notre-Seigneur dans le sacrement de l’autel. Lorsque le prêtre montrait au peuple la sainte hostie, la pieuse enfant versait souvent des larmes de dévotion. Un jour de fête, elle pleurait ; la duchesse Jeanne voulut savoir le sujet de son chagrin : « Hélas !  madame, répondit en sanglotant la jeune sainte, Monseigneur et vous, et toute la cour, avez, ce jour, joui d’une grande faveur, ayant reçu le corps de notre Sauveur, et moi seule, faute d’âge, je suis privée de ce bien !  Jugez, s’il vous plaît, si je n’ai pas sujet de pleurer. ». Le Père Yves de Pontsal, dominicain, confesseur de la duchesse Jeanne, et qui devint plus tard évêque de Vannes, crut devoir récompenser la dévotion de la petite Françoise, en lui faisant faire sa première communion, quoiqu’elle ne fût âgée que de cinq ans.

La duchesse Jeanne aimait, avec une tendresse singulière, cette enfant, que Dieu avait si manifestement prévenue des bénédictions de sa douceur. En mourant, elle lui remit le chapelet de bois qu’elle avait reçu de saint Vincent Ferrier. Ce chapelet, fidèlement gardé par Françoise, est aujourd’hui conservé avec les reliques de la Bienheureuse, dans le monastère de la Grande-Providence, à Nantes. Françoise avait sept ans environ quand mourut la duchesse Jeanne.

Extrait de la Vie de la bienheureuse Françoise d’Amboise par l’abbé Richard, alors vicaire général de Nantes, devenu ensuite évêque de Belley puis archevêque de Paris et cardinal. La fête de la bienheureuse Françoise d’Amboise est célébrée dans l’ordre des Carmes et dans les diocèses qui avaient demandé sa béatification : les diocèses bretons ainsi que Poitiers et Tours.


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