Très belle divine liturgie, ce matin, à Novoberezovsky, dans la banlieue de Iekaterinbourg. Encore une nouvelle église, consacrée en 2012 par l’archevêque Vincent de Iekaterinbourg, aujourd’hui métropolite de Tachkent, et qui est venu pour présider la fête patronale de saint Jean le Soldat (ou Guerrier), martyr de Julien l’Apostat.
L’hymne des chérubins à 1h09.
A 1h32’30 : Nous te chantons, nous te bénissons, nous te rendons grâce… (chant pendant la consécration). Suivi du mégalynaire (chant à la Mère de Dieu après la consécration : Il est digne en vérité de te célébrer…)
A partir de 2h20 la procession.
A 2h28’37: le sonneur n’a peut-être même pas dix ans, mais il joue des mains et des pieds comme un pro…
Ces deux derniers jours, les soldats russes ont enfoncé toutes les défenses ukrainiennes au nord de Pokrovsk, ont parcouru 20 km (même l’AFP, bizarrement, le reconnaît ce matin) et sont entrés dans un vaste territoire qui n’a aucune fortification : c’est ce qui est hachuré sur la carte ci-dessus.
On voit en haut à droite des hachures les villes de Slaviansk et Kramatorsk. Lorsque les Russes auront pris ces deux villes la République de Donetsk aura pratiquement le contrôle de tout son territoire. (La bataille de Slaviansk avait été l’une des principales batailles de 2014.)
La carte établie hier par « Deep State » (des militants ukrainiens) montrait une progression de 10 km. Elle a doublé depuis lors, d’où la flèche rouge. Le commandement militaire, démenti même par des officiers, prétend qu’il n’en est rien et que « tout est sous contrôle ». Au sud, Pokrovsk est encerclée et sur le point de tomber.
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Le 21 juillet dernier, les journaux ukrainiens signalaient une « explosion », près de Kropyvnytskyi, une ville de plus de 200.000 habitants dans le centre de l’Ukraine. Le New York Times a révélé hier qu’il s’agissait d’une attaque russe sur un camp de mercenaires étrangers, qui avait fait au moins 12 morts et une centaine de blessés. C’est ce que les autorités militaires ukrainiennes ont reconnu suite aux demandes du journal américain, qui publiait le témoignage d’un mercenaire rescapé. Celui-ci raconte qu’il n’y avait pas eu d’alerte aérienne, que le missile a frappé la cantine au moment du repas, qu’il a vu 15 morts et des dizaines de blessés, et qu’il a été stupéfait de voir qu’il n’y avait pas la moindre trousse de premiers secours. Et les hommes continuaient de tomber, frappés par des débris provoqués par les explosions en chaîne de dépôts de carburant.
Les autorités russes n’avaient rien revendiqué, comme c’est leur habitude. Mais des observateurs russes avaient fait savoir qu’une frappe d’Iskander sur un camp d’entraînement avait fait plusieurs dizaines de morts et blessés à Kropyvnytskyi. La presse occidentale n’y avait pas prêté la moindre attention : c’était ou bien de la propagande russe ou bien des fantasmes de militants pro-Kremlin. Mais aujourd’hui c’est le New York Times qui le dit…
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J’ai un scoop pour Le Figaro. Les enfants que le journal montrait comme kidnappés par Poutine et emmenés de force en Russie sont revenus en masse… Ben oui, ces enfants de Marioupol étaient en vacances à Saint-Pétersbourg… (Mais l’oppression russe, dans les ruines de la ville martyre, est bien palpable et fait froid dans le dos.)
Les dirigeants des pays de l’UE, complètement affolés par la perspective de la rencontre entre Trump et Poutine, ont multiplié ces deux derniers jours les déclarations les plus absurdes, et les réunions « informelles » pour essayer de voir comment ils pouvaient avoir l’air d’exister encore. Cela a culminé avec la déclaration des « 26 », et non de l’UE, parce que la Hongrie a une fois de plus sauvé ce qui reste de l’honneur européen. Déclaration grotesque, qui insiste sur le respect des « frontières internationales », alors que même le secrétaire général de l’OTAN a fini par admettre que la paix passait par la reconnaissance de facto des conquêtes russes.
Plus grotesque encore s’il était possible, la Kallas qui répète que « tout accord entre les Etats-Unis et la Russie doit inclure l’UE et l’Ukraine », et que « c’est par l’unité transatlantique, le soutien à l’Ukraine et la pression sur la Russie que nous (sic) terminerons cette guerre et préviendrons à l’avenir une agression russe en Europe ».
Les plus acharnés dans leur stupidité sont le chancelier Merz : « Nous ne pouvons permettre que des questions territoriales entre la Russie et l’Amérique soient discutées ou résolues en passant outre les Européens et les Ukrainiens », et le Polonais Tusk : « La Russie doit comprendre que l’Occident n’acceptera pas des conditions russes qui impliqueraient que l’Ukraine abandonne ses territoires. »
Voici ce qu’a publié hier Viktor Orban avant la réunion de l’UE :
« À seulement quatre jours du sommet historique entre le président Trump et le président Poutine, le Conseil européen a cherché à publier une déclaration au nom de tous les chefs d’État et de gouvernement de l’UE.
Avant que le chœur libéral-dominant ne commence sa nouvelle interprétation de leur air favori « la marionnette de Poutine », j’ai décidé de partager pourquoi je ne pouvais PAS soutenir la déclaration au nom de la Hongrie.
1. La déclaration tente d’imposer des conditions pour une réunion à laquelle les dirigeants de l’UE n’ont pas été invités.
2. Le fait que l’UE ait été laissée sur la touche est déjà assez triste. La seule chose qui pourrait aggraver la situation serait de commencer à donner des instructions depuis le banc de touche.
3. La seule action sensée pour les dirigeants de l’UE est d’initier un sommet UE-Russie, en s’inspirant de l’exemple de la rencontre États-Unis-Russie. »
De la vie de sainte Claire par Thomas de Celano. C’est en raison de ce qui est raconté dans ce chapitre que Pie XII, le 14 février 1957, constitua et déclara sainte Claire « céleste Patronne auprès de Dieu de la Télévision ».