De la férie

Le martyrologe commence ainsi :

A Rome, sur la voie Cornélienne, les saints martyrs Marius et Marthe, son épouse, et leurs enfants Audifax et Abachum, persans de noble origine. Au temps de l’empereur Claude, ils étaient venus à Rome pour y prier. Marthe, après avoir enduré la bastonnade, le chevalet, les flammes, les ongles de fer, l’amputation des mains, fut noyée au lieu-dit « La Nymphe » ; les autres furent décapités, et on brûla leurs corps.

Leurs reliques, transférées en 752 à l’abbaye de Prüm en Allemagne, y sont vénérées sous le nom des « trois saints docteurs », la tradition disant que Marius et ses deux fils étaient médecins. Les corps avaient été brûlés, mais une fidèle nommée Félicité recueillit les restes et les enterra à Tenuta di Boccea. C’était le 20 janvier 270. Leur fête (dont il reste la mémoire) fut avancée au 19 parce que le 20 c’était la fête de saint Sébastien.

Illustration des Vies des saints de Dimitri de Rostov (né près de Kiev en 1651, devenu métropolite de Rostov), édition populaire de 1904 (un gros volume par mois). C’est au 6 juillet, après saint Sisoès. Curieusement, alors que ces martyrs ne sont guère vénérés en Russie, ils ont le droit à une illustration pleine page, ce qui est très rare…


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