Mère Gabrièle

Le 4 novembre est en Russie le jour de l’unité nationale. Vladimir Poutine reçoit de très diverses personnalités au Kremlin et remet des décorations. La chaîne DiplomatRuTube publie aujourd’hui la vidéo d’un extrait particulier :

À l’occasion de la Journée de l’unité nationale, Vladimir Poutine a remis des distinctions honorifiques au Kremlin. Parmi les personnes récompensées figurait l’abbesse du monastère stavropiégial de la Nativité de la Mère de Dieu à Grodno, Mère Gabrièle. En recevant la médaille Pouchkine, Mère Gabrièle a prononcé des paroles émouvantes sur la foi, l’amour de la patrie, le courage de l’armée russe et la mission spirituelle de la Russie. « Le Seigneur vous a béni en vous désignant à la tête du navire de l’État, a-t-elle déclaré au président. — Que le Seigneur prolonge vos années de vie pour notre plus grande joie à tous et pour la gloire de la grande Russie orthodoxe. » Ce discours émouvant, ces émotions sincères et ce sens profond n’ont laissé personne indifférent dans la salle.

On peut activer la traduction automatique en français en cliquant sur le petit rectangle en bas à droite. C’est presque correct (sauf quand exarchat devient exorcisme…)

Demande d’asile

L’ancien député finlandais Ano Tutiainen s’installe à Moscou et dépose une demande d’asile en Russie.

Ano Tutiainen, 58 ans, a été député de 2019 à 2023. En 2020 il a été expulsé de son parti étiqueté populiste, le Parti des Finlandais, pour avoir publié sur Twitter la fameuse photo de George Floyd, coloré en rose avec comme légende : Pink Floyd.

Alors il a créé son parti : « Le pouvoir appartient au peuple ».

Il a refusé de se faire piquer contre le covid, et a refusé de porter un masque au Parlement.

Puis il a refusé de condamner la Russie. En 2023 il a participé au Forum économique de Saint-Pétersbourg, et il a été viré de son propre parti.

La souris qui rugissait

Lors d’une rencontre entre les ministres estonien et chinois des Affaires étrangères, « Tallinn a lancé un ultimatum à Pékin », nous apprennent les gazettes baltes.

Le ministre estonien, Margus Tsahkna, a déclaré :

« Si Pékin souhaite maintenir de bonnes relations avec l’Estonie, il doit cesser de soutenir la Russie. »

Le portail internet Inbox de la Lettonie voisine titre :

« Tallinn demande que la Chine choisisse entre l’Estonie et la Russie. »

C’est ce qui explique le mouvement de panique qui se répand à Pékin : c’est la première fois que la Chine reçoit un ultimatum d’une puissance qui n’a aucun bombardier mais peut déployer… deux brigades d’infanterie. En plus, la Chine, à pied, c’est loin…

Et pendant ce temps-là

La Russie, dont l’économie est détruite depuis 2022 grâce aux sanctions, est sur le point de lancer le premier exemplaire de sa nouvelle fusée Soyouz-5 (c’est la maquette qui est à droite des précédentes sur la photo).

Les éléments sont arrivés à Baïkonour et le premier test de lancement est prévu pour le 24 décembre.

Soyouz-5 est une fusée de 61,8 m de haut et 4,1 m de diamètre. Elle pèse 534 tonnes et est propulsée par le moteur le plus puissant qui ait jamais existé, développant une poussée de 726 tonnes.

Soyouz-5 (aux composants « eco-friendly ») aura une capacité d’emport deux fois supérieure à Soyouz-2 et sera une fois et demie plus économique. Il est prévu qu’elle entre pleinement en activité en 2028.