Le sans-abrisme

Je n’avais pas encore vu ce mot. Je le découvre dans une dépêche de l’AFP disant que « la secrétaire d’État britannique chargée du sans-abrisme, Rushanara Ali, a démissionné du gouvernement après des révélations selon lesquelles elle aurait considérablement augmenté le loyer d’un logement dont elle est propriétaire ».

Si les mots ont un sens, le sans-abrisme est la doctrine, ou l’idéologie, prônant le fait d’être sans-abri. Donc le contraire de ce qu’on veut nous faire comprendre…

Mais puisque désormais tout est à l’envers, ce doit être normal.

Cela dit, il y a peu de chance que le ministre de l’avec-abrisme, au Bangladesh (où est née Rushanara Ali), s’appelle John Smith…

Ubukraine

J’étais persuadé que c’était fini, mais non, ça recommence. Et ce n’est pas un fanatique lambda, c’est le représentant permanent de l’Ukraine auprès de l’ONU, Sergiy Kyslytsya, qui remet ça : le Poutine qui a reçu hier l’envoyé de Donald Trump, n’est pas celui qui a rencontré Loukachenko à Valaam l’autre jour. « Lequel est le vrai ? ou aucun des deux ? »

Au moment où Zelensky implore d’être reçu par Poutine, c’est ahurissant de voir un de ses principaux représentants reprendre l’argument qu’utilisait Zelensky pour refuser de rencontrer Poutine…

Et bien sûr il trouve du répondant. Une certaine Devana (c’est le nom d’une divinité païenne) ajoute, au cas où l’on n’aurait pas compris : « Ou peut-être que le vrai Poutine est mort depuis longtemps et que la Russie est dirigée par un groupe de personnes manipulant des sosies ? »

Liberté d’expression…

Ursule, en Finlande, se fait huer. Alors elle dit : « A ceux qui crient si fort ici, ils peuvent être heureux d’être dans un pays libre comme la Finlande, où liberté d’expression est un droit, où ils ne subissent aucune restriction. S’ils étaient à Moscou ils seraient en prison en deux minutes. »

Et, juste à ce moment-là, pas deux minutes après, un contestataire est embarqué par la police…

Dodik résiste

Une cour d’appel de Bosnie-Herzégovine a confirmé la condamnation du président de la Republika Srpska Miroslav Dodik à un an de prison et six ans d’inéligibilité.

Cela aura autant d’effet que le mandat d’arrêt qui avait été lancé contre lui pour faire respecter la décision de « justice », à savoir le diktat du gauleiter Christian Schmitt qui est très officiellement le dictateur de la Bosnie-Herzégovine, nommé par la « communauté internationale ». La police fédérale est dans l’impossibilité d’aller arrêter Dodik, qui est déjà allé trois fois à Moscou depuis sa condamnation sans se faire inquiéter.

Après une réunion avec les représentants des partis de sa coalition, Dodik a déclaré :

« Je suis ici et j’y resterai. Je remplirai la fonction que le peuple m’a confiée. Je n’ai pas l’intention de quitter la Republika Srpska. Je les vaincrai avec leurs propres armes : la politique. Le peuple m’a donné mon mandat, je l’écouterai donc lors du référendum qui, sur décision de l’Assemblée du peuple, aura lieu prochainement. Il me concernera, moi et les fonctions que j’exerce. »

Et Dodik conteste la légitimité de Christian Schmitt, dont la nomination « n’a pas été approuvée par le Conseil de sécurité de l’ONU » comme le stipulaient les accords de Dayton.