On se souvient de la fameuse brigade ukrainienne Anne de Kiev (pardon, de « Kyiv »), entraînée en France et armée par la France. On en était tellement fiers que Macron en personne était allé dans le camp d’entraînement pour se féliciter de cette aide que nous apportions à l’Ukraine contre l’ogre russe.
Je signalais le 10 décembre qu’en fait, à peine arrivée sur le front, ses bataillons avaient été dispersés en divers endroits comme bouche-trou.
C’est ce que confirmait un soldat dont le message a été publié le 7 décembre par Mariana Bezouhla :
« Mise à jour sur ma brigade : le cœur du problème est que cette nouvelle brigade, essentiellement, n’était nécessaire pour personne dès le début (même si des gens de toute l’Ukraine ont été rassemblés de toute urgence pour la constituer). Elle était entraînée pour présenter un spectacle aux Français, pour emporter leurs armes. Maintenant, à son retour en Ukraine, cette brigade est démantelée comme des donneurs d’organes pour d’autres brigades. D’une part, de cette façon, nous avons reçu de nouvelles armes et des renforts pour les brigades existantes. D’un autre côté, aucune de nos unités n’est coordonnée correctement, ni entre elles ni avec les brigades auxquelles elles ont été rattachées. »
Trois jours après, Mariana Bezouhla ajoutait :
Maintenant, au sujet du sort typique des nouvelles brigades « de papier » créées au lieu de renforcer les unités efficaces, en utilisant l’exemple de la 155e brigade « française » très médiatisée :
Le commandant a été révoqué, aucun successeur n’a été nommé, et le chaos règne au sein de la brigade.
Les fournitures sont minimes : les officiers demandent instamment l’achat de l’équipement nécessaire (véhicules, systèmes de guerre électronique, drones, etc.) par les soldats ou par l’intermédiaire de bénévoles.
Les systèmes de défense aérienne Mistral et les missiles guidés antichars Milan ne sont plus opérationnels faute de spécialistes, qui ont été transférés dans d’autres unités pour travailler avec les systèmes Igla et Stinger.
Les soldats ne bénéficient pas de congés, quelle que soit leur durée de service.
Le journaliste militaire ukrainien Iouri Boutouzov, qui suit de près les opérations militaires sur son site Censor.net, écrit aussi que le commandant de la brigade a été limogé. Il explique que c’est parce que des centaines, voire plus d’un millier des soldats de la brigade ont déserté…
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ll faudrait renommer cette brigade du nom de son commanditaire : « Brigade Macron ».
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