213 milliards d’euros de gaz russe

Extraits d’un article de Reuters : « Comment les alliés européens de l’Ukraine alimentent l’économie de guerre de la Russie ». On remarque que la plus forte augmentation des importations de gaz russe est française (en grande partie pour l’Allemagne…).

Depuis 2022, l’Union européenne a réduit d’environ 90 % sa dépendance à l’égard de la Russie, autrefois son principal fournisseur. Elle a néanmoins importé pour plus de 11 milliards d’euros d’énergie russe au cours des huit premiers mois de cette année.

Sept des 27 pays membres de l’UE ont augmenté la valeur de leurs importations par rapport à l’année précédente, dont cinq pays qui soutiennent l’Ukraine dans la guerre. La France, par exemple, a vu ses achats d’énergie russe augmenter de 40% pour atteindre 2,2 milliards d’euros, tandis que les Pays-Bas ont enregistré une hausse de 72% pour atteindre 498 millions d’euros.

Le ministère français de l’Énergie a déclaré à Reuters que la valeur des importations énergétiques russes de la France avait augmenté cette année, car elle approvisionnait des clients dans d’autres pays, sans toutefois nommer ces pays ou ces entreprises. Selon les analystes de Kpler, les données du marché du gaz suggèrent qu’une partie des importations russes de la France est ensuite acheminée vers l’Allemagne.

Le gouvernement néerlandais a déclaré que, bien qu’il soutienne les projets de l’UE visant à supprimer progressivement l’énergie russe, tant que ces propositions ne seront pas inscrites dans la législation européenne, il est impuissant à bloquer les contrats existants entre les entreprises énergétiques européennes et les fournisseurs russes.

La Commission européenne a refusé de commenter les données relatives aux importations de 2025.

Les importations totales d’énergie russe par l’Union européenne depuis 2022, date à laquelle la Russie a envahi l’Ukraine, s’élèvent à plus de 213 milliards d’euros, selon les données de la CREA.

Ce montant est bien supérieur à celui que l’UE a dépensé pour aider l’Ukraine au cours de la même période, même si elle a été le plus grand bienfaiteur du pays : selon l’Institut Kiel, un groupe de réflexion économique allemand, le bloc a alloué 167 milliards d’euros d’aide financière, militaire et humanitaire à Kiev.

TotalEnergies a déclaré à Reuters qu’elle continuait à s’approvisionner auprès de l’usine russe de Yamal dans le cadre de contrats qui ne pouvaient être suspendus sans sanctions officielles de l’UE. La société maintiendra ses approvisionnements tant que les gouvernements européens jugeront le gaz russe nécessaire à la sécurité énergétique, a-t-elle ajouté.

Ronald Pinto, analyste principal en recherche sur le gaz chez Kpler, a déclaré que les entreprises hésitaient à risquer des amendes pour avoir manqué à leurs engagements contractuels sans la couverture juridique solide d’une interdiction européenne du GNL russe.

« En fin de compte, ce sont les acteurs du marché qui achètent ce GNL, et non les pays, et pour la plupart, ils respectent leurs contrats à long terme », a-t-il ajouté.

M. Pinto a déclaré que des études sur la dynamique des flux suggéraient que les importations françaises de GNL russe transitaient souvent par pipeline vers la Belgique pour ensuite atteindre l’Allemagne, où la demande des utilisateurs industriels est forte.

La Pologne revient…

Le président polonais Karol Nawrocki a envoyé une lettre à Ursule dans laquelle il avertit que la Pologne ne participera à aucun plan de l’UE visant à transférer des migrants en situation irrégulière dans le pays : « Je ne consentirai pas à la mise en œuvre du pacte sur la migration et l’asile en Pologne. »

Le ministre de l’Intérieur, qui est pourtant du gouvernement Tusk, dit lui aussi que qu’il rejette toute disposition obligeant les États membres à relocaliser les migrants.

Réaction de Viktor Orban :

« L’Europe est en train de basculer : le président Nawrocki refuse de mettre en œuvre le pacte migratoire en Pologne. Nous le refusons aussi. Nous sommes désormais deux. Si un troisième nous rejoint, ce sera déjà une rébellion. »

Un bon résumé de la politique d’Ursule

Le Parlement européen a rejeté hier, sans surprise, deux motions de censure contre Ursule, puisqu’une large majorité des élus est de la même farine avariée. Pourrie, plutôt. Parmi les interventions en défense des motions de censure, celle d’Ewa Zajączkowska a été remarquée. Ewa Zajączkowska, membre du groupe Europe des nations souveraines (à majorité AfD), est en Pologne la porte-parole du parti Confédération Liberté et Indépendance.

Saint François Borgia

Dómine Iesu Christe, veræ humilitátis et exémplar et prǽmium : quǽsumus, ut, sicut beátum Francíscum in terréni honóris contémptu imitatórem tui gloriósum effecísti, ita nos ejúsdem imitatiónis et glóriæ tríbuas esse consórtes.

Seigneur Jésus-Christ, vous qui êtes le modèle et la récompense de la véritable humilité, et qui avez fait du bienheureux François votre glorieux imitateur dans le mépris des honneurs terrestres, accordez-nous la grâce de l’imiter et de partager sa gloire.

On trouvera sur mon blog les quelque 17 notices que j’ai consacrées à cet étonnant personnage qu’était le saint de la famille Borgia, dont celle-ci qui résume bien sa vie (à compléter avec celle-ci).

Le martyrologe évoque d’autre part deux martyrs dont le calendrier byzantin fait également mémoire :

A Nicomédie, les saints martyrs Eulampe et sa sœur Eulampie, vierge. Cette dernière apprenant que son frère était torturé pour le Christ, se jeta au milieu de la foule, embrassa son frère et se joignit à lui comme compagne de son supplice : tous deux furent plongés dans une chaudière d’huile bouillante, mais n’en éprouvèrent aucun mal. Enfin avec deux cents autres qui, à la vue de ce miracle avaient cru au Christ, ils eurent la tête tranchée et consommèrent leur martyre.

C’était lors de la persécution de Maximien, le successeur de Dioclétien. Les chrétiens de Nicomédie s’étaient réfugiés dans les montagnes. Un jour Eulampe fut chargé de porter du pain à ceux qui s’étaient cachés dans la ville. Voyant sur un mur l’ordre de l’empereur de mettre à mort les chrétiens, il le déchira. Il fut arrêté et torturé. Quand sa sœur l’apprit elle vint le retrouver et fut également torturée.

Fragment d’une icône ménologe du mois d’octobre, XVIIe siècle, Académie théologique de Moscou.