Führer Merz

Attention. Le chancelier allemand qui va être élu le 6 mai par le Bundestag, Friedrich Merz, est un fou dangereux. Il veut donner des missiles Taurus à l’Ukraine, alors que Scholz a toujours refusé. Et il dit pourquoi : c’est pour détruire le pont de Crimée et la Crimée.

L’Ukraine doit être équipée pour « façonner les événements » et « prendre les devants ».  « Si les choses continuent comme elles sont, si, par exemple, la liaison terrestre la plus importante entre la Russie et la Crimée est détruite, ou si quelque chose se produit en Crimée même, où se trouve la majeure partie de la logistique militaire russe, alors ce serait l’occasion de ramener enfin ce pays sur la scène stratégique. »

On peut penser qu’il ne sait pas ce qu’il dit. Mais c’est peu plausible.

« Je souhaite vous montrer ma vision pour l’Allemagne. »

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8 réflexions sur “Führer Merz

  1. Les otano-européistes veulent la guerre, non pour la gagner, ce qu’ils savent impossible, mais pour réduire les Peuples européens à la ruine et ainsi, espèrent-ils reprendre en main les restes et qu’on oublie leurs trahisons, mensonges, forfaiture..

    Au pire, ils aimeraient surtout que la France se lance afin qu’Elle soit détruite ou, du moins que sa force militaire et le seul complexe militaro-industriel européen qui vaille, hors Russie (au passage, la moitié du continent européen), soit annihilé par des missiles russes hypersoniques indestructibles une fois lancés.

    Les États-Unis sous DJ Trump ne bougeront absolument pas ; cela les arrangerait plutôt.

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  2. En 39-45 on est mort pour la Pologne, en 2025 on va mourir pour l’Ukraine? Si ce sont les missiles de ce cinglé de Merz qui touchent la Crimée, c’est Berlin qui risque de s’en prendre un avant Paris.

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    • En 39-45 on est mort pour la Pologne’…???

      Dauphin, à mes yeux, vous tordez les faits historiques. 

      C’est l’Allemagne qui a attaqué l’ouest européen après un petit entraînement contre l’armée polonaise, sous un faux prétexte,  un incident frontalier sous faux drapeau : des soldats allemands sous uniformes polonais attaquèrent un poste de radio allemand, laissant pour ‘preuve’ des victimes mitraillées : un sympathisant polonais et quelques internés de camps de concentration.

      La Pologne,  bien qu’ayant un accord militaire avec la France (daté de 1921) s’était tournée vers l’Allemagne nazie (elle avait signé en 1934 un pacte de non-agression avec l’Allemagne). La Russie soviétique (qui avait signé un pacte de non-agression avec la Pologne en 1932) voulait prévenir l’invasion allemande en demandant l’autorisation de passage de l’Armée rouge au travers de la Pologne afin de prendre l’Allemagne agressive en étau avec la France. Refus polonais, absence de réaction française. L’Accord russo-franco-britannique de sécurité collective avait pourtant été signé le 22 juillet 1939 !

      Le 21 août, l’Allemagne propose à la Russie un Pacte de non-aggression, le fameux Pacte germano-soviétique (Ribbentrop-Molotov) qui fut signé le 23 août ; accord de dupe : l’URSS était garantie de ne pas être envahie, livrait du blé et des ressources aux Nazis (accord que la Russie respecta jusqu’au 22 juin 1941!) ainsi que partageait la Pologne entre les deux puissances. Invasion de la Pologne par l’Allemagne le 1er septembre 1939 et par l’URSS le 17 septembre. Début de la Drôle de guerre (Phoney War = la guerre qui n’en est pas une) jusqu’à l’invasion rapide de l’Ouest par les troupes allemandes, puisque assurées alors de ne pas être inquietées par l’Armée rouge à l’Est. Coup de génie de E von Manstein, simulant en l’adaptant le plan A von Schlieffen !

      MAIS le BUT VÉRITABLE de l’Allemagne (‘Mein Kampf’ que Stamine avait lu) était bien l’asservissement des populations slaves de l’Europe centrale, le génocide des slaves (et pas des juifs en premier lieu, contrairement à la doxa depuis 45), le pillage des ressources et le dépeçage de la Russie !

      On oublie trop facilement, mi-1933, la signature des accords de la Haavara (transfert en faveur de certains juifs formés en Allemagne pour occuper la Palestine) de l’Allemagne avec les sionistes qui perdurèrent jusqu’en mai 1945. Le père de Netanyahu en était ! Certains tentent maintenant de les présenter comme un pis-aller, un moindre mal face aux persécutions, alors que les Nazis voulaient expulser les juifs et que peu de pays ont accepté de les recevoir, la France constituant une exception, en accepta la majorité. Il faut souligner que pour les juifs, l’holocauste des siens a une valeur infiniment immense comparé à celui des goyims, nous, les non-juifs.

