Sainte Lucie

Je me suis trompé hier dans le calendrier : c’est aujourd’hui la vraie fête de sainte Lucie. Cela me permet de souligner un fait curieux.

On aura pu remarquer hier que le tropaire que j’ai reproduit brode sur le thème de la lumière : gloire, éclat, brillant. Conformément au nom de Lucie, qui vient de Lux, lumière, dira-t-on. Certes. Mais en grec Loukia n’a rien à voir avec la lumière. C’est bien son nom latin qui a influencé l’auteur du tropaire.

On en a un autre exemple, le premier exemple, avec l’inscription d’un tombeau de Syracuse datant de la fin du IIIe siècle. Jusqu’en 1894, la première mention qu’on avait de sainte Lucie figurait sur un martyrologe du VIe siècle. Mention tardive qui permettait aux rationalistes de douter, selon leur habitude, de l’existence de la martyre. Mais l’inscription trouvée à Syracuse atteste de l’existence d’un culte à sainte Lucie à la fin du IVe siècle, donc peu après sa mort lors de la persécution de Dioclétien, en 304.

L’inscription est en grec, car on parlait toujours grec à Syracuse même si la ville a été prise par les Romains en 212. Et elle commence par une antithèse entre l’ombre et la lumière, avec les deux noms propres d’Evskia, la défunte, et Loukia, parce que c’est le jour de la fête de sainte Loukia qu’Evskia est morte. Evskia veut dire « la bien ombragée », et l’on peut se demander si c’était bien son nom, ou si « son mari ne l’avait pas ainsi baptisée, au-delà du  trépas, afin de l’ombrager en quelque sorte sous la lumineuse protection de Lucie », comme disait Georges Goyau.

« Evskia, l’irréprochable, ayant vécu bonne et pure pendant vingt-cinq ans environ, mourut dans la fête de ma sainte Lucie, pour laquelle il n’y a pas d’éloge digne d’elle. Evskia fut chrétienne fidèle, parfaite, multipliant pour son mari les occasions de lui être agréable. »

La Russie en lambeaux ?

Pendant que les Occidentaux continuent de fantasmer sur la destruction économique de la Russie grâce aux sanctions qui détruisent l’économie européenne, la Russie continue de construire des équipements, dont certains grandioses. Dernière réalisation en date, le pont sur l’Ob, à Novossibirsk : une autoroute de 5 km, qui sera ouverte à la circulation le 15 décembre au soir.

Le pétrole du Kazakhstan

Plus d’une soixantaine de pétroliers en provenance de Russie ont livré du pétrole dans les ports français depuis le début de l’année, surtout à Fos-sur-Mer.

Ils viennent tous du port russe de Novorossiisk, où arrive l’oléoduc par lequel transite 80% de la production des champs pétrolifères kazakhs… où opèrent les grandes compagnies occidentales…

Ce transit est une source de revenus pour la Russie.

Mais les sanctions concernent le pétrole russe, pas le pétrole kazakh… Alors 80% du pétrole transporté par l’oléoduc finit dans l’UE.

« C’est totalement inacceptable mais ce n’est pas nouveau », grimace le roquet Barrot.

Et ce n’est pas nouveau parce que les sanctions européennes contre la Russie ont explicitement prévu une dérogation pour les installations russes de Novorossiisk…

Une hypocrisie de plus dans la montagne d’hypocrisies des sanctions…

Délire « sanitaire »

Les 207 Blondes d’Aquitaine de la ferme des Bordes-sur-Arize sont massacrées aujourd’hui, sous prétexte qu’un cas de dermatose nodulaire « contagieuse » a été détecté. Un autre petit troupeau est de même détruit ce même jour dans la même région.

Le pouvoir a envoyé 15 blindés, des hélicoptères (faisant tomber des gaz lacrymogènes), des drones, des hordes de gendarmes, pour accéder à la ferme dont les accès étaient barrés par des centaines de paysans.

Bref, le pouvoir fait ouvertement et réellement la guerre aux paysans.

Et comme d’habitude c’est le mensonge intégral qui est imposé comme vérité scientifique : il est nécessaire d’abattre tout le troupeau de vaches saines quand un cas est détecté. Parce que la « dermatose nodulaire contagieuse » est « très contagieuse ». Sauf qu’elle ne se transmet pas de bovin à bovin, et naturellement pas à l’homme.

Non seulement on tue des centaines d’animaux parfaitement sains, mais par je ne sais quelle aberration on incinère des carcasses qui pourraient nourrir des centaines de personnes, et au lieu de vendre cette viande on ose prétendre « indemniser au centime près » des éleveurs qui perdent des années de travail. Un double gâchis pour un désastre.

Et bien sûr le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, soutient cette politique ubuesque. Il est vrai que parmi ses 22 casquettes, l’une de ses principales est d’être PDG du groupe agroalimentaire Avril, très présent au Brésil, et dont la filiale Oleon a pris le contrôle en mai dernier de la firme brésilienne d’oléochimie appelée désormais Oleon Brasil SA. D’un côté on améliore la productivité de l’élevage au Brésil, de l’autre on applaudit au massacre des vaches en France… Au moins il y a là quelque chose de logique…

Confiance moldave

L’Institut de marketing et de sondages de Moldavie a réalisé une enquête sur les institutions auxquelles les Moldaves font le plus confiance. Voici le résultat :

Eglise (Métropole autonome de Chișinău, patriarcat de Moscou) : 61%.

Enseignement : 53%.

Autorités publiques : 39%.

Présidence : 28%.

Gouvernement : 20%.

Parlement : 18%.

Médias : 16%.

Système judiciaire : 12%.