Dédicace des basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul

« Je puis te montrer les sépulcres des Apôtres, puisque, soit que tu ailles au Vatican, soit que tu te rendes sur la voie d’Ostie, tu trouveras les trophées (trópaia) de ceux qui fondèrent cette église. » Ces paroles du prêtre Caïus disputant avec Proclus, chef des Cataphrygiens à Rome, démontrent que, dès le IIe siècle, les chapelles funéraires élevées à la mémoire des deux Princes des Apôtres sur leurs tombeaux par le pape Anaclet, étaient considérées, même par les hérétiques, comme la double pierre angulaire de l’Église romaine ; le symbole de son apostolicité et de sa divine transcendance.

Il n’y a donc pas lieu de s’étonner si, à peine la paix eut-elle été octroyée à l’Église par Constantin, le pape Silvestre lui suggéra de faire, de ces deux principaux sanctuaires de la foi catholique, des édifices correspondants par leur majesté et par leur beauté à l’importance assumée par les deux tombeaux vis-à-vis de l’univers chrétien.

Le vœu du Pape fut bien accueilli par le fils de sainte Hélène, qui, sur la voie Cornelia comme sur la voie d’Ostie, érigea deux véritables domus regales, selon l’expression du Liber Pontificalis, resplendissantes d’or, et riches d’un patrimoine immobilier considérable qui s’étendait jusqu’en Orient.

La première chose que fit donc Constantin fut de blinder, pour ainsi dire, et de protéger d’un épais revêtement de bronze la chambre sépulcrale des deux apôtres. Il en résulta une sorte de cube de bronze ex aere cypro… ad caput, ped. V., ad pedes, ped. V, ad latus dextrum, ped. V, ad latus sinistrum, ped. V, subter, ped. V, supra, ped. V. Le biographe du pape Silvestre dans le Liber Pontificalis, nous assure naïvement qu’à l’intérieur de cette énorme masse de métal les deux loculi apostoliques avaient été mis en sûreté puisqu’il devenait impossible de les mouvoir : quod est immobile.

Sur l’un et l’autre sépulcres, le pieux Empereur déposa une grande croix d’or du poids de cent cinquante livres. Sur celle de saint Pierre se trouvait cette inscription : CONSTANTINVS AVG. ET HELENA AVG. HANC DOMVM REGALEM (auro decorant quam) SIMILI FVLGORE CORVSCANS AVLA CIRCVMDAT. Le Liber Pontificalis nous assure en outre que, sur la voie d’Ostie, Constantin fit de même pour le Docteur des Nations.

A propos des tombes apostoliques, il convient donc de distinguer deux monuments différents : la chambre sépulcrale, domus regalis, et la coruscans aula qui l’entourait, c’est-à-dire la basilique elle-même.

Le sanctuaire, — ad corpus, la domus regalis — c’est-à-dire les deux chambres sépulcrales, étaient devenues à peu près inaccessibles dès le temps du pape Hormisdas, si bien qu’il était à peine permis aux fidèles de faire descendre, pour les approcher du sépulcre, des voiles — brandea — à travers les ouvertures ou cateractae pratiquées dans la pierre tombale. Dans la basilique de Saint-Paul, sous l’autel papal, on voit encore la pierre constantinienne avec les trois ouvertures pratiquées au milieu pour le passage des voiles et des encensoirs votifs.

Les dimensions de la basilique constantinienne sur le sépulcre de saint Paul étaient un peu restreintes, à cause de la position même de la tombe apostolique qui se trouvait comme enfermée entre la voie d’Ostie et un autre iter vetus du côté du Tibre. Bien vite la nef se trouva donc trop étroite pour la foule des pèlerins qui s’y pressaient ; aussi en 386 les empereurs Valentinien II, Théodose et Arcadius, par une lettre au préfet de Rome Salluste, en ordonnèrent la reconstruction sur un plan nouveau et plus vaste. Conformément à ce nouveau plan, on laissa intact à sa place l’autel du pape Silvestre sur la tombe de l’Apôtre, mais on changea l’orientation de la basilique. Là où était l’entrée primitive, sur la voie d’Ostie, s’éleva au contraire l’abside du nouvel édifice, lequel fut prolongé d’une centaine de mètres du côté du Tibre ; et autour de l’entrée on ouvrit une grande cour ou paradysus au centre de laquelle saint Léon le Grand fit restaurer la fontaine rituelle, ou cantharus, pour les ablutions.

Cardinal Schuster

Les Russes vont attaquer plus tôt que prévu

Dans une interview au Frankfurter Allgemeine Zeitung, le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius avertit que la Russie pourrait attaquer dès 2028 :

« Nous citions 2029 comme date potentielle, mais les évaluations actuelles suggèrent que cela pourrait se produire dès 2028. Certains analystes militaires affirment que nous venons peut-être de vivre notre dernier été de paix. »

Donc, ou bien il n’y aura pas d’été en 2026 ni en 2027, ou bien les Russes vont attaquer non pas en 2028, mais avant l’été prochain.

Cette absurde remarque sur le « dernier été de paix » montre à quel point les eurocrates veulent établir un climat de peur. La Russie a pris la place du covid. La peur de la Russie va permettre de faire ce que l’on veut des citoyens terrifiés, et d’abord de leur faire accepter la baisse du niveau de vie et la destruction de l’économie : l’urgence absolue étant de déverser en permanence des dizaines de milliards en Ukraine, et de consacrer ce qui reste à nous armer jusqu’aux dents.

Malheureusement, comme pour le covid, il semble que ça fonctionne très bien. Les contestataires paraissent encore moins nombreux.

