Près de 2.000 médailles d’or volées

Utilisant les données compilées par le site He cheated (il a triché), l’organisation Concerned Women for America (Femmes inquiètes pour l’Amérique) constate que au moins 1.941 médailles d’or ont été remportées par des hommes se prétendant femmes dans les compétitions féminines depuis les années 80 aux Etats-Unis.

Penny Nance, présidente de la CWA :

« Nos recherches révèlent une vérité choquante : plus de 1 900 femmes sont passées au second plan derrière des hommes se déclarant femmes. C’est scandaleusement injuste. Les femmes et les filles doivent pouvoir pratiquer des sports à sexualité protégée en vertu du Titre IX. »

Le titre IX est l’amendement constitutionnel qui interdit les discriminations sexuelles. Il avait été ajouté pour défendre les femmes…

Les athlètes masculins qui participent aux compétitions féminines ont non seulement volé les médailles, mais aussi près de 500.000 dollars de prix.

Les Etats les plus touchés sont la Californie, l’État de Washington, l’Oregon, l’Arizona, la Virginie, la Pennsylvanie et le Connecticut.

Suite au décret de Donald Trump, le Comité olympique et paralympique américain a décidé d’exclure les hommes des épreuves féminines. Mais nombre d’instances sportives n’ont pas encore pris cette décision.

Pieux entretiens

On nous a dit que 200 confessionnaux avaient été installés pour le jubilé des jeunes à Rome.

Mais ça, ce ne sont pas des confessionnaux. Ce sont des cabines d’entretien psychologique, entre un jeune et un prêtre, face à face, chacun assis d’un côté de la table, à égalité.

C’est logique, puisqu’on a supprimé le sacrement de pénitence, et qu’on a effacé le mot même de pénitence dans les Evangiles.

Tout au plus le jeune vient se « réconcilier »… En restant bien assis à sa place… Au même niveau que celui avec qui il se réconcilie : au même niveau que Dieu.

Saint Dominique

Séquence du missel dominicain.

In cælésti hierarchía,
Nova sonet harmonía,
Novo ducta cántico.

Que dans la hiérarchie céleste
Résonne une nouvelle harmonie
Menée sur un cantique nouveau.

Cui concórdet in hac via,
Nostri chori melodía
Congáudens Domínico.

Qu’à celle-là concorde en cette vie
La mélodie de notre chœur
Se réjouissant avec Dominique.

Ex Ægýpto vastitátis
Virum suæ voluntátis
Vocat Auctor sǽculi.

De l’Égypte de la solitude,
L’auteur du monde
Appelle l’homme de sa volonté.

In fiscélla paupertátis,
Flumen transit vanitátis
Pro salúte pópuli.

Sur la nacelle de la pauvreté
Celui-ci passe le fleuve de la vanité,
Pour le salut du peuple.

In figúra cátuli,
Prædicátor sǽculi
Matri præmonstrátur.

Sous la forme d’un petit chien,
Le prêcheur du monde
Est montré d’avance à sa mère.

Portans ore fáculam,
Ad amóris régulam
Pópulos hortátur.

Portant dans sa bouche une torche,
A la règle de la charité
Il exhorte les peuples.

Hic est novus legislátor
Hic Elías æmulátor,
Et detéstans crímina.

C’est lui, le nouveau législateur,
Il est Élie le zélé,
Et qui déteste le péché.

Vulpes díssipat Samsónis
Et in tuba Gedeónis
Hostis fugat ágmina.

Il disperse les renards de Samson,
Et avec la trompette de Gédéon
Il met en fuite les troupes de l’ennemi.

A defúnctis revocátum,
Matri vivum reddit natum,
Vivens adhuc córpore.

Un enfant rappelé de la mort,
Il le rend vivant à sa mère,
Alors que lui-même vivait de la vie corporelle.

Signo crucis imber cedit,
Turba fratrum panem edit,
Missum Dei múnere.

A un signe de croix la pluie se retire,
La foule des frères mange le pain
Envoyé comme un présent de Dieu.

Felix per quem gáudia
Tota iam Ecclésia
Sumens exaltátur.

Heureux est-il celui par qui
L’Église toute joyeuse déjà
Est exaltée.

Orbem replet sémine :
In cælórum ágmine
Tandem collocátur.

Il jette la semence dans le monde ;
A la fin il est placé
Dans l’armée des cieux.

