Zelensky ne s’arrange pas

Dans une interview à Reuters, Zelensky invitait samedi les « partenaires » de l’Ukraine à venir prendre les terres rares. « Il s’agit de partenariat. Placez votre argent. Investissez. Développons-les ensemble et gagnons de l’argent… des milliards, des milliers de milliards d’argent. S’il vous plaît, créez une entreprise. Faisons de l’exploitation minière et de la transformation. Faisons de l’argent ensemble. » Sic.

Il oubliait seulement de préciser que plus de 70% des terres rares et des minerais ukrainiens sont dans le Donbass déjà sous contrôle russe. Et que les Russes ne se précipitent pas pour les exploiter parce que cela représente des investissements colossaux.

Hier, dans une interminable interview au Guardian, il a déclaré qu’il était prêt à un « échange de territoires » avec la Russie, rendant la région de Koursk en échange de territoires contrôlés par l’armée russe. Ce qui est évidemment absurde, puisque la petite partie de la région de Koursk contrôlée par l’armée ukrainienne, 300 km2 autour de Soudja (5.000 habitants) ne cesse de se rétrécir, alors que les Russes contrôlent près de 70.000 km2 du territoire « ukrainien » (Crimée comprise).

Interrogé sur la question, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a répondu : « C’est impossible. La Russie n’a jamais discuté et ne discutera pas d’un échange de son territoire. Les unités de l’armée ukrainienne seront détruites et expulsées de ce territoire. »

Scandale slovaque

Le procureur général de Slovaquie Aurel Pardubský rejette la plainte pénale déposée contre le Premier ministre Robert Fico pour avoir rencontré Vladimir Poutine le 22 décembre dernier. Ce n’est pas une surprise, puisque le procureur avait déjà décidé fin janvier de rejeter la plainte, déclarant qu’elle reposait uniquement sur une « interprétation politique » et « n’avait pas de dimension pénale ». Mais Euractiv en fait un grand article, parce que le lobby « Paix pour l’Ukraine » qui avait porté plainte pour « sabotage » (sic) est très mécontent et fait appel.

« D’après des sources accessibles au public, mais provenant de participants à la réunion en question, il a été systématiquement confirmé que l’objet de la réunion était une discussion, un échange de points de vue et d’opinions sur la question de la garantie de l’approvisionnement en gaz de la Fédération de Russie », a écrit le procureur, ajoutant qu’il n’y avait là « aucun acte de sabotage » et qu’« un événement ou une action ne devient pas une infraction pénale simplement parce que le plaignant le désigne comme tel dans une déclaration pénale ».

Donc le procureur « n’a même pas convoqué le Premier ministre pour l’interroger », souligne le site euromaniaque, reprenant la réaction courroucée de « Paix pour l’Ukraine », longuement citée…

Euractiv n’en conclut pas explicitement que le procureur général est un agent de Moscou, mais c’est la conclusion logique…

La persécution estonienne

Le projet de loi estonien visant à interdire l’Eglise orthodoxe estonienne même après qu’elle a changé de nom et supprimé la référence à Moscou frappe aussi le monastère de la Dormition de Pühtitsa, auquel on donne le choix de passer sous l’autorité de Constantinople (ce que vient de refuser officiellement et fermement l’Eglise orthodoxe estonienne), ou de disparaître. Or les moniales dépendent directement du patriarche de Moscou, et elles ont donné à l’Etat leurs locaux et leurs terrains lors de l’indépendance du pays.

Extrait de leur lettre ouverte aux parlementaires :

Vous comprenez parfaitement que par vos actions, vous fermez de facto le monastère. Voulez-vous vraiment entrer dans l’histoire comme les parlementaires ayant mis fin par la force à l’existence d’un monastère orthodoxe féminin d’Estonie connu depuis plus d’un siècle ?

La position de l’État ne peut que surprendre, faisant porter la responsabilité de la situation actuelle aux résidentes du monastère, nous rendant responsables des décisions prises par les politiques. Nous avons quitté le monde, nous sommes loin des problèmes politiques, vivons en dehors de la politique en servant Dieu par la prière et le travail — et on nous entraîne littéralement dans la politique et on nous accuse de ne pas vouloir dialoguer.

Nous voulons rappeler l’histoire du très éprouvé Job de l’Ancien Testament, qui vivait justement devant Dieu, et le Seigneur l’aimait, mais l’ennemi du genre humain, par envie, se mit à dire que Job n’était juste que parce que Dieu l’aimait et lui donnait tout. S’il perdait tout, il blasphémerait contre Dieu. À cela, le Seigneur donna pouvoir au diable de faire ce qu’il voulait avec Job, à une condition : ne pas toucher à son âme. L’âme n’appartient qu’à Dieu. Réfléchissez à cela…

Les initiateurs du projet de loi nous forcent à commettre un crime canonique, en prétendant qu’ils s’efforcent de protéger le monastère des problèmes. Nous répondrons par les mots du sage ancien Socrate : « Platon est mon ami, mais la VÉRITÉ m’est plus chère ».

Essayez aussi « adoption »

Une petite nouveauté sympathique sur le site de l’agence gouvernementale américaine CDC (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies) : quand on tape « avortement » dans le cadre des recherches, on obtient comme avant les comptes rendus des statistiques de l’avortement, mais avant il y a cette proposition: « Essayez aussi adoption« .

Santé woke

Le nouveau ministre britannique de la Santé est Ashley Dalton. Elle est connue pour avoir affirmé que les hommes déguisés en femmes (« trans ») « ne sont pas des hommes, ce sont des femmes », pour avoir dit qu’il ne fallait pas qu’il y ait de « toilettes genrées », et qu’on devait accepter ce à quoi la personne s’identifie. Même si c’est à un lama ? « Oui, et vous devez la traiter avec respect et dignité. »