Preces pópuli tui, quǽsumus, Dómine, cleménter exáudi : ut beáti Marcélli Mártyris tui atque Pontíficis méritis adjuvémur, cujus passióne lætámur.
Nous vous supplions, Seigneur, d’exaucer, dans votre clémence, les prières de votre peuple, afin que nous soyons aidés par les mérites du bienheureux Marcel, votre Martyr et Pontife, dont la passion est pour nous une source de joie.
Autre traduction :
Nous vous en prions, Seigneur, écoutez avec clémence les prières de votre peuple : afin que nous soyons aidés par les mérites du bienheureux Marcel, votre évêque et martyr, dont la passion est pour nous un sujet de joie.
On n’ose pas traduire littéralement : « Nous nous réjouissons de sa passion ». C’est pourtant ainsi que se manifeste vraiment le paradoxe chrétien : nous nous réjouissons du martyre, parce que la mort d’un saint qui confesse la vraie foi est en effet source de joie, comme dit la première traduction, de même que la mort du Christ sur la croix est la source de notre joie éternelle.
C’est la seule oraison du missel qui dise cela, et c’est sans doute pourquoi Pie XII l’a gardée quand il a créé un commun des papes.
Sur saint Marcel voir aussi :
• L’épigraphe de saint Damase.
Et le martyrologe de ce jour évoque aussi, notamment, saint Honorat de Lérins et d’Arles.
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