Clowns

Zelensky et Macron ont signé sur la base militaire de Villacoublay une « lettre d’intention » pour l’achat par l’Ukraine de jusqu’à 100 avions Rafale. Un « accord historique » qui prévoit l’achat « d’autres équipements de défense ».

Il s’agit donc de l’intention de Zelensky d’acheter des avions qui n’existent pas encore, qu’il faut des années à fabriquer, pour un coût d’au moins 10 milliards d’euros.

Payés par qui ? Pas par lui, en tout cas.

Zelensky venait de Grèce, où il a conclu un accord d’approvisionnement de gaz liquéfié (dont le premier fournisseur est… la Russie).

Demain il sera à Madrid pour de nouvelles affaires…

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Ursule fait savoir aux Etats membres que l’Ukraine aura besoin d’une aide d’au moins 135,7 milliards d’euros pour les deux prochaines années, dont le financement sera décidé au sommet des 18-19 décembre.

Alors, évidemment, 10 milliards de plus ou de moins…

Saint Grégoire le Thaumaturge

Monastère de Daphni, près d’Athènes, XIe siècle.

Voici un extrait du livre de saint Grégoire de Nysse sur la vie de saint Grégoire le Thaumaturge, évêque de Néocésarée. (La grand-mère de saint Grégoire de Nysse et de saint Basile, sainte Macrine l’Ancienne, avait été disciple de saint Grégoire le Thaumaturge, disciple d’Origène.) Cet extrait évoque le temps qui suivit immédiatement son ordination sacerdotale.

Une nuit, alors qu’il réfléchissait sur le discours de la foi et qu’il échafaudait des raisonnements de toutes sortes – car il y avait alors des gens qui falsifiaient la pieuse doctrine et, par l’habileté de leurs argumentations, rendaient souvent la vérité incertaine, même pour ceux qui la connaissaient bien –, alors donc qu’il veillait et réfléchissait à cela, lui apparut en vision un personnage âgé ayant l’aspect d’un homme, dont le vêtement manifestait le caractère sacré, qui annonçait une grande vertu par la grâce de son visage et la dignité de son maintien.

Frappé de stupeur à ce spectacle, il se leva de son lit et lui demanda qui il était et à quelle fin il venait. Celui-ci apaisa le trouble de sa pensée d’une voix douce et lui dit qu’il lui était apparu sur ordre de Dieu en raison des questions controversées autour de lui, pour que lui soit révélée la vérité de la foi pieuse. Lui reprit courage à ces paroles et le regarda avec joie et étonnement. Ensuite celui-ci, ayant tendu la main droite devant lui, comme pour lui montrer avec les doigts tendus ce qui apparaissait sur le côté, lui fit tourner le regard par sa main tendue et voir en face une autre apparition sous l’aspect d’une femme, bien supérieure à une apparition humaine. Lui, à nouveau frappé de stupeur, détourna son visage ; il était incapable de voir ce spectacle, car ses yeux ne pouvaient supporter l’apparition. Ce qu’il y avait de tout à fait extraordinaire dans cette vision, c’était, alors que la nuit était profonde, qu’une lumière brillait sur ceux qui lui étaient apparus, comme si une lampe brillante était allumée. Comme ses yeux ne pouvaient supporter l’apparition, il entendit ceux qui lui étaient apparus s’entretenir au cours d’une conversation sur l’objet de sa recherche ; grâce à eux, non seulement il fut instruit de la véritable connaissance de la foi, mais il reconnut grâce à leurs noms ceux qui lui étaient apparus, chacun d’entre eux appelant l’autre de son propre nom.

On dit en effet qu’il entendit celle qui était apparue sous l’aspect d’une femme exhorter l’évangéliste Jean à révéler au jeune homme le mystère de la vérité, et celui-ci lui répondre qu’il était prêt à accorder cela à la Mère du Seigneur, puisque ce lui était agréable. Ayant ainsi exposé la question de manière convenable et bien claire, ils disparurent ensuite de sa vue. Et lui aussitôt mit par écrit cette divine mystagogie et c’est d’après elle qu’il annonça ensuite la parole dans l’église ; il laissa à ses successeurs, comme un héritage, cet enseignement donné par Dieu. C’est grâce à lui que, jusqu’à ce jour, le peuple de chez eux, qui est resté exempt de toute hérésie, est initié aux mystères. Les paroles de cette mystagogie sont les suivantes :

Un seul Dieu, Père du Verbe vivant (qui est sagesse subsistante, puissance et caractère éternels), parfait Géniteur du parfait, Père du Fils seul-engendré. Un seul Seigneur, unique de l’Unique, Dieu de Dieu, caractère et image de la Divinité, Verbe agissant, Sagesse qui embrasse l’ordonnance de l’univers, et Puissance qui a faite toute la création, Fils véritable du Père véritable, invisible de l’Invisible, ineffable de l’Ineffable, immortel de l’Immortel, éternel de l’Éternel. Un seul Esprit saint, qui tient son existence de Dieu, et est apparu par le Fils (aux hommes) image parfaite du Fils parfait, vie, cause des vivants, sainteté, dispensateur de sanctification, dans lequel sont manifestés Dieu le Père, celui qui est au-dessus de tout et en tout, et Dieu le Fils, celui par qui sont toutes choses. Trinité parfaite, qui n’est divisée ni distinguée ni selon la gloire, ni selon l’éternité, ni selon la royauté. (Donc il n’y a rien de créé ni d’esclave dans la Trinité, ni de surajouté comme si cela n’existait pas auparavant, mais avait été introduit par la suite. Donc le Fils n’a jamais fait défaut au Père ni l’Esprit au Fils, mais la même Trinité est toujours immuable et sans changement.)