

C’était le 24 mars, une messe en l’honneur de « saint » Oscar Romero, dans la chapelle où il a été assassiné il y a 45 ans, à San Salvador. La messe était « présidée » par Mgr Oswaldo Estéfano Escobar Aguilar, évêque de Chalatenango, et concélébrée par plusieurs prêtres, ainsi que par Neftalí Ruíz, « évêque de l’Eglise vieille-catholique », et une « prêtresse » de l’« Eglise épiscopale anglicane du Salvador », laquelle a également « canonisé » Oscar Romero…
La nonciature a condamné la présence de deux non-catholiques à l’autel, contraire à la loi ecclésiastique. La nonciature condamne également le « message politique » d’une banderole contre les mines d’or. Mais les sermons de l’évêque Romero étaient généralement politiques. (La banderole avait été apportée par Neftalí Ruíz, plus connu comme militant contre les mines que comme « évêque ».)
On apprend que ça fait au moins trois ans que des « clercs » non catholiques concélèbrent à cette messe anniversaire, sans avoir attiré l’attention de la nonciature.
Il s’agit en fait d’une pratique qui se banalise. Ce qui est tout simplement dans la logique de l’œcuménisme actuel qui exalte les points communs et gomme les différences jusqu’à « oublier » ce qu’est un sacrement, y compris l’eucharistie.
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Ils pratiquent dans leur église les même méthodes qu’en dehors: sidérer le fidèle ou le citoyen pour le rendre incapable de réactions de défense immédiate et ensuite lui imposer une acceptation sous contrainte de culpabilité moralisante. Comme citait Patrick Buisson, ils ont « déchristianisé » la masse des fidèles et font subir à ceux qui restent, les derniers outrages : accepter l’inacceptable. Ce qui est dans la logique d’un processus de viol. Ils espèrent qu’à un moment la victime finisse par lâcher. Des pervers sataniques.
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Monseigneur Romero a été assassiné durant la messe qu’il célébrait. Il est mort à l’autel, in persona christi.
Est-ce que cette mort ne rachète pas les mauvais choix qu’il a pu faire auparavant?
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Surtout que Monseigneur Romero était loin d’être un progressiste. Il s’est engagé suite à l’assassinat par les escadrons de la mort d’un prêtre qui défendait les paysans exploités par les grands propriétaires. Certes, il a défendu des révolutionnaires criminels, mais en réalisant qu’ils utilisaient les sous sols de la cathédrale ou il les hébergeaient en centre de torture, et en voulant les en expulser, il a montré qu’il n’était pas communiste.
Hugues Kéraly affirmait d’ailleurs que c’était un commando de l’ETA qui l’aurait abattu sur un contrat des révolutionnaires. Mais les amis du major d’Aubuisson sont probablement responsables de cet assassinat.
Enfin, en mourant assassiné comme prêtre au moment de célébrer sa messe, il y a du martyre dans cette mort.
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https://archives.yvesdaoudal.fr/2018/10/16/saint-romero-6097512/
A l’époque de sa canonisation j’avais lu sa dernière homélie. Il n’y avait pas un mot de religion.
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On en revient à mon premier message.
Je pense que les circonstances ont pu influencer ses choix contestables, mais que ses assassins ont pu remettre l’Eglise à sa place dans son âme.
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