De la Sainte Vierge le samedi

Quisnam tuum éloqui splendórem póterit, o María ? Quisnam porténtum, quod ipsa es, enarráre verbis áudeat ? Quisnam magnificéntiam tuam effári se posse confídet ? Tu hóminum exornásti natúram ; tu Angelórum órdines superásti ; tu fulgóres Archangelórum obtenebrásti ; tu dénique omnem creatúram longe transgréssa es : quippe quæ præ omni creatúra enituísti puritáte ; et ómnium creaturárum Conditórem in te excepísti ; ipsúmque et sinu tuo gestásti, et genuísti ; et sola ex ómnibus creatúris Dei Mater effécta es.

Qui donc pourrait exprimer ta beauté resplendissante, ô Marie ? Qui oserait raconter avec des mots humains ce prodige que tu es ? Qui pourrait se targuer de pouvoir dire ta magnificence ? C’est toi qui as embelli la nature des hommes, toi qui as surpassé les chœurs des anges, toi qui as obscurci l’éclat des archanges, c’est toi enfin qui l’as emporté de loin sur toute créature. Car, plus que toute créature, tu as resplendi par ta pureté, et le Créateur même de toutes les créatures, tu l’as reçu en toi, tu l’as porté en ton sein et mis au monde ; seule, parmi toutes les créatures, tu es devenue la Mère de Dieu.

2e homélie de saint Sophrone de Jérusalem sur l’Annonciation, leçon des matines.

Grande Icône (1,92 m) de la Mère de Dieu du Signe, du monastère de la Transfiguration de Iaroslavl, début du XIIIe siècle, aujourd’hui à la Galerie Tretiakov.

Une sanction de plus

La Commission européenne annonce qu’elle a décidé hier, avec effet dès aujourd’hui, la fin des visas à entrées multiples pour les Russes. « Cela signifie qu’ils devront demander un nouveau visa chaque fois qu’ils souhaitent se rendre dans l’Union européenne. » La Commission a dû confirmer ensuite la précision de l’agence TASS que la mesure n’est pas rétroactive et que les visas à entrées multiples existants restent valables.

Mais cela ne concerne que les méchants Russes. Des exceptions seront faites « pour les dissidents, les journalistes indépendants, les défenseurs des droits de l’homme, les représentants d’organisations de la société civile ou d’autres catégories vulnérables, ainsi que les membres de leur famille proche ». La Commission européenne assume pleinement la discrimination à la tête du client.

L’ineffable Kaja Kallas a souligné que l’entrée dans l’UE est « un privilège, et non une chose acquise ». Et elle n’a pas craint de lier la décision au fait que l’UE est confrontée à « des perturbations et des sabotages sans précédent causés par des drones sur son territoire ». Sic. Evidemment sans fournir le moindre indice qui relierait les drones aux Russes, ni d’ailleurs préciser quels sont ces « sabotages »…

(Et c’est évidemment une sanction boomerang de plus, puisque si par hasard elle est efficace, elle pénalisera les pays où les touristes russes viendront moins…)

La dictature « antiraciste » s’aggrave

La mise en examen de Jean-Eudes Gannat pour ce tweet anodin marque une accélération à la britannique dans la répression du politiquement correct.

Jean-Eudes Gannat a été mis en garde à vue hier. Il y est resté pendant plus de 24 heures, a été mis en examen pour « incitation à la haine raciale », et déféré en vue d’une comparution immédiate. Sic.

« Un cap a été franchi dans la censure. Le Parquet d’Angers compromet gravement le peu de confiance qu’on est encore en droit d’attendre de l’institution judiciaire », commente son avocat.

Addendum

Jean-Eudes Gannat a été libéré après 36 heures dans les locaux de la police et de la justice. Il sera bien jugé pour « incitation à la haine raciale », le 6 mai 2026.

La Tchéquie change

Le gagnant des élections tchèques Andrei Babis a conclu un accord de coalition entre son parti ANO et, je cite Le Monde parce que c’est savoureux, « la formation prorusse et nationaliste Liberté et démocratie directe (SPD) et les masculinistes antiécologistes du Parti des motoristes en vue de former un nouveau gouvernement profondément eurosceptique dans ce pays d’Europe centrale ». « Andrei Babis et ses alliés d’extrême droite », disait le titre.

Les observateurs constatent que les négociations ont été très rapides, signe que l’accord devrait être solide. Babis devrait devenir Premier ministre au début du mois prochain.

Premier signe du changement : le nouveau président du Parlement, Tomio Okamura (président de Liberté et démocratie directe) a fait enlever le drapeau ukrainien de la façade du Parlement, hier, dès son premier jour, et a publié la vidéo sur les réseaux sociaux, avec son commentaire : « La Tchéquie d’abord. »

La folie trans

Elon Musk a rapporté, dans un podcast de Joe Rogan, qu’un de ses amis avait dû fuir la Californie pour empêcher que l’on fasse de sa fille de 14 ans un faux garçon.

« J’avais un ami qui vivait dans la baie de San Francisco, et ils ont essayé de transgenrer sa fille. L’école a littéralement envoyé la police chez lui pour lui enlever sa fille. »

La Californie est officiellement un « sanctuaire » pour les traitements transgenres. La loi donne aux tribunaux une compétence d’urgence si un mineur veut suivre ces traitements et en est empêché.

Dans ce cas, c’est l’école qui a alerté la police.

« L’école et l’État de Californie ont conspiré pour monter sa fille contre lui et la forcer à prendre des médicaments qui auraient changé sa vie, l’auraient stérilisée et auraient eu des effets irréversibles. »

« Mais il a réussi à convaincre la police de ne pas lui retirer sa fille immédiatement, et cette nuit-là, il a pris un avion pour le Texas. » Un an après, l’adolescente est normale et à l’aise dans son sexe.

« Ce n’était pas normal », conclut Musk.

Rogan a cité un rapport de Colin Wright sur la « contagion sociale » qui a conduit à l’épidémie transgenre. « Quand vous avez neuf enfants dans un groupe d’amis et qu’ils décident tous ensemble de devenir transgenres, quelque chose ne va pas. Ce n’est pas statistiquement possible. »

LifeSiteNews rappelle que dans une récente interview, Jeff Younger a décrit ce qu’il a ressenti quand son fils lui a été enlevé pour « changer de sexe » : « Savoir ce qui est fait à son enfant et être incapable d’intervenir, c’est comme être attaché à une chaise pendant qu’il est victime d’abus sexuels, incapable de réagir. En bref, c’est une souffrance propre à notre culture folle, captive des LGBT. »

La famille habitait au Texas. Lorsque la Californie est devenue un « sanctuaire » transgenre, la mère a enlevé son fils et l’a conduit dans cet Etat pour qu’il devienne une fille. L’affaire a fait du bruit au Texas, car il y avait eu plusieurs décisions de justice donnant raison à la mère et lui confiant la garde de son fils. En 2022, le gouverneur du Texas Greg Abbott a ordonné aux services de protection de la famille de considérer tout traitement transgenre de jeunes comme un abus sur mineur.