Netflix a mis à son catalogue La passion du Christ, de Mel Gibson. Mais avec une censure significative.
Le film commence par une citation d’Isaïe :
« Il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; par ses blessures nous sommes guéris » (Isaïe 53) 700 avant J.-C.
La citation a été enlevée, et le film commence ainsi par un écran noir, sans musique, de 13 secondes.
Il faut savoir que ce chapitre 53 d’Isaïe, qui est une des plus saisissantes prophéties de la Passion, n’est jamais lu dans les synagogues (on passe du milieu du chapitre 52 au chapitre 54). LifeSiteNews cite Hananel Mack, professeur de Talmud à l’université Bar-Ilan d’Israël : « D’une manière générale, les juifs ont exclu des haftarot les versets sur lesquels les chrétiens fondent les principes de leur foi religieuse. » Donc on les exclut aussi du cinéma…
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Judith Cabaud, juive américaine convertie au catholicisme, disait que ces passages d’Isaïe 53 sont gênants pour le judaïsme et que, comme partout ailleurs, ils les éludent faute de pouvoir les nier ou les biaiser en les interprétant. Et il n’y a pas qu’Isaïe, mais aussi Jérémie, entre autre.
Il y a un livre attribué à saint Vincent Ferrier, intitulé « traité pour désaveugler les Juifs » qui est probablement rédigé par plusieurs Frères dominicains, et comprend les arguments juifs contre le catholicisme et les réponses à ces arguments.
D’où l’aberration spirituelle de l’Eglise d’avoir supprimé de l’oraison pour les Juifs du vendredi saint la traduction la plus juste « prions aussi pour les Juifs infidèles, afin que Dieu enlève le voile qui « aveugle leur coeur », et qu’ils reconnaissent à leur tour Jésus-Christ Notre Seigneur. »
Comme si cette prière d’amour pouvait être accusée de haine envers les juifs.
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