La dictature de l’UE

Hier International Reporters a publié un article dénonçant le licenciement du journaliste italien Gabriele Nunziati de l’agence Nova parce qu’il avait osé poser à la Commission européenne une « question complètement inappropriée et incorrecte », selon l’agence. Le journaliste demandait simplement si Israël devra financer la reconstruction de Gaza comme l’UE s’engage à financer la reconstruction de l’Ukraine.

Deux heures après la publication de cet article, la vice-présidente italienne du Parlement européen, Pina Picierno, demandait à la Commission européenne de placer l’agence International Reporters et tous ses collaborateurs sur la liste des sanctions européennes, autrement dit son interdiction au même titre que les médias russes. « Une confirmation explicite de ce que rapporte l’article qui dénonçait une dérive autoritaire des institutions européennes, un climat de haine envers les journalistes gênants et un racisme envers le peuple russe », réagissait International Reporters.

Leur Europe

Vu sur Euractiv.

Dans la rubrique « Santé » : comment tuer plus de bébés. La commission des Droits de la femme du Parlement européen a voté par 26 voix contre 12 en faveur de la création d’un mécanisme permettant « d’aider les femmes contraintes de se rendre à l’étranger pour interrompre leur grossesse ».

Le Parlement européen votera en décembre une résolution sur le sujet. Laquelle sera transmise à la Commission.

Si la Commission prend la décision de subventionner le tourisme abortif, elle agira une fois de plus en violation du traité européen et du fameux état de droit. Mais c’est devenu une habitude.

*

Cela s’ajoutera au « prêt de réparation » basé sur les 140 milliards d’euros d’actifs souverains russes immobilisés, qui provoquera une riposte russe immédiate.

Ce n’est pas seulement la guerre contre la Russie jusqu’au dernier Ukrainien, c’est jusqu’à la faillite totale de l’UE.

De la férie

Le martyrologe se termine ainsi :

Lemóvicis, in Aquitánia, sancti Leonárdi Confessóris, qui fuit beáti Remígii Epíscopi discípulus. Hic, nóbili génere ortus, solitáriam vitam delégit, et sanctitáte ac miráculis cláruit; ejúsque virtus præcípue in liberándis captívis enítuit.

« A Limoges, en Aquitaine, saint Léonard confesseur, disciple du bienheureux évêque Remi. De noble famille, il embrassa la vie solitaire et brilla par ses miracles et sa sainteté. Sa puissance se manifesta particulièrement dans la délivrance des captifs. »

Selon sa Vita du XIe siècle, Léonard fut converti en même temps que Clovis, auquel il demanda le droit de visiter les prisonniers et de libérer ceux qu’il jugeait dignes de l’être.

Refusant l’épiscopat, il se fit moine à l’abbaye Saint-Mesmin près d’Orléans, puis ermite dans le Limousin, où il eut de nombreux disciples (dont des prisonniers qu’il avait libérés). Le roi lui donna des terres à Noblat, où il fonda un monastère.

L’abbaye de Noblat et le village construit à côté, qui prit le nom de Saint-Léonard-de-Noblat, devinrent une étape du pèlerinage de Compostelle, et le culte de saint Léonard se répandit en Europe.

Saint Léonard libérant des prisonniers, Vita du XIIIe siècle, Bibliothèque nationale de France.

Tombeau de saint Léonard.

О, Всепетая Мати

O Mère digne de toute louange, tu as enfanté le Verbe plus saint que tous les saints ! (3 fois) Reçois maintenant notre offrande ; délivre-nous de tout mal, et préserve du châtiment futur ceux qui te crient : Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

Le 13e kondak de l’Acathiste, devenu hymne mariale à part entière en Russie, par le chœur féminin de l’Académie de théologie de Saint-Pétersbourg, mis en ligne pour la fête de l’icône de la Mère de Dieu de Kazan (4 novembre), que l’on voit à la fin.

Gleeden remet ça

On avait déjà eu : « Etre fidèle à deux hommes c’est être deux fois plus fidèle », ou « Qui a dit que tous les partenaires devaient être officiels ? » Voici la nouvelle affiche du « premier site de rencontres extra-conjugales pensé par des femmes ». Toujours avec la pomme croquée, bien sûr.

La réaction du psychopédagogue Yves Demoulin (université de Mons, université de Lausanne) sur Facebook :

« Contrairement à l’antidépresseur, l’amant ne coûte rien à la Sécu. » Voilà la punchline de la campagne Gleeden – une accroche cynique qui minimise la souffrance et théâtralise la transgression. Mais elle est fausse.
Les infections sexuellement transmissibles ont fortement augmenté ces dernières années : dépistage, soins et complications pèsent sur les dépenses de santé. Et les conséquences psychiques de l’infidélité – culpabilité, dissonance morale, stress chronique, traumatismes relationnels – génèrent elles aussi une demande de prise en charge en santé mentale.
Autrement dit : l’amant coûte à la Sécurité sociale – en médecine, en prévention et en santé mentale. Présenter l’infidélité comme une « solution » relève non seulement du mauvais goût, mais favorise la banalisation d’une souffrance réelle et l’affaiblissement des réponses sanitaires.
Nous ne devons pas laisser la publicité détourner le vocabulaire médical ni ridiculiser les traitements. Plutôt que d’applaudir la provocation, exigeons une communication responsable, un meilleur accès au dépistage et des dispositifs renforcés pour la santé mentale. »