Iacet granum occultátum
Sidus latet obumbrátum,
Sed Plasmátor ómnium

Le grain gît caché,
L’astre se cache dans l’ombre,
Mais le Créateur de toutes choses

Ossa Ioseph pulluláre,
Sidus iubet radiáre,
In salútem géntium.

Ordonne aux ossements de Joseph de multiplier,
Et à l’astre de briller
Pour le salut des nations.

O quam probat carnis florem,
Omnem súperans odórem,
Túmuli fragrántia !

O comme cela prouve la virginité de sa chair :
L’odeur suave de son tombeau
Qui surpasse tout parfum !

Ægri currunt et curántur
Cæci, claudi reparántur,
Virtútum frequéntia.

Les malades y courent et sont guéris ;
Les aveugles, les boiteux, sont rétablis
Par de fréquents miracles.

Laudes ergo Domínico
Personémus mirífico,
Voce plena.

Louanges donc à Dominique
Faisons-les retentir pour lui plein de merveilles
A pleine voix.

Clama petens suffrágia,
Eius sequens vestígia,
Plebs egéna.

Criez en réclamant ses suffrages,
Vous qui suivez ses traces,
Peuple indigent.

Sed tu Pater pie, bone,
Pastor gregis, et patróne,
Prece semper sédula,

Et vous, ô père tendre et bon,
Pasteur du troupeau et son protecteur,
Par une prière toujours assidue,

Apud cúriam summi Regis,
Derelícti vices gregis
Comménda per sǽcula.
Amen. Allelúia.

A la cour du souverain Roi,
Le sort du troupeau par vous laissé
Recommandez-le dans les siècles.
Amen. Alléluia.

A Athènes

Ce matin, en l’église de l’Ascension d’Athènes, superbe Chérouvikon, de Dimitrios Sourlantzi et Athanasios Karamanis, par un jeune chantre impressionnant, manifestement disciple du protopsalte qui est à côté de lui et le dirige. C’est à 1h05’30. Aussi, par le même, le mégalynaire (Axion esti) de Constantin Pringos, Licourgos Petridis et Dimitrios Sourlantzi, à 1h32’40.

Quand on entend cela on prend la mesure de l’ignorance des latins dont un grand argument anti-orthodoxe est que ces gens-là ont une tradition figée, sclérosée. Or les noms ci-dessus sont ceux de professeurs de musique byzantine et de chantres du patriarcat de Constantinople du XXe siècle. Le chant byzantin est toujours vivant, et chaque grand chantre reprend et adapte les compositions des aînés ou ajoute ses propres compositions, dans le respect de la tradition.

8e dimanche après la Pentecôte

L’intendant de richesses malhonnêtes reçoit un éloge de la bouche de son maître pour s’être préparé une sorte de justice avec le fruit même de sa malhonnêteté, et le maître lésé loue la prudence de l’intendant parce qu’en portant préjudice à son maître, il a, dans son intérêt personnel, agi prudemment. Le Christ ne peut subir aucun dommage et toujours incline à la clémence. Combien plus ne louera-t-il pas ses disciples s’ils ont exercé la miséricorde à l’égard de ceux qui croiront en lui ?

Après la parabole, le Seigneur ajoute : « Et moi je vous dis : Faites-vous des amis avec le mammon malhonnête ! » Ce n’est pas l’hébreu, mais le syriaque qui appelle « mammon » malhonnête les richesses parce qu’elles s’amassent par des procédés malhonnêtes. Si donc un bien mal acquis, mais adroitement distribué, peut se changer en justice, la parole divine qui, elle, n’a rien de malhonnête et qui a été confiée aux Apôtres, n’élèvera-t-elle pas jusqu’au ciel ceux qui l’administrent, pourvu que ce soit à bon escient ?

On comprend la suite : celui qui est fidèle pour très peu de chose, ce qui veut dire pour le plan charnel, sera fidèle aussi pour beaucoup, ce qui veut dire pour le plan spirituel. Mais celui qui est malhonnête pour très peu qui ne met pas au service de ses frères ce que Dieu a créé pour tous, celui-là sera malhonnête aussi dans le partage des richesses spirituelles, car il ne dispensera pas la doctrine selon les besoins, mais selon les personnes. « Or, dit le Seigneur, si vous ne dispensez pas bien les richesses matérielles et caduques, qui donc vous confiera les vraies et éternelles richesses de la doctrine divine ? »

Saint Jérôme, leçons des matines (extrait de la lettre 151, à Algasius).

Saint Luc ne traduit pas mammon, saint Jérôme non plus. Parce qu’il ne faut pas le traduire.