Pologne anti-chrétienne : le retour

Le gouvernement polonais de l’eurocrate Donald Tusk retrouve des accents antichrétiens des grandes années staliniennes. Une illustration de plus du rapport entre l’UE et l’URSS. Ubu en plus.

Il vient en effet de remettre au Saint-Siège une note diplomatique demandant que soient démis de leurs fonctions deux évêques polonais qui osent critiquer son action, et… qui ne sont plus en fonction.

Le document exprime « une profonde indignation » face aux propos de Mgr Antoni Długosz et Mgr Wiesław Mering lors d’un pèlerinage à Czestochowa, qui « sapent les bonnes relations entre la Pologne et l’Allemagne, calomnient le gouvernement et manifestent un soutien clair aux groupes nationalistes ».

Ces deux évêques à la retraite ont osé critiquer la politique d’immigration du gouvernement, qui ne réagit pas alors que « la police allemande jette les immigrants illégaux à travers la frontière comme des objets », et ont apporté leur soutien aux « patrouilles citoyennes » qui surveillent la frontière.

Mgr Długosz a dit notamment :

« Nous, les Polonais, savons ce qu’est la miséricorde, et cela ne signifie pas que nous devons ouvrir nos portes à tous les immigrants illégaux. Cela crée de graves problèmes dans les pays où ils arrivent. Depuis des décennies, l’islamisation de l’Europe progresse grâce à l’immigration massive. Ce dont nous sommes témoins aujourd’hui en Pologne n’est que le début. Cela a commencé de la même manière en Occident. »

Et d’ajouter : « La Pologne est désormais dirigée par des gangsters politiques », utilisant le mot même par lequel Tusk désignait les membres de l’ancien gouvernement.

Mgr Mering a tenu des propos semblables, et a dit aussi que « les écoles sont détruites par la barbarie » parce que le gouvernement « supprime les contenus patriotiques et nationaux ».

A la fin de sa longue lettre, l’ambassadeur exige des conséquences « appropriées » afin que « des déclarations similaires, malheureuses, fausses et injustifiées ne soient plus prononcées dans le discours public à l’avenir et ne ternissent pas la bonne réputation de l’Église catholique ». Et il rappelle que le concordat inclut l’obligation de supporter les conséquences des actions des évêques dénoncés par le gouvernement, « y compris leur révocation s’ils dépassent les limites des bonnes relations ou violent les principes décrits dans le concordat ».

Le moins qu’on puisse dire est que le gouvernement Tusk dépasse les bornes. On attend avec intérêt la réponse du Saint-Siège…


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3 réflexions sur “Pologne anti-chrétienne : le retour

  1. Tusk se serait tu, ou réjoui, si des évêques avaient soutenu l’invasion migratoire.
    La laïcité n’est qu’une menace destinée à ceux qui oseraient défendre le droit naturel et le bien commun.

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  2. Plutôt que la réponse du Saint Siège j’aimerais voir une réaction musclée du peuple polonais encore catholique pour harceler le gouvernement de lettres de soutien aux deux évêques à la retraite. Et les autres?

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