La justice contre la Négresse

La cour administrative d’appel de Bordeaux a décidé hier que le quartier de Biarritz appelé La Négresse devait changer de nom.

Dans son communiqué, la cour « juge que, quelles que soient l’origine supposée de cette appellation et sa dimension historique revendiquée par la commune de Biarritz, le terme ‘La Négresse’ évoque aujourd’hui, de façon dévalorisante, l’origine raciale d’une femme dont l’identité n’a d’ailleurs pas été formellement identifiée ». Et c’est un mot « de nature à porter atteinte à la dignité de la personne humaine ».

L’affaire avait été lancée par des activistes noirs et leurs larbins woke. En décembre 2023 le tribunal administratif de Pau leur avait donné tort, soulignant que ce nom avait été donné en 1861 par la mairie de Biarritz « dans une perspective mémorielle, en hommage à la personne considérée et à l’histoire locale qui l’accompagne, et non dans le but de présenter de manière dégradante, humiliante ou avilissante une esclave ou descendante d’esclave à la peau noire ou de stigmatiser les membres d’une communauté pour un motif raciste ».

En 2015 Sud-Ouest avait demandé l’avis de ses lecteurs : 94,3% des participants s’étaient prononcés pour le maintien du nom.

Le maire de Biarritz annonce un recours devant le Conseil d’Etat. Mais l’arrêt est exécutoire.

L’USAID et l’avortement

A propos du gel des activités de l’USAID pour trois mois, l’organisation pro-vie américaine Operation Rescue (sauvetage) souligne qu’en la seule année 2022 cette « agence pour le développement international » a dépensé 607,5 millions de dollars pour la « planification familiale et la santé reproductive », à savoir la promotion de l’avortement dans le monde (dont près de 27 millions de dollars pour l’avorteur britannique Marie Stopes International).

Fox News ajoute qu’en 2023 le député Chris Smith a découvert que l’USAID avait envoyé 96,5 millions de dollars à Population Services International (PSI) et 10,1 millions de dollars à Village Reach, deux groupes pro-avortement, par le biais de son « plan d’urgence du président des Etats-Unis pour la lutte contre le sida »…

Aujourd’hui c’est terminé, et pas seulement à cause du gel de trois mois des financements de l’USAID (et de la suppression programmée de l’agence) : Donald Trump a ordonné aux agences fédérales de respecter l’amendement Hyde qui interdit d’utiliser les fonds publics pour financer des avortements, et il a rétabli la « politique de Mexico » qui interdit aux ONG d’utiliser l’argent public pour financer des avortements dans le monde.

Trump crée une commission contre la discrimination antichrétienne

Lors du petit-déjeuner de prière annuel des parlementaires, ce matin, Donald Trump a annoncé la création d’une nouvelle commission, dirigée par Pam Bondi, qui a prêté serment hier comme ministre de la Justice (elle aussi porte une croix autour du cou).

« Je vais créer une toute nouvelle commission présidentielle sur la liberté religieuse. Il s’agira d’une très grande affaire, elle travaillera sans relâche pour défendre ce droit fondamental. Malheureusement, ces dernières années, nous avons vu cette liberté sacrée menacée comme jamais auparavant dans l’histoire américaine. La mission de ce groupe de travail sera de mettre fin immédiatement à toutes les formes de ciblage et de discrimination antichrétienne au sein du gouvernement fédéral, y compris au sein du ministère de la Justice – qui a été absolument horrible -, de l’IRS, du FBI et des autres agences. Il s’emploiera à poursuivre pleinement les actes de violence et de vandalisme antichrétiens dans notre société et à remuer ciel et terre pour défendre les droits des chrétiens et des croyants religieux dans tout le pays. Si nous n’avons pas de liberté religieuse, alors nous n’avons pas de pays libre. »

Donald Trump a également annoncé le rétablissement du « bureau de la foi » à la Maison Banche, dirigé par la télévangéliste Paula White.

Puis il a conclu : « Pendant que je serai à la Maison Blanche, nous protégerons les chrétiens dans nos écoles, notre armée et notre gouvernement, sur les lieux de travail, dans les hôpitaux et sur nos places publiques. Nous rassemblerons à nouveau notre pays en tant que nation une sous l’égide de Dieu, avec la liberté et la justice pour tous. ».

Hier, peu après avoir prêté serment, Pam Bondi a annoncé la création dans son ministère d’un « groupe de travail sur l’instrumentalisation » pour examiner le ciblage des catholiques, des pro-vie, du président Trump lui-même et d’autres personnes à l’époque de Biden. Lors de son audition devant le Sénat elle avait souligné que les actions politisées du ministère de la Justice et du FBI prendraient fin : « L’envoi d’informateurs dans les églises catholiques doit cesser. Il faut cesser de cibler des Américains parce qu’ils pratiquent leur religion. ».