Un mensonge absolu

La Russie n’impose strictement rien. Ce sont les Occidentaux qui lui imposent des dizaines de milliers de sanctions. Il n’y a aucune confrontation avec la Russie, qui mène une opération militaire en Ukraine, strictement limitée à l’Ukraine qui est une partie de la Russie historique, en bref une affaire interne, sans déclaration de guerre. La confrontation n’a donc pas pu déjà commencer, sinon dans l’imagination débridée de russophobes délirants. La Russie ne s’affirme pas comme une menace durable, c’est l’Occident qui s’affirme davantage de jour en jour comme une menace durable pour la Russie, laquelle ne demande que d’être en paix avec l’Occident et de reprendre les relations unilatéralement rompues.

La persécution en Ukraine

Anna Paulina Luna, député de Floride (connue comme résolument pro-vie, contre l’idéologie du genre, et contre tout soutien financier à l’Ukraine) a reçu hier une délégation représentant cinq juridiction orthodoxes présentes aux Etats-Unis pour évoquer la persécution contre l’Eglise orthodoxe ukrainienne. Il y avait là notamment le métropolite Nicolas, primat de l’Eglise orthodoxe russe hors frontières, l’évêque Abdallah de l’Eglise d’Antioche, un représentant du métropolite de l’Eglise orthodoxe en Amérique, un représentant de l’Eglise orthodoxe serbe. Ils ont publié le communiqué suivant :

Nos demandes sont simples : que les droits de l’homme soient respectés par le gouvernement ukrainien, même dans les circonstances difficiles de la guerre qui leur a été imposée.

En tant que citoyens américains fidèles, nous demandons à notre gouvernement :

• L’abrogation de la loi anti-Eglise orthodoxe ukrainenne (loi 3894) actuellement en vigueur.

• La libération du métropolite Arsène de Sviatohirsk et des autres membres du clergé emprisonnés ; la fourniture de soins médicaux aux prisonniers conformément aux normes internationales et aux accords signés par l’Ukraine elle-même.

• La fin de l’enrôlement forcé du clergé dans les forces armées ; que ceux qui servent soient retirés des rôles de combattants et placés dans des rôles de soutien (tels que chapelains ou médecins, conformément aux normes internationales).

Nous n’avons pas préconisé et ne préconiserons pas la cessation du financement militaire à l’Ukraine. Nous demandons simplement que des mécanismes soient mis en place pour garantir qu’aucun financement étranger ne soit utilisé pour la persécution des chrétiens.

Selon le Financial Times, l’un des 28 points du plan de paix que Washington vient de transmettre à Kiev est la reconnaissance pleine et entière de l’Eglise orthodoxe ukrainienne. (Ce plan, qui reconnaît la souveraineté de la Russie sur la Crimée et le Donbass, exige également la reconnaissance de la langue russe comme langue officielle, et une réduction drastique de l’armée ukrainienne. Il fait évidemment hurler toutes les Kallas et tous les Barrot, qui trépignent qu’aucun plan de paix ne peut exister sans l’Union européenne. C’est ce qu’on verra…)

Routine

Au lendemain de sa nouvelle charge contre la politique d’immigration de Donald Trump, Léon a reçu en audience privée le gouverneur de l’Illinois (son compatriote de Chicago) JB Pritzker.

Le dénommé JB Pritzker n’est pas seulement un immigrationniste anti-Trump. Il est aussi un militant LGBT extrémiste : il a déclaré l’Illinois « sanctuaire » pour les femmes qui veulent avorter (jusqu’à la naissance), a étendu l’accès aux pilules abortives, et a approuvé tous les délires LGBT (y compris les séances de drag-queens avec les enfants et les « transitions de genre » avec charcutage). La prochaine loi qu‘il signera sera celle du « suicide assisté ».

L’audience a été préparée par le cardinal Cupich, archevêque de Chicago, qui est en phase avec le gouverneur sur tous les sujets et avec lequel il coordonna la fermeture de toutes les églises au temps du covid.

Saint Félix de Valois

Saint Félix de Valois, prêtre et confesseur, fondateur de l’Ordre de la Très Sainte Trinité pour le rachat des captifs. Il s’endormit dans le Seigneur la veille des nones de novembre.

Sur saint Félix de Valois, voir notamment

Le saint qui n’a pas existé mais qui s’incruste.

ut peccatorum nostrorum captivitate liberati.

Saint Félix de Valois en Bohême.

Saint Félix de Valois à Prague.

Saint Félix de Valois au Portugal.

*

La deuxième notice du martyrologe dit ceci :

En Perse, la passion de saint Nersès évêque et de ses compagnons.

Ce Nersès est plus souvent appelé Narsès. Voici sa passion telle que publiée dans le « Recueil de pièces authentiques sur les martyrs depuis les origines du christianisme jusqu’au XXe siècle, traduites et publiées par le R. P. Dom H. Leclercq », Les Martyrs, tome 3.

La quatrième année de la persécution, Sapor étant venu à Schargerd, fit arrêter Narsès, évêque de cette ville, avec Joseph son disciple. Quand ils furent devant lui, le roi dit à Narsès d’un air de compassion : « Vénérable vieillard, qui pourrait contempler sans respect et sans attendrissement tes cheveux blancs, et la brillante jeunesse de ton disciple ? Je me sens ému en pensant que tant de grâce et de beauté va être perdu, et qu’une mort affreuse va tous les deux vous détruire. Ainsi donc, croyez-moi, je suis votre ami, rendez-vous à mes conseils ; je vous promets, si vous adorez le soleil, les plus grandes récompenses. Vous m’inspirez, je vous l’avoue, le plus tendre intérêt.

