Il y a eu aujourd’hui un échange de 84 prisonniers de guerre entre la Russie et l’Ukraine.
Vladimir Medinsky, le chef de la délégation russe aux négociations, remarque que parmi les 84 Ukrainiens seulement 2 figurent sur la liste des 1.000 prisonniers que les autorités ukrainiennes refusent obstinément de reprendre.
« Elles ont sans doute peur qu’ils aient été complètement rééduqués pendant leur captivité en Russie », dit Medinsky…
Et maintenant il le dit ouvertement : Netanayahu veut établir le Grand Israël, et il considère que c’est sa mission…
C’était mardi sur la chaîne i24 News. On lui présente une amulette représentant une carte de la « Terre promise », où Israël va du Nil à l’Euphrate, et on lui demande s’il se sent en phase avec cette vision du « Grand Israël ». « Oui, vraiment », répond-il, ajoutant qu’il se considère comme investi d’une « mission historique et spirituelle ». Sic.
Inutile de dire que le propos n’est pas passé inaperçu dans les chancelleries des pays arabes. Car le « Grand Israël comprend évidemment toute la Palestine, mais aussi tout le Liban, toute la Jordanie, la plus grande partie de la Syrie, la moitié de l’Irak, le nord de l’Arabie saoudite, et la partie de l’Egypte à l’est du Nil. Cette revendication se fait au grand jour en Israël, elle est portée par de nombreux soldats, mais le chef du gouvernement ne l’avait pas encore exprimée.
En juin, les Ukrainiens annonçaient fièrement avoir mis au point un nouveau super-missile, appelé Sapsan (faucon pèlerin), supérieur en tout point à l’ATACMS américain, et pouvant atteindre Moscou. Le missile était évidemment développé avec le concours d’experts occidentaux, et financement allemand. Le 16 juin, le gouvernement ukrainien annonçait le début de la production en série. Nos gazettes en faisaient l’éloge : c’était une fois encore la nouvelle arme qui allait changer la donne…
Mais aujourd’hui le FSB annonce qu’il a mis fin, courant juillet, au début de la production du missile. Comme le FSB est très avare d’annonces de ce genre, et comme l’Ukraine n’a pas réagi, on est enclin à croire les services russes. (D’autant que le Moscow Times, journal des opposants russes, en fait longuement état.)
En bref, le FSB et l’armée russe disent avoir détruit deux usines de fabrication des composants pour le Sapsan, l’institut de recherche pour les carburants, et l’atelier d’assemblage.
Des frappes ont été menées contre des installations du complexe militaro-industriel ukrainien impliquées dans la production de systèmes de missiles opérationnels et tactiques. Les actions coordonnées des agences de sécurité russes ont potentiellement empêché des frappes sur des cibles situées profondément à l’intérieur du territoire russe et éliminé la base technique de production des missiles balistiques à longue portée ukrainiens.
Les système Sapsan est notamment caractérisé par le fait que les missiles sont cachés dans des conteneurs qui s’ouvrent au moment opportun. Mais ça ne sert à rien quand le FSB (qui interceptait les conversations des responsables) trouve d’où ils viennent…
Pendant les deux semaines avant la fête de la Dormition (le « carême de la Mère de Dieu ») on chante dans les églises byzantines un office spécial, la Paraklisis (supplication) à la Mère de Dieu (sauf le jour de la Transfiguration). Voici les exapostilaires, chantés par des moniales d’un monastère de la Sainte Protection (de la Mère de Dieu), mais je n’ai pas trouvé où…
J’ai en toi une médiatrice devant Dieu qui aime les hommes ; qu’il ne m’accuse pas pour mes actions devant les anges, je t’en supplie, ô Vierge, viens vite à mon aide.
J’ai déjà parlé plusieurs fois de Vladimir Rozanskij, le fanatique russophobe qui sévit plusieurs fois par semaine sur Asianews (l’Institut pontifical pour les issions étrangères) – il écrit aussi pour l’agence Zenit…
Il vient de passer un seuil dans le délire : dans les cinq ans après la fin de la guerre en Ukraine, affirme-t-il, la Russie attaquera les pays de l’OTAN, avec comme objectif « la conquête de l’Europe ».
Et il termine son article en précisant que la Russie va chercher à « conquérir toute l’Europe ».
Mais il ne dit pas du tout pour quelles délirantes raisons la Russie voudrait conquérir toute l’Europe.