Ubukraine

Zelensky a nommé le lieutenant-général Anatoly Krivonojko commandant de l’armée de l’air ukrainienne.

Il a un point commun avec le commandant en chef des armées ukrainiennes : ce « héros de l’Ukraine » est… russe. Né dans la région de Belgorod, où vivent sa mère et son frère. Région bombardée quotidiennement par des drones ukrainiens…

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Igor Chvaïka, directeur adjoint du centre de recrutement de la Défense territoriale ukrainienne :

« Nos enfants, garçons et filles ukrainiens, doivent commencer à se préparer dès l’âge de cinq ans à devenir des défenseurs. Alors, la question de la division de la société ne se posera plus. Nous serons une nation ukrainienne unie et monolithique, consciente que le prix de sa fondation réside dans les nombreux sacrifices consentis sur l’autel de la guerre. Et en leur mémoire, nous nous préparerons constamment à toute nouvelle invasion. Et sachant que Dieu nous a donné d’immenses ressources et a placé à proximité un voisin qui cherche constamment à nous détruire, nous devons nous défendre contre lui. »

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Pendant la guerre les affaires prospèrent : le géant ukrainien du poulet MHP a conclu un accord pour acquérir 92 % des parts d’Uvesa, l’un des principaux producteurs espagnols de volaille et de porc, consolidant ainsi son contrôle sur le marché européen du poulet (MHP avait racheté le Français Doux en 2018).

Cette opération renforce la présence au sein de l’UE de la société MHP, basée à Kiev, qui contrôle déjà la majeure partie de la production avicole de l’Ukraine et qui a considérablement augmenté ses exportations vers l’Union européenne depuis le début de l’invasion russe en 2022 grâce à la suppression des droits de douane. Le poulet (?) ukrainien est produit en 40 jours dans des fermes usines de 2 à 3 millions de volailles.

MHP sont les initiales de… Boulangerie industrielle de Mironivka. Le PDG est Iouri Kosiouk, l’une des cinq plus grosses fortunes d’Ukraine.

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Le footballeur ukrainien Igor Omeltchenko, gardien de but, a quitté l’équipe nationale lors d’un stage d’entraînement en Slovénie et n’est pas rentré en Ukraine :

« Le FC Kryvbas informe que le footballeur Igor Omelchenko a volontairement quitté le camp d’entraînement en Slovénie et n’est pas rentré avec l’équipe en Ukraine. Le club a contacté le joueur, mais celui-ci refuse de retourner au FC Kryvbas. »

Dédicace de Sainte-Marie aux Neiges

Matthias Grünewald, 1519.

« A Rome, sur le mont Esquilin, Dédicace de la Basilique Sainte-Marie aux Neiges ». Cette basilique, une des plus importantes de Rome, est un sanctuaire qui intéresse grandement la piété de l’Église romaine. La dédicace d’une cathédrale ou d’une église paroissiale reste une fête locale ; la dédicace des églises-mères de la chrétienté (le Latran, Saint-Pierre, Saint-Paul, Sainte-Marie-Majeure) se célèbre, au contraire, dans l’univers entier, en signe de la communion de tous les fidèles avec Rome. Sainte Marie-Majeure est une des grandes stations du calendrier liturgique où nous nous rendons plusieurs fois tous les ans par la pensée (à Noël, à Pâques, aux mercredis des Quatre-Temps).

Ce sanctuaire, primitivement appelé Basilica Sicinini, remonte à l’époque constantinienne. L’histoire de sa fondation repose sur une légende dont on ne trouve pas trace avant le moyen âge. En voici les épisodes d’après le bréviaire : « Sous le pontificat du pape Libère (352-366), le patrice romain Jean et son épouse, étant tous deux sans enfants, décidèrent de donner leur héritage à la Très Sainte Vierge en la suppliant ardemment de leur faire connaître, d’une manière ou d’une autre, à quelle œuvre pieuse devaient employer leurs richesses. Marie écouta leur prière et y répondit par un miracle. Le 5 août, à l’époque des grandes chaleurs à Rome, une partie du mont Esquilin fut couverte de neige durant la nuit. Cette même nuit, les pieux époux eurent un songe pendant leur sommeil, et la Mère de Dieu les avertit séparément d’élever une église qui lui serait dédiée à l’endroit qu’ils verraient couvert de neige : ainsi voulait-elle être instituée leur héritière. Le patrice Jean rapporta la chose au pape Libère qui avait eu la même vision. Celui-ci se rendit alors processionnellement, accompagné de son clergé et du peuple, à la colline couverte de neige, et y détermina l’emplacement de l’église ».

