Epiphanie

L’hymne des vêpres et des matines est formée de quatre strophes tirées du grand poème A solis ortus cardine, de Sedulius, poème alphabétique qui retrace en 23 strophes la vie du Christ, dont le début (les strophes A à G) est chanté à Noël. Ce sont ici les strophes commençant par H, I, L et N, qui évoquent les trois mystères de l’Epiphanie. (La strophe commençant par K est celle qui évoque les Saints Innocents, et celle qui commence par M évoque les miracles du Christ en général.)

Hostis Heródes ímpie,
Christum veníre quid times?
Non éripit mortália,
Qui regna dat cæléstia.

Hérode, roi cruel, pourquoi crains-tu
L’arrivée d’un Dieu qui vient régner ?
Il ne ravit pas les sceptres mortels,
Lui qui donne les royaumes célestes.

Ibant magi, quam víderant,
Stellam sequéntes prǽviam:
Lumen requírunt lúmine:
Deum faténtur múnere.

Les Mages s’avançaient, suivant l’étoile
Qu’ils avaient vue et qui marchait, devant eux :
La lumière les conduit à la Lumière ;
Leurs présents proclament un Dieu.

Lavácra puri gúrgitis
Cæléstis Agnus áttigit:
Peccáta, quæ non détulit,
Nos abluéndo sústulit.

Le céleste Agneau a touché l’onde
Du lavoir de pureté ;
Dans un bain mystique, il lave en nous
Des péchés qu’il n’a point commis.

Novum genus poténtiæ:
Aquæ rubéscunt hýdriæ,
Vinúmque jussa fúndere,
Mutávit unda oríginem.

Nouveau prodige de puissance !
L’eau rougit dans les urnes de pierre.
Jésus ordonne de verser ;
L’eau coule et c’est du vin.

Jesu tibi sit glória,
Qui te revelas géntibus,,
Cum Patre, et almo Spíritu,
In sempitérna sǽcula.
Amen.

O Jésus, à vous soit la gloire,
Vous qui vous fîtes voir aux Gentils,
Avec le Père et le Saint Esprit,
Dans les siècles sempiternels.
Ainsi soit-il.


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