Événement dans ce qui reste du monde catholique en Italie : un juge de Modène a rejeté la demande de non-lieu formulée par le ministère public dans l’affaire Saltini, car il entend bien qu’il y ait un procès pour délit d’offense à une confession religieuse (article 403 du code pénal italien) suite à l’exposition blasphématoire qui a eu lieu en mars 2024 dans une église de Carpi.
Cette exposition était intitulée Gratia Plena. Pleine de grâce. Si c’est la femme représentée à moitié dénudée sur trois tableaux d’une laideur triviale, devant des personnages qui la scrutent à la loupe, c’est déjà immonde. Et dans une église, c’est pire. Mais le clou de l’exposition était le tableau censé représenter le Christ après la descente de croix (il y a l’inscription INRI à côté de sa tête), dont le sexe est caché par… la tête d’un personnage censé représenter Longin… A voir ici (image 10 : « INRI (Saint Longin) ». Je ne peux décemment pas montrer cela.
C’était devant l’autel, et avec la bénédiction de l’archevêque, Mgr Castellucci, vice-président de la conférence épiscopale italienne.
L’archevêque, ainsi que l’« artiste » et les deux commissaires de l’exposition, traitent l’affaire par le mépris. Ils auront donc un avocat commis d’office, alors que l’accusation sera représentée par Francesco Fontana, de Justitia in Veritate, qui connaît l’affaire à fond (y compris la fausse agression de Saltini et le fait que ses peintures sont des plagiats), et dispose des témoignages d’un journaliste qui avait mené son enquête, de l’ancien archevêque, et du vicaire général du diocèse…
L’audience est prévue pour le 20 janvier prochain. Où un archevêque devra répondre de l’accusation d’offense à la religion catholique.
En savoir plus sur Le blog d'Yves Daoudal
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.
Carpi est le siège d’un diocèse suffragant de Modène et la ville se trouve dans la province (équivalent italien de nos départements) de Modène. Un ancien ministre général des capucins en fut l’évêque, ami de saint Léopold de Castelnovo (+1942). Depuis 2020, le titulaire est l’archevêque métropolitain, comme si l’archevêque de Rennes était également évêque de Vannes.
J’imagine que l’église en question est la cathédrale…
J’aimeJ’aime
Merci pour cette précision. Mais de grâce ne m’envoyez pas l’archevêque de Rennes, c’est déjà assez difficile comme ça…
Il s’agit de l’église Saint-Ignace de Loyola, siège du musée diocésain, d’où l’exposition, je suppose. (Mais l’église est toujours officiellement un lieu de culte.)
J’aimeJ’aime
Avec le Sale Tini , l’église est devenue un lieu de cul
« Où un archevêque devra répondre de l’accusation d’offense à la religion catholique. » Une peccadille en comparaison de l’imposteur de Ste Marthe qui lui démolit l’Eglise lambeau par lambeau et qu’aucun juge n’osera inculper, en attendant le Juge Suprême.
J’aimeJ’aime