La basilique fut reconstruite sous le pontificat de Sixte III (431-440) qui la dédia (432) à Marie, dont le Concile d’Éphèse (431) venait de proclamer le titre de Mère de Dieu. L’abside et les murs du nouvel édifice furent ornés de mosaïques représentant la vie du Sauveur. A la fin du quatrième siècle, on y avait bâti une grotte à l’image de la Grotte de Bethléem ; de là le nom de Sainte-Marie-à-la-Crèche qu’on lui donne aussi. C’était Bethléem que les fidèles de Rome croyaient retrouver en ce temple. On l’appelle encore : Basilique Libérienne (du nom du pape qui. l’a construite), Sainte-Marie-Majeure (en raison de son importance), et Sainte-Marie-aux-Neiges (d’après la légende de son origine).

Contrairement à l’usage habituel, la liturgie utilise aujourd’hui, non pas l’Office de la Dédicace, mais l’office de la Sainte Vierge avec la messe si connue du commun : Salve Sancta Parens.

Dom Pius Parsch

Lopettes

Josep Borrell, qui a été le Haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité entre 2019 et 2024, écrit dans le Guardian à propos de la Palestine :

« Ceux qui n’agissent pas pour mettre fin à ce génocide et à ces violations du droit international, alors qu’ils en ont le pouvoir, s’en rendent complices. C’est malheureusement le cas des dirigeants de l’Union européenne et de ses États membres. Les dirigeants de l’UE et de ses États membres seront probablement appelés à rendre des comptes à l’avenir pour leur complicité dans les crimes contre l’humanité commis par le gouvernement Netanyahou. »

Et il dit à EUobserver à propos de l’accord commercial avec Trump :

« La Commission européenne le présente comme la « moins mauvaise option ». Mais je pense que c’est le résultat d’une stratégie défaillante – davantage une capitulation qu’une négociation. (…) D’un point de vue politique, le résultat est très mauvais. Il donne une impression de faiblesse et de soumission aux exigences de Trump. »

C’est étonnant le nombre de gens qui disent des choses sensées quand ils ne sont plus en poste… Mais qui n’ont rien fait quand ils y étaient…

Et ce ne sont pas que les politiques. Il y a aussi des évêques qui tiennent des propos traditionnels quand ils ne sont plus en fonction…

On finit par en parler…

Le journal suisse-allemand Tages-Anzeiger publie un article sur les Occidentaux qui vont s’installer en Russie.

Il rappelle que Vladimir Poutine a signé un décret, il y a un an, pour conférer un « visa pour valeurs partagées » aux étrangers qui veulent fuir leur pays woke et veulent s’installer en Russie. Sur simple déclaration disant qu’ils respectent « les valeurs morales et spirituelles traditionnelles de la Russie : foi, famille, stabilité et traditions »), ils sont pris en charge et bénéficient d’un suivi.

Le journal souligne que le nombre des bénéficiaires est pour le moment dérisoire par rapport à la population russe, mais constitue néanmoins un mouvement significatif. Il a interrogé Ilya Belobragin, de la compagnie MoveToRussi.com :

« Depuis le lancement du programme, 1.156 candidatures ont été déposées. L’Allemagne en a déposé 224, soit plus que tout autre pays. La Lettonie arrive en deuxième position avec 126 candidatures, et les États-Unis en troisième avec 99. Les gens fuient vers la Russie parce qu’ils ont perdu confiance en l’Occident… Nombre de mes clients pensent que l’UE est en train de couler et souhaitent la quitter au plus vite. »