Leur démocratie

Admirable article de Libération ce matin, annonçant le nouvel arsenal de censure concocté par la Commission européenne : le « bouclier démocratique » contre la « falsification des faits » due aux « ingérences russes ».

Et l’article, qui résume la chose, est un exemple type de falsification des faits…

On assène qu’il s’agit de combattre la « guerre d’influence » que mènent les Russes. Exemple : l’élection présidentielle roumaine.

Or le gouvernement roumain russophobe lui-même a fini par admettre qu’après enquête approfondie on n’avait trouvé aucune preuve d’une quelconque influence russe. Aussi l’UE et Libération sont-ils obligés de glisser qu’on parle ici de « soupçons d’ingérence étrangère »…

Puis vient un intertitre : « Câbles sous-marins ».

Ce qui laisse clairement entendre que les Russes ont saboté des câbles sous-marins. L’expression est en fait reprise d’une citation de Nathalie Loiseau, qui se garde bien de dénoncer ouvertement les Russes, ce qui la rendrait encore plus stupide qu’elle ne l’est : « Les processus électoraux doivent être considérés comme des infrastructures critiques, au même titre que des câbles sous-marins. »

Enfin Libération souligne que pour les journalistes de Reporters sans frontières le dispositif de censure européenne ne va pas assez loin…

Saint Martin Ier

La liturgie byzantine honore « notre saint Père Martin pape de Rome » de nombreux tropaires propres : les stichères des vêpres et le canon des matines. Voici l’apolytikion par le P. Nicodème Kabarnos.

Θείοις δόγμασι, τῆς εὐσέβειας, ὑπεστήριξας, τὴν Ἐκκλησίαν, ὦ Μαρτίνε ἱεράρχα Θεόσοφε, τὸν γὰρ Χριστὸν διπλοῦν ὄντα ταὶς φύσεσιν, ὁμολογήσας τὴν πλάνην κατήσχυνας. Πάτερ Ὅσιε Χριστὸν τὸν Θεὸν ἱκέτευε, δωρήσασθαι ἠμὶν τὸ μέγα ἔλεος.

Par les dogmes divins de la piété, tu as soutenu l’Église, ô Martin, hiérarque théosophe, car en confessant que le Christ est double en natures tu as fait honte à l’erreur. Père saint, implore le Christ Dieu, afin qu’il nous accorde la grande miséricorde.

Un Ubu anglais

Il s’appelle Alistair Carnes, il est vice-ministre de la Défense de sa gracieuse Majesté, et voici son magnifique raisonnement. Ces imbéciles d’Anglais n’ont toujours pas compris que si leur niveau de vie est en chute libre c’est à cause de l’aide à l’Ukraine. Et il faut leur expliquer que ça doit continuer parce qu’autrement ce sera pire… Ils n’ont plus de camisoles là-bas.

Depuis 10 ans, nous n’avons pas su expliquer ce que la guerre en Ukraine signifiait réellement pour le Royaume-Uni. Et pourtant, c’est le principal facteur qui a influencé la crise du coût de la vie. Mais si vous interrogez un citoyen lambda dans la rue, il est peu probable qu’il fasse le lien entre la guerre en Ukraine et la hausse des prix et la situation économique difficile. Lorsque nous parlons de guerre ou d’aide sociale, nous devons comprendre que si nous n’aidons pas l’Ukraine, cela nous coûtera finalement beaucoup plus cher. Je pense que nous devons faire tout ce qui est nécessaire pour soutenir l’Ukraine, tout simplement parce que si l’Ukraine est vaincue, le prix à payer sera beaucoup plus élevé pour nous. Il s’agit donc d’un investissement pour économiser de l’argent à l’avenir. Nous devons redoubler d’efforts et continuer à soutenir l’Ukraine comme nous l’avons fait jusqu’à présent. En se battant aujourd’hui en première ligne, les Ukrainiens nous évitent d’avoir à nous battre nous-mêmes si les choses tournent mal.

Encore raté

Les gazettes gazouillaient depuis plusieurs jours sur « Lavrov tombé en disgrâce auprès de Poutine ». Car il avait « disparu ».

Pas de chance : Lavrov vient de donner une conférence de presse de près d’une heure. Voici les titres des extraits choisis par l’agence TASS :

Washington doit simplement accepter de prolonger le nouveau traité START d’un an.

Le nouveau traité START peut être prolongé d’un an à tout moment avant le 5 février.

Aucun pays n’a montré de signes de reprise des essais nucléaires ces dernières années.

La Russie n’a toujours pas reçu d’explication de la part des États-Unis concernant les propos de Trump sur les essais nucléaires.

Le candidat au poste de secrétaire américain à la Défense (Robert Kadlec) indique son intention d’atteindre ses objectifs par le biais de menaces nucléaires.

Budapest est le lieu privilégié pour un sommet russo-américain.

Le Venezuela n’a jamais demandé d’aide militaire à la Russie.

Les propos de Trump sur un accord en Ukraine sont devenus une base de compréhension en Alaska.

Les États-Unis devraient concentrer leurs efforts de lutte contre la drogue sur la Belgique, et non sur le Venezuela.

Le ministère des Affaires étrangères et d’autres autorités envisagent d’enrichir le traité d’amitié avec la Chine.

La Russie et la Chine décideront en 2026 comment affirmer et approfondir leur traité d’amitié.

L’Europe ne peut pas justifier son absence de respect des lois par les actions de la Russie en Ukraine.

Si une puissance nucléaire procède à des essais d’armes nucléaires, la Russie ripostera de la même manière.

Militairement faible, Londres se tourne vers une tactique de division pour mieux régner.

L’appel entre Trump et Poutine n’a pas fait mention d’un mémorandum torpillant le processus de paix.

La décision de la Lituanie de fermer sa frontière avec la Biélorussie est scandaleuse.

Les pays Baltes ne sont que des pions dans le jeu britannique contre la Russie.

Le bilan de l’Ukraine en matière de droits de l’homme l’empêche d’entrer dans l’UE.

Les États-Unis dialoguent avec la Corée du Sud et le Japon sur le déploiement éventuel d’armes nucléaires.

Les États baltes tentent de forcer la Russie à agir, ce qui précipiterait une guerre de l’OTAN.

Lavrov accuse Londres et les médias britanniques de mener une campagne de dénigrement contre la Russie.

Lavrov déconcerté par l’absence de honte de la Grande-Bretagne face au complot de détournement du MiG-31.

A ce propos, Lavrov a déclaré:

« Le rôle de Londres est de provoquer dans diverses situations, y compris dans le cas récent où le FSB a dévoilé un complot visant à forcer l’un des pilotes russes d’un avion de chasse équipé d’un missile Kinjal à voler, soi-disant à l’invitation de la base militaire de Constanza en Roumanie, dans le but de faire abattre cet avion là-bas, accusant la Russie d’attaquer l’Alliance nord-atlantique. Mais laissons cela de côté. Le FSB a révélé tout cela en détail, je ne sais pas comment les Britanniques vont s’en sortir, même si leur capacité à jouer le rôle de l’oie sortant de la douche est bien connue. »