Dimanche après l’Ascension

A la veille de nous envoyer son Esprit, Jésus nous annonce les effets que ce divin Consolateur produira dans nos âmes. S’adressant aux Apôtres dans la dernière Cène, il leur dit que cet Esprit leur rendra témoignage de lui, c’est-à-dire qu’il les instruira sur la divinité de Jésus et sur la fidélité qu’ils lui doivent, jusqu’à mourir pour lui. Voilà donc ce que produira en eux cet hôte divin que Jésus, près de monter aux cieux, leur désignait en l’appelant la Vertu d’en haut. De rudes épreuves les attendent ; il leur faudra résister jusqu’au sang. Qui les soutiendra, ces hommes faibles ? L’Esprit divin qui sera venu se reposer en eux. Par lui ils vaincront, et l’Évangile fera le tour du monde. Or, il va venir de nouveau, cet Esprit du Père et du Fils ; et quel sera le but de sa venue, sinon de nous armer aussi pour le combat, de nous rendre forts pour la lutte ? Au sortir de la Saison pascale, où les plus augustes mystères nous illuminent et nous protègent, nous allons retrouver en face le démon irrité, le monde qui nous attendait, nos passions calmées un moment qui voudront se réveiller. Si nous sommes « revêtus de la Vertu d’en haut », nous n’aurons rien à craindre ; aspirons donc à la venue du céleste Consolateur, préparons-lui en nous une réception digne de sa majesté ; quand nous l’aurons reçu, gardons-le chèrement ; il nous assurera la victoire, comme il l’assura aux Apôtres.

Dom Guéranger

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Dans la liturgie byzantine, ce dimanche célèbre les pères du concile de Nicée. Cette année c’est le 1700e anniversaire de ce concile, qui s’est ouvert le 20 mai 325, comme je l’ai souligné ce 20 mai. L’an dernier j’avais reproduit le synaxaire de ce jour, qui retrace l’histoire du concile.

Icône des pères du concile de Nicée, par Michel Damaskinos, 1591. On remarque qu’il fait figurer, face à un empereur Constantin très christique, le pape Silvestre (avec une tiare) alors qu’il était représenté par un légat. En haut, la vision de saint Pierre d’Alexandrie : « Cette nuit-là, alors que j’avais achevé l’office, selon mon habitude, et que j’étais debout en prière, il arriva que je visse un enfant qui passait la porte de cette cellule, il avait environ douze ans et son visage resplendissait de lumière de sorte que toute cette pièce était illuminée. Il était vêtu d’un colombium de lin qui était déchiré en deux depuis le cou et la poitrine sur le devant jusques au bas des pieds et de ses deux mains, sur sa poitrine, il serrait les deux lambeaux du colombium et couvrait sa nudité. Dès que je le vis ainsi, derechef, je poussai un cri une fois ma bouche ouverte et criai d’une voix forte en disant : ‘Seigneur, qui a déchiré ta tunique ?’ Et celui-ci en réponse me dit : ‘Arius m’a déchiré. Allons, garde-toi de le recevoir dans la communion avec toi’. » Et Jésus est ici sur l’autel eucharistique.


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2 réflexions sur “Dimanche après l’Ascension

  1. Vous vous êtes bien débrouillé avec le nouveau blog, pour récupérer tous vos anciens articles et pour nous, c’est une aubaine de retrouver vos écrits toujours autant d’actualité. Bravo.

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