Le décret de Donald Trump interdisant le wokisme dans les institutions américaines n’est pas encore parvenu à l’Université du Minnesota. On y affiche même une résistance active, comme en témoigne un cours de son Centre d’études médiévales intitulé « Art médiéval intersectionnel Arts/Sciences humaines » et ainsi présenté :
« Fondé sur la théorie critique de la race, l’intersectionnalité et la théorie queer, ce cours s’appuie sur des textes primaires et un éventail de sources visuelles et matérielles pour retracer les histoires, les expériences et les représentations des identités marginalisées dans le monde. Nous examinerons le genre, la sexualité et la race dans le contexte des cultures juive, chrétienne et islamique au Moyen-Âge. Ce cours abordera des sujets tels que les saints transgenres, les transformations miraculeuses, la possession démoniaque, les artistes et mécènes féminines, les « races monstrueuses » des récits de voyage et les chirurgies d’affirmation du genre. Contrairement aux idées reçues sur un passé européen blanc et homogène, la réalité de l’Europe médiévale était diverse et complexe, et ses frontières — géographiques, culturelles, corporelles et autres — étaient en constante évolution, comme en témoigne sa culture visuelle et matérielle. »
LifeSiteNews, qui rapporte le fait, a demandé à un professeur d’histoire catholique de l’Université de Chicago à quoi pouvait faire référence cet intitulé. Réponse : on ne voit guère que Jeanne d’Arc portant des vêtements d’hommes ou Syméon le Nouveau Théologien qui était peut-être eunuque, mais c’est sans rapport avec ce qu’on dit aujourd’hui « transgenre ».
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