— Tes flatteuses paroles, répondit Narsès, sont loin de nous être agréables : par cet insidieux langage, tu voudrais nous séduire, et nous faire échanger les biens que nous avons acquis dans le Seigneur pour les biens fragiles et périssables de ce siècle. Tu mets toute ta gloire et toutes tes espérances dans ces biens, et tu ne sais pas que tout cela n’est que songe qui se dissipe au réveil, rosée qui s’évanouit au matin ; pour moi, j’ai plus de quatre-vingts ans, j’ai passé toute ma vie au service de mon Dieu, et la suprême prière que je lui adresse, c’est de persévérer jusqu’à mon dernier soupir dans son amour, et de n’avoir jamais le malheur d’abandonner son saint culte pour adorer le soleil sa créature.

— Si vous n’obéissez pas, je vous ferai mettre à mort.

— Sire, dit Narsès, écoute. Si, après nous avoir arraché la vie, tu pouvais nous la rendre et nous l’arracher encore, et cela jusqu’à sept fois sept fois, nous choisirions la mort plutôt que l’apostasie.

A ces mots, le roi les condamna à mort, et les fit conduire au supplice, hors de la ville. Une multitude immense les suivit, pour assister à leur martyre. Arrivés au lieu de l’exécution, Narsès promenait tranquillement ses regards sur la foule, et Joseph, son disciple, lui disait : « Pourquoi, père, regardes-tu cette multitude ? Vois aussi comme elle te regarde ! On dirait qu’elle attend que tu lui donnes, comme de coutume, le signal de se retirer, pendant que tu vas regagner toi-même ta demeure. »

Le saint vieillard, radieux, regardait son cher disciple et lui disait en l’embrassant : « Que tu es heureux, pieux et innocent Joseph, d’avoir échappé à tous les pièges de ce monde ! Aujourd’hui tu peux t’en aller joyeux frapper à la porte du royaume céleste ! » Comme il parlait, Joseph présenta sa tête au glaive. Le saint vieillard eut aussitôt après le même sort. C’était le dixième jour de la lune de novembre.

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Le délire UbuKallas

Nouveau discours belliciste délirant (et répétitif) de Kaja Kallas, aujourd’hui à Bruxelles. Faut faire la guerre, vite, vite, vite !

Je commencerai par l’attaque perpétrée lundi contre une voie ferrée polonaise, qui met en évidence le risque sans précédent qui pèse sur les infrastructures de transport européennes. Les attaques de la Russie sont de plus en plus audacieuses. Nos infrastructures critiques ont besoin d’une protection accrue.

La rapidité de déplacement des forces armées européennes est essentielle pour la défense de l’Europe. Nous devons veiller à ce que les forces puissent être au bon endroit au bon moment.

La rapidité des déplacements dépend de nombreux facteurs : nos routes, tunnels et ponts peuvent-ils supporter le poids ? Existe-t-il suffisamment d’itinéraires désignés pour les déplacements militaires ? Disposons-nous d’un nombre suffisant de wagons plats, et quels documents administratifs devons-nous encore remplir lorsque nous voulons franchir une frontière pour nous entraîner ou en cas de crise ?

C’est très simple : plus nous pouvons déplacer nos forces rapidement, plus notre dissuasion et notre défense sont fortes. Nous devons parler de jours, et non de semaines, pour déplacer des troupes en Europe.

Certains pays exigent encore un préavis de 45 jours avant que les troupes d’autres pays puissent traverser leur territoire pour participer à des exercices, par exemple. Onze ans après l’annexion de la Crimée par la Russie, cela n’est tout simplement pas satisfaisant.

L’Agence européenne de défense a déjà identifié les solutions permettant d’harmoniser les procédures de passage des frontières, y compris les formalités douanières et les règles relatives au transport de marchandises dangereuses. Mais nous devons aller plus loin. C’est pourquoi, comme l’a déjà dit Henna, nous proposons aujourd’hui une série d’améliorations.

Premièrement, nous devons réduire les obstacles administratifs. À cette fin, nous proposons un nouveau mécanisme d’urgence à l’échelle de l’UE qui permet aux États membres d’assouplir les règles lorsque les forces armées doivent être déplacées rapidement à travers les frontières. Nous proposons également que des coordinateurs nationaux du transport militaire soient désignés dans chaque État membre.

Deuxièmement, le financement. La proposition de la Commission pour le prochain budget pluriannuel prévoit un investissement de 17 milliards d’euros dans les infrastructures de transport à double usage. Cela s’ajoute aux 1,5 % du PIB que les alliés de l’OTAN se sont engagés à consacrer aux investissements liés à la sécurité.

Il est essentiel d’investir dans les infrastructures. Si un pont ne peut pas supporter un char de 60 tonnes, nous avons un problème. Si une piste est trop courte pour un avion-cargo, nous ne pouvons pas ravitailler nos troupes. La mobilité militaire de l’UE ne fait pas double emploi avec les efforts de l’OTAN, au contraire, elle soutient les plans de défense de l’OTAN.

Comme nous l’avons souligné dans le livre blanc, nous souhaitons également étendre les corridors de mobilité militaire à l’Ukraine. Cela constituerait une garantie de sécurité, car nous pourrions ainsi apporter un soutien plus rapide en cas de besoin.

La mobilité militaire est une police d’assurance essentielle pour la sécurité européenne. On espère ne jamais avoir à l’utiliser à pleine capacité. Mais le fait de l’avoir à disposition garantit une dissuasion et une défense plus crédibles.