Dans le martyrologe de ce jour, une jolie perle de style :
Eódem die sancti AmaránthiMártyris, qui apud Albigénsem urbem, in Gállia, exácto agónis fidélis cursu, sepúltus, vivit in glória.
Le même jour, saint Amarand martyr. Ayant achevé son combat pour la foi, il fut enseveli près d’Albi, en Gaule, et il vit dans la gloire.
En fait je vois qu’il s’agit d’une citation de Grégoire de Tours, qui poursuit :
Sa tombe a été longtemps négligée, se recouvrant de buissons et de ronces, mais, sur l’ordre du Seigneur, elle a été révélée aux peuples chrétiens et la crypte dans laquelle il reposait a été mise au jour avec éclat…
La page du site de « l’Eglise catholique dans le Tarn » (ce qu’on appelle le diocèse d’Albi quand on est catholique) sur saint Amarand précise :
Et pourtant, la tombe était vide, depuis au moins le IXe siècle. Le corps du martyr avait été transféré à Vieux, où s’était fondée une communauté de chanoines, qui voulaient sans doute enrichir leur église de précieuses reliques.
C’est là que les fidèles sont venus nombreux en pèlerinage, pour vénérer le martyr albigeois, jusqu’en 1494, date à laquelle l’évêque d’Albi, Louis d’Amboise, recueillit ses restes dans sa cathédrale.
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