Russie et Etats-Unis : le lien spatial

L’astronaute américain Anil Menon et les cosmonautes russes Pyotr Dubrov et Anna Kikina ont décollé hier du cosmodrome de Baïkonour à bord du vaisseau russe Soyouz MS-29 et sont arrivés à la Station spatiale internationale.

En soi ce n’est pas un événement : il s’agit du 75e équipage de rotation de la station. Ils rejoignent trois Américains, deux Européens et deux Russes déjà présents à bord.

Toutefois on notait que Jared Isaacman, l’administrateur de la NASA, était présent au lancement avec le directeur de Roscosmos, Dmitry Bakanov. C’était une première depuis 2018.

Dmitry Bakanov s’était rendu en Floride l’été dernier pour assister au lancement conjoint d’astronautes américano-russes à bord d’une capsule SpaceX. Il avait rencontré Sean Duffy, alors chef par intérim de la NASA.

Kirill Dmitriev était aussi au lancement :

L’industrie américaine de l’avortement retrouve son financement fédéral

Le mouvement pro-vie américain constate avec amertume que les députés républicains ont failli à leur engagement, « omettant » de prolonger la mesure de Trump qui interdisait pour un an le financement fédéral des organisations pratiquant des avortements autres que pour viol, inceste ou danger de mort de la mère. Le Planning familial perdait ainsi des millions de dollars.

C’était dans le fameux “One Big Beautiful Bill Act” (BBB), un « paquet » de centaines de mesures fiscales très diverses que Donald Trump avait fait voter par le Congrès et qu’il avait solennellement signé le 4 juillet 2025 (fête nationale).

Mais il fallait voter une loi avant le 4 juillet dernier pour pérenniser la mesure. Le président de la Chambre, Mike Johnson, avait déclaré qu’il « n’allait pas permettre » que l’argent des contribuables finance l’avortement. Mais il n’a rien fait. Et à la veille du 4 juillet 2026 il n’y a eu aucune tentative de mesure d’urgence.

Le Planning familial, au lendemain de la célébration du 250e anniversaire des Etats-Unis, va donc recevoir de nouveau des fonds fédéraux.

En raison de l’amendement Hyde, le Planning familial ne peut pas utiliser directement ces fonds pour l’avortement, mais ce retour du financement fédéral montre aussi que l’Etat profond ne perd jamais longtemps…

Et cela au moment où les statistiques montrent que l’avortement est en progression aux Etats-Unis, alors même qu’il est désormais interdit dans nombre d’Etats.

La religion du Canada

Le 19 juin dernier, la « Mosquée du Vendredi » de Regina, la capitale de la province de la Saskatchewan au Canada, a  procédé à un « test sonore » de son « appel à la prière » à partir de quatre haut-parleurs placés sur son toit. Les réactions n’ont pas toutes été positives, ce qui a conduit la police à souligner que cet appel est légal, qu’il aura lieu désormais tous les vendredis, et qu’en raison des « menaces proférées, une présence policière renforcée sera visible autour des lieux de rassemblement musulmans ».

La police ajoute :

« Les menaces seront prises au sérieux et feront l’objet d’enquêtes en vertu de la législation canadienne récemment renforcée en matière de crimes de haine. »

Il s’agit de la nouvelle loi anti-Bible, qui interdit de citer la Sainte Ecriture pour défendre la morale naturelle.

La même loi sert à protéger l’expansion islamique. Normal.

« Aujourd’hui, j’ai pleinement ressenti la présence divine »

Ceci est une citation de Mgr Edward Weisenburger, archevêque de Détroit dans le Michigan. Où a-t-il enfin, à 65 ans, après près de 40 ans de sacerdoce, 12 ans d’épiscopat, ressenti pleinement la présence divine ?

C’est à la mosquée Imam Al-Hasanain, lors de l’inauguration des nouveaux locaux de l’Institut islamique d’Amérique de l’imam chiite Sayyid Hassan al-Musawi al-Qazwini à Deaborn Heights (coût : 16 millions de dollars).

Lors de son allocution, il a déclaré : « Nulle part ailleurs je ne ressens plus d’honneur, de fraternité et de bienveillance, et dès l’instant où j’ai foulé le sol de cette magnifique propriété aujourd’hui, j’ai pleinement ressenti la présence divine. »

Il a ajouté : « Nous appartenons à la même famille humaine. Toutes les églises, toutes les mosquées, toutes les synagogues, tous les lieux où Dieu se manifeste sont sacrés. C’est un lieu véritablement merveilleux et sacré, un lieu qui, je le crois, permettra à toute l’humanité d’entrer en communion plus profonde avec notre Dieu unique. »

Après tout, Léon XIV à la grande mosquée d’Alger a déclaré que son dialogue avec le recteur avait été marqué par la gratitude d’être dans un « lieu qui représente l’espace qui appartient à Dieu ». Et sur le livre d’or il avait écrit ce message 100% charia-compatible : « Que la miséricorde du Très-Haut garde dans la paix et la liberté le noble peuple algérien et toute la famille humaine. Que la miséricorde du Très-Haut préserve le noble peuple algérien et toute la famille humaine dans la paix et la liberté. »

Mgr Edward Weisenburger s’est fait connaître par son application brutale de Traditionis custodes dans son diocèse, interdisant la messe dans toutes les paroisses et ne la permettant que dans une église de Detroit et trois chapelles dans le diocèse, interdisant aussi toute messe ad orientem, exigeant un autel face au peuple dans tous les lieux de culte « sous 180 jours », et chassant trois professeurs de renom du grand séminaire parce que trop « conservateurs », dont le célèbre canoniste Edward Peters.

Fronde sportive anti LGBT

La semaine dernière, trois joueurs américains de baseball avaient ajouté une référence à la Genèse à côté de l’insigne arc-en-ciel qu’ils devaient porter. Ils ont reçu un « avertissement » de la fédération. Mais cela n’a pas empêché d’autres joueurs de suivre leur exemple, et même d’aller plus loin. Il devait y avoir hier le match de la « 11e nuit annuelle des fiertés » à York en Pennsylvanie, et il a dû être annulé parce que la grande majorité des joueurs a carrément refusé de porter le sémillant maillot à manches arc-en-ciel.

La direction de l’équipe fait part de son « désappointement » et ajoute : « Soyons clairs : cette initiative des joueurs va totalement à l’encontre de notre vision, celle d’être « l’endroit le plus accueillant de York ». En guise de modeste geste pour exprimer nos regrets face à ce changement de programme de dernière minute et pour manifester notre soutien à nos partenaires représentant la communauté LGBTQIA+, nous faisons un don de 10.000 dollars au Rainbow Rose Center afin de soutenir et de promouvoir leur action visant à garantir que la communauté de York soit aussi inclusive que nous nous efforçons de le rendre au WellSpan Park de York, en Pennsylvanie. »

On dirait qu’un fossé se creuse…