On constate que le gouvernement américain n’a pas réagi à l’assassinat du général Igor Kirillov. Le seul commentaire est cette réponse d’un attaché de presse du Pentagone à la question d’un journaliste : « Ce que je peux vous dire, c’est que nous n’étions pas au courant de cette opération à l’avance. Nous ne soutenons ni ne permettons ce genre d’activités. »
L’ONU quant à elle a quasiment refusé de répondre, appelant seulement à arrêter une nouvelle escalade, sans autre référence à l’actualité. Maria Zakharova a commenté : « Je pense qu’il s’agit d’un signe évident de vénalité. La vénalité est ancrée dans la peur. C’est une question de friolisté. Et ce qu’ils ont dit hier, ou plutôt ce qu’ils n’ont pas reconnu, ce qu’ils ont à peine prononcé, est bien sûr un indicateur de leur vénalité. Parce qu’Igor Kirillov était reconnu comme un professionnel de premier plan, à la fois sur les plateformes internationales et au sein des organisations internationales. » Elle a également annoncé que la mission permanente de la Russie auprès des Nations unies mettra sur le tapis cette attaque terroriste lors de la réunion du Conseil de sécurité demandée par la Russie pour le 20 décembre sur les livraisons d’armes occidentales à l’Ukraine.
« Nous comprenons clairement l’objectif de cette dernière attaque terroriste », a déclaré Maria Zakharova. « Nous entendons l’Occident, dans les forums des organisations internationales, commencer à discuter de la nécessité de réexaminer la question des armes chimiques et des crimes présumés liés à leur utilisation en Syrie. C’est Igor Kirillov qui, pendant des années, a considérablement entravé leur capacité à fabriquer ces armes. »
Et à propos de la revendication par le régime Zelensky : « Toutes ces marionnettes – le régime dérangé de Kiev – ne sont qu’un outil. Tout cela est orchestré par les Anglo-Saxons, qui sont les premiers bénéficiaires du terrorisme du régime de Kiev. »
L’homme qui a posé la bombe a été arrêté. C’est un Ouzbek de 25 ans. Dans la vidéo de son interrogatoire il a déclaré : « Pourquoi j’ai fait ça ? On m’a offert 100.000 dollars et un passeport européen. »
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Addendum. Matthew Miller, le porte-parole face de rat du Département d’Etat, a dit comme celui du Pentagone :
« Ce que je peux vous dire est que les États-Unis n’étaient pas au courant à l’avance et qu’ils ne sont pas impliqués. »
Il a cru bon d’ajouter cette énorme inversion accusatoire : « C’est un général qui a été impliqué dans un certain nombre d’atrocités. Il a été impliqué dans l’utilisation d’armes chimiques contre l’armée ukrainienne. »
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On sait bien maintenant ce que valent toutes ces déclarations officielles états-uniennes; britanniques, israélienne, européistes, otaniennes ….il faut comprendre l’inverse de ce qu’ils tonitruent tous azimuts et tout, comme par enchantement, devient très clair.
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