
Le dimanche après Noël, la liturgie byzantine fait mémoire de saint Joseph, du roi David et de saint Jacques le frère du Seigneur. J’ai déjà cité ce qui concerne saint Joseph dans les odes 1 à 4, puis 5 et 6, des matines. Voici ce qui concerne saint Joseph dans les odes 7 à 9.
Tu as vu l’accomplissement des divines prophéties, * car celui qu’elles annonçaient * comme le Christ devant sortir d’une Vierge immaculée, * tu l’as touché et comme enfant tu l’as bercé * dans la pureté de ton âme, serviteur du Christ.
Dans l’intégrité qui faisait ton ornement, * illustre Joseph, tu fus en vérité * le gardien de la parfaite virginité * et tu fus appelé le père de l’Enfant, * magnifié par cette sainte appellation.
Celui qui fabriqua terre par son verbe, ciel et mer * fut appelé le Fils du charpentier, * le tien, bienheureux Père digne d’admiration, * le Père intemporel te glorifiant ainsi * comme serviteur sacré des mystères qui dépassent la raison.
Ayant saintement passé ta vie, * excellent Joseph, tu demeures maintenant * dans la splendeur des Saints, * sanctifiant ceux qui célèbrent dans la foi * ta mémoire divine et sacrée.
Te voyant préfigurée par des symboles sacrés, * Vierge pure et comblée de grâce par Dieu, * le juste Joseph reçut du sort par son rameau * l’honneur de t’épouser, se souvenant * du saint rameau d’Aaron qui jadis avait fleuri.
Précieuse fut en vérité * ta mort aux yeux du Seigneur, * bienheureux Joseph ; * entièrement purifié depuis l’enfance, * tu devins le gardien sacré * de la Toute-bénie * avec laquelle tu chantais : * L’entière création bénisse le Seigneur * et l’exalte dans tous les siècles !
Le Dieu, le Créateur que dans le ciel * tous les chœurs incorporels * servent en tremblant, * Joseph le juste, avec confiance et dévotion * l’embrasse et le caresse comme enfant * et il reçoit l’immatérielle clarté * tout en s’écriant : * L’entière création bénisse le Seigneur * et l’exalte dans tous les siècles !
Brûlant de la plus douce flamme, Bienheureux, * comme un Ange auprès de l’Incarné, * tu te soumets aux ordres divins ; * averti par l’Ange de retourner * d’Egypte vers la terre d’Israël, * tu as pris l’Enfant * et sa Mère avec toi ; * ensemble vous êtes revenus * glorifiant le Seigneur.
Tu vis se dissiper les ombres de la Loi * sous la lumière de la grâce qui se répandait * et contemplas la lumineuse nuée, * la Vierge d’où se leva dans la chair * le Soleil spirituel ; * et comme un astre tu as illuminé, * Joseph, ceux qui chantent chaque jour : * Ô Christ, nous t’exaltons * dans les siècles.
Tu as droit au même honneur * que les Anges, les Prophètes, les Martyrs, * Bienheureux, et tu es devenu * le compagnon des Apôtres en vérité ; * te magnifiant avec eux * sans cesse, je vénère, saint Joseph, * ta mémoire sacrée.
Issu de race royale, * tu épousas la Reine immaculée * qui devait enfanter * ineffablement le Roi, Jésus, * bienheureux Joseph, * élu entre tous * parmi les fils de la terre.
Fortifié par la puissance de l’Esprit, * Bienheureux, paré de vertus * dans un âge fort avancé * tu as rejoint splendidement * tes Pères, saint Joseph, * sublime Père adoptif * de la lumière issue de Dieu le Père.
Ta mémoire, Bienheureux, * invite les confins du monde à la joie, * à la louange du Verbe qui t’a glorifié ; * toi qui te tiens auprès du Christ * avec confiance supplie-le * sans cesse, pour que nous soyons sauvés * de toute épreuve, nous qui te célébrons.
Tu fus le gardien de l’Immaculée * qui sans faille gardait sa virginité * et de laquelle s’incarna le Verbe Dieu, * la laissant Vierge même après * l’ineffable enfantement, * avec elle, Joseph porteur-de-Dieu, * souviens-toi de nous tous.
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