New York sans père ni mère

Le Sénat de l’Etat de New York a adopté le texte de loi déjà adopté en mars par les députés, qui supprime les mots « mère » et « père » des documents officiels (état-civil, justice, etc.) et les remplace par « parent gestant » et « parent non gestant ».

Le texte doit maintenant être signé par le gouverneur, Kathy Hochul, qui est démocrate comme ceux qui l’ont voté.

Echange d’icônes…

A l’initiative de Donald Trump, les Etats-Unis ont offert une copie de l’icône de la Mère de Dieu de Sitka au monastère côtier Saint-Serge de Saint-Pétersbourg. Elle a été remise hier par Rodney Mims Cook Jr, président de la Commission américaine des beaux-arts, chef de la délégation américaine au Forum économique international de Saint-Pétersbourg.

C’est la réponse au cadeau de Vladimir Poutine, une icône de saint Herman d’Alaska, qu’il avait offerte à l’archevêque Alexei de Sitka lors de sa visite à Anchorage quand il avait rencontré Donald Trump.

L’icône de la Mère de Dieu de Sitka a été peinte à la fin du XVIIIe siècle par Vladimir Boroviskoski pour la cathédrale orthodoxe russe de Sitka.

(On apprend qu’une trentaine d’entreprises américaines sont présentes au Forum.)

19 universités catholiques américaines LGBT

Selon le décompte effectué par la Cardinal Newman Society, au moins 19 universités américaines officiellement catholiques (dont « la Sainte Croix » et « Albert le Grand ») organiseront ce printemps des cérémonies de remise de diplômes distinctes pour célébrer les étudiants qui s’identifient comme gays, bisexuels, transgenres ou queer.

Le « Lavender Graduation Legacy Project » explique que ces cérémonies de remise de diplômes « lavande » sont conçues pour « célébrer l’identité et les accomplissements LGBTQ+ » et servir d’espaces « inclusifs » où les étudiants peuvent utiliser les noms et pronoms de leur choix.

Ces universités « catholiques » approuvent donc implicitement les actes contre nature, et l’idéologie LGBT de négation de la nature humaine.

Plusieurs de ces cérémonies sont accompagnées d’un spectacle LGBT. A Seattle ce sera « Sativa the Queen » :

La pilule abortive et la Cour suprême

La Cour suprême des Etats-Unis a rendu jeudi, le jour de l’Ascension, une ordonnance par laquelle elle prolonge indéfiniment le blocage de l’arrêt qui confirmait en appel l’interdiction de l’envoi par la poste en Louisiane de la pilule abortive (que certains chez nous osent appeler un « médicament »).

Deux ordonnances provisoires dans le même sens avaient été rendues les 4 et 11 mai, en « urgence », à la demande des deux producteurs du « pesticide antihumain », comme la qualifiait le professeur Lejeune. L’un de deux laboratoires faisant valoir qu’il subissait un « préjudice irréparable ».

La loi de Louisiane est donc bloquée jusqu’à ce que la Cour suprême prenne une décision sur le fond. Cela pourrait n’intervenir que l’an prochain.

L’ordonnance n’est pas signée, mais elle a été prise à une majorité de sept contre deux. Sept juges, y compris des catholiques, considèrent donc que les profits de Danco Laboratories et GenBioPro comptent plus que la vie des êtres humains.

L’infatigable et excellent juge Clarence Thomas a fait publier son « opinion dissidente » :

« Les requérants n’ont pas droit à un sursis à l’exécution d’une décision judiciaire défavorable au motif d’un manque à gagner résultant de leur entreprise criminelle. Ils ne peuvent, d’un point de vue juridique, subir un préjudice irréparable du fait d’une décision judiciaire qui rend plus difficile la commission de leurs crimes. »

Il rappelle que la loi fédérale Comstock de 1873 interdit explicitement l’envoi par la poste de moyens de contraception, donc a fortiori de moyens abortifs.

Le juge Samuel Alito ajoute :

« GenBioPro fait brièvement allusion à la possibilité d’une perte de chiffre d’affaires. Mais une perte de chiffre d’affaires dans les États où les abortifs sont généralement illégaux ne constitue pas un “préjudice irréparable” susceptible de justifier l’octroi d’un sursis. (…) L’ordonnance non motivée de la Cour accordant des sursis dans cette affaire est remarquable. »

Halte à la pilule abortive

Une bonne nouvelle pour la vie aux Etats-Unis : la cour d’appel du cinquième circuit a donné raison à la Louisiane qui contestait la prescription et la délivrance de la mifépristone sans consultation en personne. En clair : cette cour d’appel fédérale interdit la vente par correspondance de la pilule abortive dans tous les Etats où elle est interdite.

Les trois magistrats (deux nommés par Trump et un par Bush ont souligné que la politique permettant l’envoi de la pilule abortive par la poste facilitait « désormais près de 1.000 avortements illégaux par mois en Louisiane ».

On estime actuellement qu’environ deux tiers des avortements aux États-Unis sont pratiqués à l’aide de pilules.

Cette décision est « sans doute le plus grand recul en matière d’accès à l’avortement depuis l’arrêt rendu en 2022 par la Cour suprême annulant l’arrêt Roe v. Wade », a commenté Politico.

L’arrêt sera contesté devant la Cour suprême. Mais il y a toutes les chances qu’elle le confirme.