Halte à la pilule abortive

Une bonne nouvelle pour la vie aux Etats-Unis : la cour d’appel du cinquième circuit a donné raison à la Louisiane qui contestait la prescription et la délivrance de la mifépristone sans consultation en personne. En clair : cette cour d’appel fédérale interdit la vente par correspondance de la pilule abortive dans tous les Etats où elle est interdite.

Les trois magistrats (deux nommés par Trump et un par Bush ont souligné que la politique permettant l’envoi de la pilule abortive par la poste facilitait « désormais près de 1.000 avortements illégaux par mois en Louisiane ».

On estime actuellement qu’environ deux tiers des avortements aux États-Unis sont pratiqués à l’aide de pilules.

Cette décision est « sans doute le plus grand recul en matière d’accès à l’avortement depuis l’arrêt rendu en 2022 par la Cour suprême annulant l’arrêt Roe v. Wade », a commenté Politico.

L’arrêt sera contesté devant la Cour suprême. Mais il y a toutes les chances qu’elle le confirme.

Au Canada : racisme institutionnel

L’université de Terre-Neuve, au Canada, lance un concours pour la nomination de cinq professeurs. Il est précisé :

Ce concours est réservé aux candidats qui s’identifient comme appartenant à un ou plusieurs groupes visés par la politique d’équité en matière d’emploi : les femmes, les personnes 2SLGBTQIA+, les autochtones, les personnes issues de minorités ethniques et les personnes handicapées.

Le concours est donc interdit aux hommes blancs.

Certains se demandent si c’est bien légal.

En fait, ce n’est pas seulement légal, c’est constitutionnel. Car la Charte canadienne des droits et des libertés, qui fait partie de la Constitution, protège explicitement les programmes de « discrimination positive ». Et de façon ironique, ou plutôt pour montrer à quel point le wokisme se moque de la réalité et se fout du monde, c’est dans l’article 15, celui qui stipule : « La loi ne fait acception de personne et s’applique également à tous, et tous ont droit à la même protection et au même bénéfice de la loi, indépendamment de toute discrimination, notamment des discriminations fondées sur la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, le sexe, l’âge ou les déficiences mentales ou physiques. » Sic.

L’euthanasie en Uruguay

Le 15 avril, le président de l’Uruguay, Yamandú Orsi, a signé le décret d’application de la loi autorisant l’euthanasie. Le texte avait été adopté par les députés le 13 août dernier par 64 voix contre 29, et le 15 octobre au Sénat par 20 voix sur 31 votants.

Comme dans le projet français, le meurtre « euthanasique » sera classé comme « décès naturel ».

L’Uruguay est le premier pays d’Amérique latine à légaliser l’euthanasie par la loi. La Colombie et l’Equateur ont été obligés de l’accepter par décision de leur Cour constitutionnelle.

Le combat pour la vie aux Etats-Unis

Les rapports de la Louisiane sur les avortements dans cet Etat ne donnent plus de totaux. Parce qu’il y a moins de 5 avortements par an.

L’avortement est interdit en Louisiane sauf dans les cas « où la poursuite de la grossesse menacerait la vie ou la santé physique de la mère », et en cas d’« anomalie fœtale ».

En 2024 il y a eu quatre avortements, selon l’institut pro-vie Charlotte Lozier, qui a examiné les documents.

Selon le lobby de la culture de mort dit Institut Guttmacher, 5.500 femmes de Louisiane sont allées avorter dans d’autres Etats en 2023-2024.

D’autre part on ne sait pas combien de pilules abortives peuvent entrer illégalement sur le territoire de l’Etat.

Dans le Mississippi, le nouveau projet de loi sur le trafic de drogue, approuvé par 37 sénateurs contre 15 et 76 députés contre 38 prévoit des poursuites pénales jusqu’à dix ans de prison pour distribution de produits abortifs.

Mais selon Mary Ziegler, « experte en droit de l’avortement » et professeur à la faculté de droit de l’Université de Californie, « le Mississippi n’a pratiquement aucun moyen de poursuivre les prestataires qui expédient des pilules abortives depuis d’autres Etats », car « les lois de protection en vigueur dans les Etats où l’avortement est légal protègent les prestataires, les patientes et les personnes qui les assistent contre les enquêtes, les poursuites judiciaires et les poursuites pénales menées depuis d’autres Etats ».

Le Planning familial annonce quant à lui, dans son rapport 2024-2025, avoir réalisé 434.450 avortements, un nombre record, malgré les Etats qui interdisent l’avortement et les réductions des fonds de l’Etat fédéral.

Hétérotélie

Lu sur les gazettes :

Chris Coons, sénateur démocrate du Delaware : « En ce moment, le plus clair gagnant de cette guerre en Iran est la Russie. »

C’est aussi ce que constatent les chroniqueurs de divers journaux anglo-saxons.