      Les vrais catholiques UNIQUEMENT s’opposèrent aux nazis en Allemagne, en Autriche, en Pologne, et chez nous ainsi que la papauté. Pas les ‘catholiques’ du bout des lèvres, déjà, se couvrant derrière la devise trompeuse Travail, Famille, Patrie : les pétainistes, les anti-De Gaulle invétérés, les bourgeois compradores qui n’étaient intéressés que par la compromission, la bassesse, les trahisons, les mensonges, Mammon.

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      • En quoi ma phrase contredit l’exposé que vous faites? La 2e guerre mondiale a commencé par la déclaration de guerre anglaise et française après l’invasion de la Pologne par les 2 charognards communistes et nazis. L’Angleterre et le France on bien laissé tomber la Tchécoslovaquie par les accords de Munich de septembre 1938, c’est là qu’il fallait réagir, il n’y aurait pas eu les accords Ribbentrop-Molotov et l’Allemagne aurait plié et n’aurait pas pu planifier l’invasion de la Pologne. Et déjà lors de la remilitarisation de la Rhénanie en 1936 les franco-britanniques se sont couchés. Hitler n’était pas au summum de sa puissance, puissance militaire acquise grâce à la Russie communiste (clauses secrètes du traité de Rapallo) qui fabriquait des milliers de chars et avions pour l’Allemagne dans ses usines de 1926 à 1940 et entraînait les spécialistes allemands.

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      • AVANT ET APRÈS RAPALLO.

        La Russie voulait se tourner vers la France dès 1920, mais comme Elle va aider les polonais -qui s’étaient emparé de Kiev en mai- à stopper la contre-offensive russe contre Varsovie, rien ne se passe. La Russie voulut alors se tourner vers le Royaume-Uni qui signera cependant un traité commercial en juillet 1920.  La Russie finalement se tourna vers l’Allemagne. 

        Le Pacte germano-soviétique d’août 1939 ne fait que mettre au grand jour ce que le traité de Rapallo entre la République de Weimar et la RSFS du 16 avril 1922 avait acquis plus secrètement (RSFS = la République socialiste fédérative des soviets de Russie ; l’URSS ne fut constituée que le 30 décembre 1922). Ce traité établit le rétablissement des relations diplomatiques et commerciales entre les deux puissances ainsi que des accords industriels et militaires : des camps d’entraînement et réarmement de l’Allemagne, entorses indéniables au traité de Versailles du 19 juin 1919. Ces accords perdurèrent jusqu’en 1933.

        La Reichswehr n’existait pratiquement pas sans les Corps francs ,(Freikorps).

        Pratiquement, hors du contrôle politique, cachée en territoires russes, cette dernière, aidée des industriels permirent le réarmement de l’Allemagne : Junkers dans la banlieue de Moscou, Krupp à Rostov pour les équipements de l’artillerie, l’armement chimique à Tomsk, à Lipetsk, une école de formation des pilotes allemands, et à Kazan une école d’entraînement des chars. En échange, l’URSS allait bénéficier de nouveaux développements techniques et d’un apprentissage militaire bienvenu.

        Concomitamment, la République de Weimar s’est rendue incapable de respecter pleinement ses obligations en matière de réparation de guerre (organisant une hyperinflation,  encore surmultipliée après l’occupation de la Ruhr) ; mais la France doit aussi faire face à un énorme passif dû aux destructions de guerre et doit rembourser ses dettes de guerres (notamment des achats de matériel aux États-Unis). Le 21 janvier 1923 (jusqu’en août 1925) débute alors l’occupation belgo-française de la Ruhr, sans la participation britannique qui laissèrent ainsi ses alliés s’empêtrer dans le récit allemand d’une humiliation inacceptable et de la privation de toute chance de se reconstruire pour des générations. 

        En 1932, les réparations furent totalement annulées.

        Les nazis ne digèrent jamais la perte de la Haute-Silésie et le corridor polonais de Danzig, majoritairement polonais, mais qui coupait la Prusse orientale de l’Allemagne.

        En 1933, la Reichswehr était déjà parvenue à ses fins et n’avait plus à se cacher. Elle était plutôt préoccupée par la montée en puissance des paramilitaires, les SA. Pour acquérir l’armée à sa cause, Hitler assura les généraux de son soutien ; s’en suivit la Nuit des longs couteaux (29 juin-1er juillet 1934) et la mort du maréchal Paul von Hindenburg (2 août 1934) qui permirent, le 20 mai 1935, au Chancelier de réformer (prestation de serment à sa personne et non plus à la Nation et au commandant en chef de l’armée) et de renommer l’armée, Wehrmacht. Entretemps, en mars 1935, la réintroduction de la conscription avait été décidée.

        Ce même mois, Hitler répudia formellement le traité de Versailles.

        Il est paradoxal que le premier État occidental à reconnaître l’État soviétique fut l’Italie de Mussolini, le 7 février 1924, complété par  un traité d’amitié, de non-agression et de neutralité, signé le 2 septembre 1933. 

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  3. Ne jamais perdre de vue les intrigues de la marâtre des États-Unis, la Perfide Albion, qui vise depuis plus de deux siècles le dépeçage de la Russie tout comme les germaniques ! Ne jamais les perdre de vue autant que l’Allemagne.

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