A 1h57’, la 15e antienne des matines byzantines du vendredi saint, en direct, in situ, avec la procession du crucifix, hier soir à Athènes, dans une mise en scène sonore quelque peu exagérée, mais indéniablement spectaculaire : du grand Nicodème Kabarnos. (Et filmé par au moins quatre caméras.)
Puis il y a la décoration du crucifix par des couronnes de fleurs et le chant du reste de l’antienne. La séquence dure plus de vingt minutes.
Σήμερον κρεμᾶται ἐπὶ ξύλου, ὁ ἐν ὕδασι τὴν γῆν κρεμάσας. (ἐκ γ’). Στέφανον ἐξ ἀκανθῶν περιτίθεται, ὁ τῶν Ἀγγέλων Βασιλεύς. Ψευδῆ πορφύραν περιβάλλεται, ὁ περιβάλλων τὸν οὐρανὸν ἐν νεφέλαις. Ῥάπισμα κατεδέξατο, ὁ ἐν Ἰορδάνῃ ἐλευθερώσας τὸν Ἀδάμ. Ἥλοις προσηλώθη, ὁ Νυμφίος τῆς Ἐκκλησίας. Λόγχῃ ἐκεντήθη, ὁ Υἱὸς τῆς Παρθένου. Προσκυνοῦμέν σου τὰ Πάθη Χριστέ. (ἐκ γ’). Δεῖξον ἡμῖν, καὶ τὴν ἔνδοξόν σου Ἀνάστασιν.
Aujourd’hui est suspendu au bois Celui qui a suspendu la terre sur les eaux – Il est couronné d’épines, Lui le Roi des Anges – Il est revêtu de fausse pourpre, Lui qui revêt le ciel de nuées – Il est giflé, Lui qui dans le Jourdain a délivré Adam – Il est cloué, Lui l’Epoux de l’Eglise – Il est percé de la lance, Lui le Fils de la Vierge – Christ, nous nous prosternons devant ta Passion – Révèle nous ta glorieuse Résurrection.
Ne célébrons pas la fête comme les Juifs – Car le Christ Dieu, notre Pâque, s’est immolé pour nous – Mais purifions-nous de toute souillure – et prions-Le du fond du cœur – Lève-Toi, Seigneur, sauve-nous, dans ton amour de l’homme.
Ta croix, Seigneur, est la vie et la Résurrection pour ton peuple – Confiés en elle, nous Te célébrons, notre Dieu crucifié – Aie pitié de nous.
Gloire au Père… Et maintenant…
Christ, Te voyant suspendu à la croix, celle qui T’a conçu implorait – Quel est ce mystère étrange que je vois, mon Fils ? – Comment meurs Tu sur l’Arbre de la croix – cloué dans la chair, Toi qui donnes la vie ?
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