Saint Ignace de Loyola

Martyrologe :

A Rome, l’anniversaire de saint Ignace, prêtre et confesseur, fondateur de la Compagnie de Jésus. Homme illustre par sa sainteté et ses miracles, il fut animé d’un zèle ardent pour propager dans le monde la Religion Catholique. Le souverain pontife Pie XI l’a établi patron céleste de tous les Exercices spirituels.

Plus bas, dans le martyrologe de ce jour, il y a aussi :

A Ravenne, le trépas de saint Germain, évêque d’Auxerre. Très illustre par sa naissance, sa Foi, sa science et la gloire de ses miracles, il délivra entièrement la Grande-Bretagne de l’hérésie des pélagiens.

Germain, évêque d’Auxerre, est allé deux fois en Angleterre. La première fois avec saint Loup, évêque de Troyes, commémoré avant-hier 29 juillet. Et sur le trajet ils rencontrent une petite fille qui sera sainte Geneviève. Il la retrouvera lors de son deuxième voyage, avec saint Sévère, évêque de Trèves.

Il est mort à Ravenne parce qu’il avait négocié la paix entre les Armoricains révoltés et les Allains de la Loire lancés contre eux par Aetius : le roi des Allains acceptait à condition que le traité soit ratifié par Aetius, généralissime des armées romaines et consul, qui résidait à Ravenne comme l’empereur romain d’Occident.

Les Eglises orthodoxes en France chantent saint Germain avec ce tropaire, se souvenant qu’il était duc (commandant) de la Marche Armorique avant de devenir évêque :

Saint évêque Germain, notre protecteur, honneur et consolation de l’Église des Gaules, tu as quitté la gloire et les richesses, pour suivre avec humilité le Christ notre Dieu. Tu as combattu les hérésies et fait triompher la vraie foi. Ô Père des Auxerrois, refuge des malheureux, prie le Christ de nous affermir dans Sa miséricorde !

La rencontre de sainte Geneviève et de Saint Germain, avec saint Loup, par Pierre Puvis de Chavannes, 1877, Panthéon.

L’eurocrate des corridors

Dans une interview au Financial Times, Apostolos Tzitzikostas, le commissaire européen aux transports, déclare qu’il faudrait plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour transporter des troupes vers les frontières orientales en cas d’attaque russe. En outre, vu le poids et la taille des engins de guerre actuels, ils pourraient rester coincés dans les tunnels et détruire les ponts, et « s’enliser dans la bureaucratie frontalière ».

Tzitzikostas a trouvé un nouveau moyen de faire peur avec l’inexistante menace russe, et de faire jouer cette peur pour tenter d’imposer l’avancée vers « l’Europe de la défense » qui ne vient toujours pas. C’est pourquoi il dénonce la « bureaucratie frontalière » : chaque Etat de l’UE est encore souverain dans ce domaine, malgré les prétentions de la Kallas.

Il faut donc supprimer ce reste de souveraineté qui empêche de faire rapidement la guerre aux Russes. Et il faut évidemment… dépenser des milliards pour rendre les infrastructures opérationnelles. Et là le commissaire aux transports est dans son domaine de compétence. Et on ne va pas lésiner : il lui faut 17 milliards d’euros pour modernisation de 500 sites clés le long de quatre corridors militaires traversant le continent. Lesquels corridors seront aussi un bon moyen de saper les souverainetés nationales…

Les sanctions, ça marche…

Extraits d’un article de Bloomberg :

Le brut russe Oural, fleuron de la Russie, se négocie à sa plus faible décote par rapport aux prix de référence depuis le lancement de l’opération militaire spéciale du Kremlin contre l’Ukraine en 2022, ce qui suggère que les nouvelles sanctions de l’UE n’ont jusqu’à présent eu aucun impact.

Selon les données compilées par Bloomberg, le brut expédié depuis les ports occidentaux russes s’est négocié ces derniers jours avec une décote moyenne de 11,45 dollars le baril par rapport au prix de référence de la mer du Nord. Il s’agit de l’écart le plus faible depuis février 2022.

Cette décote s’est même réduite après que l’UE a annoncé ce mois-ci ce que la haute diplomate du bloc, Kaja Kallas, a qualifié d’« un de ses plus forts » plans de sanctions contre la Russie. Afin de limiter l’afflux de pétrodollars dans les caisses du Kremlin, Bruxelles va abaisser son plafond de prix du pétrole russe de 60 à 47,60 dollars le baril et interdire les importations de produits pétroliers fabriqués à partir du brut russe. L’Oural s’échangeait au-dessus de 58 dollars la semaine dernière.

Il est peut-être trop tôt pour évaluer l’impact du 18e train de sanctions de l’UE contre Moscou. Le nouveau plafonnement des prix devrait entrer en vigueur le 3 septembre, tandis que l’interdiction d’acheter des produits pétroliers fabriqués à partir de brut russe ne prendra effet que fin janvier prochain.

« Je m’attends à ce que la décote augmente à nouveau à partir du 3 septembre, mais probablement pas beaucoup, à moins que les Européens ne trouvent un moyen de la faire respecter », a déclaré Ronald Smith d’Emerging Markets Oil & Gas Consulting Partners LLC. « L’Europe et les États-Unis ont des raisons de veiller à ce que les sanctions ne soient pas trop efficaces. L’arrêt des exportations russes entraînerait nécessairement une flambée des prix du pétrole pour tous. »

En Biélorussie

Le 28 juillet, fête de saint Vladimir et du baptême de la Rus’, 20 personnes (dont plusieurs adultes) ont été baptisées dans le Niémen, près du monastère saint-Elisée-de-Lavrechev, à Gnesi, dans le diocèse de Novogroudok.

La « tradition » de ces baptêmes a été instituée en 2018 par l’archevêque Gouriy de Novogroudok. Cette année ils coïncidaient avec la fête du 800e anniversaire du monastère.

En soi ce n’est pas très important, sinon que ça s’inscrit dans le réveil religieux des peuples russes. C’est surtout pour la jolie photo…

De la férie

On fait mémoire des saints Abdon et Sennen.

« Les Actes des deux martyrs ont subi de telles interpolations de faits légendaires qu’ils n’inspirent pas confiance », disait le bienheureux cardinal Schuster, qui ajoutait aussitôt : « Cependant les antiques monuments du cimetière de Pontien y suppléent ; là, en effet, dans la crypte sépulcrale d’Abdon et Sennen, nous voyons encore représentés ces martyrs dans leurs habits persans, recevant les couronnes du Sauveur. » De part et d’autres deux autres martyrs : saint Milix (ou Milex) et saint Vincent.

En outre, soulignait le même cardinal Schuster, le calendrier philocalien (ou Chronographe de 354) évoque la mise au tombeau, ce jour, des saints Abdon et Sennen, dans le cimetière de Pontien, au lieu dit « ad ursum pileatum » (à l’ours coiffé).

« Au VIIe siècle, leurs reliques furent transportées du souterrain dans une basilique supérieure. Cependant l’hypogée où était le tombeau primitif demeura toujours en grande vénération ; on y creusa même un baptistère où l’on voit peinte la croix gemmée sortant des eaux. Plus tard, Grégoire IV (826) transféra les corps des saints Abdon et Sennen dans le titulus Marci [la basilique Saint-Marc]. »

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L’arrivée de reliques des saints Abdon et Sennen à Arles-sur-Tech, par Prosper Mérimée.