Ubukraine

J’étais persuadé que c’était fini, mais non, ça recommence. Et ce n’est pas un fanatique lambda, c’est le représentant permanent de l’Ukraine auprès de l’ONU, Sergiy Kyslytsya, qui remet ça : le Poutine qui a reçu hier l’envoyé de Donald Trump, n’est pas celui qui a rencontré Loukachenko à Valaam l’autre jour. « Lequel est le vrai ? ou aucun des deux ? »

Au moment où Zelensky implore d’être reçu par Poutine, c’est ahurissant de voir un de ses principaux représentants reprendre l’argument qu’utilisait Zelensky pour refuser de rencontrer Poutine…

Et bien sûr il trouve du répondant. Une certaine Devana (c’est le nom d’une divinité païenne) ajoute, au cas où l’on n’aurait pas compris : « Ou peut-être que le vrai Poutine est mort depuis longtemps et que la Russie est dirigée par un groupe de personnes manipulant des sosies ? »

Liberté d’expression…

Ursule, en Finlande, se fait huer. Alors elle dit : « A ceux qui crient si fort ici, ils peuvent être heureux d’être dans un pays libre comme la Finlande, où liberté d’expression est un droit, où ils ne subissent aucune restriction. S’ils étaient à Moscou ils seraient en prison en deux minutes. »

Et, juste à ce moment-là, pas deux minutes après, un contestataire est embarqué par la police…

Dodik résiste

Une cour d’appel de Bosnie-Herzégovine a confirmé la condamnation du président de la Republika Srpska Miroslav Dodik à un an de prison et six ans d’inéligibilité.

Cela aura autant d’effet que le mandat d’arrêt qui avait été lancé contre lui pour faire respecter la décision de « justice », à savoir le diktat du gauleiter Christian Schmitt qui est très officiellement le dictateur de la Bosnie-Herzégovine, nommé par la « communauté internationale ». La police fédérale est dans l’impossibilité d’aller arrêter Dodik, qui est déjà allé trois fois à Moscou depuis sa condamnation sans se faire inquiéter.

Après une réunion avec les représentants des partis de sa coalition, Dodik a déclaré :

« Je suis ici et j’y resterai. Je remplirai la fonction que le peuple m’a confiée. Je n’ai pas l’intention de quitter la Republika Srpska. Je les vaincrai avec leurs propres armes : la politique. Le peuple m’a donné mon mandat, je l’écouterai donc lors du référendum qui, sur décision de l’Assemblée du peuple, aura lieu prochainement. Il me concernera, moi et les fonctions que j’exerce. »

Et Dodik conteste la légitimité de Christian Schmitt, dont la nomination « n’a pas été approuvée par le Conseil de sécurité de l’ONU » comme le stipulaient les accords de Dayton.

Saint Gaétan de Thiene

Tiepolo, 1750.

Lettre à sa nièce Elisabeth Porto.

Je suis un pécheur et je m’estime peu de chose, mais je recours aux plus excellents serviteurs du Seigneur, afin qu’ils prient pour toi le Christ béni et sa Mère. Mais n’oublie pas que tous les saints ne peuvent pas te rendre chère au Christ autant que tu le peux toi-même : c’est là ton affaire. Et si tu veux que le Christ te chérisse et vienne à ton aide, chéris-le toi-même, dirige vers lui ta volonté afin de lui plaire en tout ; et ne doute pas que, même si tous les saints et toutes les créatures t’abandonnaient, lui du moins sera toujours auprès de toi dans tes nécessités.

Sache-le comme une chose certaine : nous sommes ici sur terre comme des étrangers et des voyageurs. Notre patrie est le ciel. Celui qui se gonfle d’orgueil s’égare loin du chemin et court à la mort. En vivant ici-bas, nous devons acquérir la vie éternelle, que nous ne méritons pas, car nous l’avons perdue à cause de nos péchés, mais que Jésus Christ a reconquise pour nous. C’est pourquoi nous devons toujours lui rendre grâce, l’aimer, lui obéir et, autant que c’est possible, être toujours avec lui.

Il s’est donné pour nous en nourriture : malheureux, celui qui méconnaît un si grand don ! Il nous est donné de posséder le Christ, fils de la Vierge Marie, et nous le refusons. Malheur à celui qui ne se soucie pas de le recevoir !

Ma fille, voici le bien que je souhaite pour moi et que j’implore pour toi, mais il n’y a pas d’autre voie pour l’obtenir que de prier souvent la Vierge Marie : qu’elle te visite avec son glorieux Fils. Mieux encore : ose lui demander de te donner son Fils, qui est la véritable nourriture de l’âme dans le Saint Sacrement de l’autel. Elle te le donnera volontiers, et lui-même viendra plus volontiers encore pour te fortifier, pour que tu puisses avancer sans crainte dans cette sombre forêt où tant d’ennemis nous guettent, mais qui demeurent loin de nous s’ils voient que nous sommes gardés par un tel protecteur.

Ma fille, ne communie pas à Jésus-Christ afin d’user de Lui à ton gré ; je veux que tu t’abandonnes à lui, et que lui te reçoive, afin que lui-même, ton Dieu sauveur, fasse pour toi et en toi ce qu’il veut. Voilà ce que je désire, à quoi je t’exhorte et, autant que j’en ai le pouvoir, ce que j’exige de toi.