Saint Camille de Lellis

Camille, né à Bucchianico au diocèse de Chieti, de la noble famille des Lellis, embrassa, dans sa jeunesse la carrière militaire et se laissa pendant quelque temps gagner par les vices du siècle. Saisi cependant de la douleur d’avoir offensé Dieu, il s’empressa d’aller trouver les Frères Mineurs, appelés Capucins et demanda avec instance d’être admis parmi eux. On lui accorda ce qu’il désirait, une première, puis une deuxième fois, mais un horrible ulcère, dont il avait autrefois souffert à la jambe, s’étant ouvert de nouveau, il se soumit humblement aux volontés de ses supérieurs et quitta deux fois l’habit de cet Ordre, qu’il avait deux fois demandé et reçu. Parti pour Rome et régulièrement élevé au sacerdoce, Camille jeta les premiers fondements de la Congrégation des Clercs réguliers, consacrés au service des malades ; par un quatrième vœu de pratique très ardue, les religieux s’y engagent à assister les malades, même les pestiférés. Épuisé par les jeûnes répétés et les travaux continuels, il supporta courageusement cinq maladies aussi longues que pénibles, qu’il appelait des miséricordes du Seigneur. Agé de soixante-cinq ans, il s’endormit dans le Seigneur, la veille des Ides de Juillet, seize cent quatorze. Léon XIII le proclama le céleste patron de tous les hôpitaux et de tous les malades, et ordonna d’invoquer son nom dans les litanies des agonisants. (Bréviaire.)

« Servir les pauvres malades, enfants de Dieu et mes frères ».

Camille de Lellis à San Giovannni Rotondo.

Camille de Lellis et Philippe Neri. Une grande fâcherie entre deux saints.

Camille de Lellis par Laure Conan (« Physionomie des saints »).

Camille de Lellis par Sanctio Cicatelli, 4e préfet général des Camilliens.

Camille de Lellis par Luca Perletti, Secrétaire Général des Missionnaires Camilliens.

Camille de Lellis par Jean-Paul II.

Les Journées royales de Iekaterinbourg

Comme chaque année à Iekaterinbourg, c’était hier et aujourd’hui les « Journées royales », le 17 juillet étant le jour du massacre de Nicolas II et de sa famille et le jour de la fête liturgique de la famille impériale martyre. La nuit dernière a eu lieu la solennelle divine liturgie des « porteurs de la Passion » (l’empereur Nicolas II, l’impératrice Alexandra, le tsarévitch Alexis, les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria, Anastasia, et Eugène le médecin), devant la cathédrale édifiée « sur le sang », et à partir de 2h30 la procession de 21 km jusqu’au lieu où les dépouilles furent jetées, et où a été édifié un monastère. Et encore une divine liturgie ce matin à 9 h. Et cet après -midi il y avait un spectacle musical et poétique, un concert, une pièce de théâtre… Il y avait là diverses personnalités, dont Maria Lvova-Belova, commissaire présidentielle aux droits de l’enfant de la Fédération de Russie, 12 évêques et de nombreux prêtres, et plus de 40.000 fidèles.

Le métropolite Vincent de Tachkent, le métropolite Eugène de Iekaterinbourg, et à côté de lui Constantin Malofeïev, organisateur des journées.

A l’envers

A force de répercuter les demandes incessantes de légalisation du cannabis, à force de montrer comme un signe de réussite sociale la consommation de cocaïne, alors que dans le même temps on multiplie les interdictions du tabac et on fait passer les vignerons pour des assassins, il est logique d’en arriver à cette inversion, dans une société où décidément tout doit être à l’envers.

Le massacre des bovins

Le gouvernement a décidé hier que la détection d’un seul cas de dermatose nodulaire bovine dans un troupeau entraînera « l’abatage total » des animaux et une campagne de vaccination obligatoire dans un rayon de 50 km. Sic.

 On remarque que l’on parle ici d’abattage, et non pas d’euthanasie, mot stupide qu’on emploie quand on parle des animaux de compagnie. Ici on n’a pas à prendre de gants avec mémère, et l’antispécisme s’arrête à l’entrée des fermes quand on a très peur d’une nouvelle maladie, même si elle n’est pas transmissible à l’homme.

C’est donc un (nouveau) massacre qui est programmé. Avec bien sûr à la clef les ingrédients habituels : le fric (vacciner à 50 km à la ronde), et le mensonge : il est nécessaire d’abattre tout le troupeau, à savoir de réduire à néant des années de travail, de sélection, de soins…

Or c’est faux : la très officielle Plateforme nationale d’Épidémiosurveillance en Santé Animale (ESA), qui conseille le gouvernement, avait conclu en 2015, après l’épidémie en Grèce, que « les mesures à prendre sont l’isolement des animaux et l’interdiction des déplacements, l’abattage de tous les animaux malades et infectés, l’incinération des animaux morts, la désinfection des locaux et des outils et une lutte contre les vecteurs présents dans les locaux et sur les animaux ». L’abattage des animaux infectés, pas des animaux sains.

Ubukraine

Conformément aux accords d’Istanbul, un nouvel échange de corps de soldats morts au combat a eu lieu entre la Russie et l’Ukraine. La Russie a rendu à l’Ukraine 1.000 cadavres. En retour, l’Ukraine a rendu en a rendu… 19 à la Russie.

Le maire de Lvov Andrei Sadovy a fait savoir hier que l’exhumation des tombes des soldats soviétiques de la « colline de la gloire » était terminée. 355 dépouilles ont été exhumées, dont celles de l’agent du NKVD Nikolaï Kouznetsov et d’un certain Poutine. Il ajoute : « Nous sommes prêts à échanger toutes ces dépouilles contre celles de défenseurs ukrainiens. » Sic.