L’avortement au Mexique

Au Mexique, le Parlement de Guanajuato, un Etat du centre du pays, a rejeté hier la dépénalisation de l’avortement, par 19 voix contre 17.

La semaine dernière, un vote avait abouti à 18 voix contre et 18 voix pour. L’ONU avait demandé un nouveau vote (sic), afin que cet Etat se mette en conformité avec la décision de la Cour suprême du Mexique, qui en 2021 a décidé que l’interdiction de l’avortement était anticonstitutionnelle.

Mais un député du parti Vert a changé d’avis, dans le « mauvais » sens…

Un recours a été immédiatement porté devant la Cour suprême, qui a déjà obligé deux Etats à décriminaliser l’avortement.

Car au Mexique comme dans divers autres Etats d’Amérique latine, c’est la Cour suprême qui pilote la culture de mort, façon dictatoriale.

Une alerte de l’Église orthodoxe russe hors frontières

Ci-après le communiqué publié hier par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe hors frontières exprimant son inquiétude face à la résurgence en Russie d’une idéologie néo-soviétique. L’histoire de cette Eglise (aujourd’hui réconciliée avec le patriarcat de Moscou) implique une très vive sensibilité à tout ce qui peut paraître un retour à l’ère soviétique. C’est évidemment exclu, mais elle a raison d’attirer l’attention sur des manifestations de mémoire quelque peu déplacées (en dehors mêmes des célébrations du 80e anniversaire de la victoire et de ses inévitables débordements néo-staliniens).

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Saint Norbert

L’ordre des chanoines réguliers de Prémontré, ou norbertins, a été fondé par saint Norbert au début du XIIe siècle dans le diocèse de Laon. Il y avait un rite prémontré avant la destruction liturgique du XXe siècle, et un plain chant spécifique. L’un et l’autre étant en fait au départ des variantes locales du rite romain. Je suppose que l’antienne Tota pluchra es ci-dessous est un exemple du chant prémontré, puisqu’elle est un peu différente de l’édition de Solesmes et qu’elle est interprétée par les Prémontrés de l’abbaye Saint-Michel de Silverado en Californie.

Tota pulchra es, amica mea,
et macula non est in te.
Favus distillans labia tua,
mel et lac sub lingua tua,
odor unguentorum tuorum super omnia aromata.
Jam enim hiems transiit,
imber abiit et recessit,
flores apparuerunt vineae.

Tu es toute belle, mon aimée,
et il n’est point de tache en toi.
Rayon de miel perlant que tes lèvres,
miel et lait sont sous ta langue,
l’effluve de tes parfums surpasse tous les aromates ;
car désormais l’hiver est passé,
la pluie a cessé et s’en est allée ;
les fleurs de la vigne ont apparu.

(Cantique des cantiques, extraits des chapitres 4 et 2.)

L’université et l’archevêché

L’annonce du colloque de promotion d’une activité illégale (la GPA) dans une faculté de droit ayant provoqué quelques remous, le président de l’Université Paris Panthéon Assas dit regretter que l’affiche n’ait pas été soumise à la direction de la communication de l’université, car « tout support de communication (affiche et programme notamment), conçu dans le cadre d’une rencontre impliquant l’Université et portant son logo doit, avant toute diffusion, être soumis pour avis, puis approbation, à la direction de la communication ».

Le moins qu’on puisse dire est que c’est du service minimum.

Mais l’archevêché de Paris n’assure même pas le service minimum. L’affiche en question, violemment blasphématoire, illustre la propagande pro-GPA par l’Annonciation, faisant de la Mère de Dieu une mère porteuse, et l’archevêché ne dit rien. A sa décharge on doit avouer qu’il ne dit rien sur rien, en tout cas quand il s’agit de religion.

Ça ne s’arrange pas

Ceci est l’affiche officielle de la parade des invertis à Paris cette année. Avec le cadavre de la strèmdroate enfin éliminée par les gentils gays, et – ah ah ah – une femme islamiste qui brandit le poing… Mais quand les islamistes auront pris le pouvoir, les invertis regretteront la strèmedroate…