Gaz : d’une dépendance l’autre

Le Conseil européen a donné son accord définitif à l’interdiction de toute importation de gaz russe d’ici fin 2027 (le GNL dès la fin 2016), sous peine d’énormes sanctions.

La Hongrie et la Slovaquie ont voté contre, et la Bulgarie s’est abstenue.

Le ministre hongrois des Affaires étrangères a aussitôt déclaré que la Hongrie engagera une procédure devant la Cour de Justice de l’UE dès que le document sera publié. Il souligne :

Le plan REPowerEU repose sur une astuce juridique, présentant une mesure de sanction comme une décision de politique commerciale afin d’éviter l’unanimité. Cela va complètement à l’encontre des propres règles de l’UE. Les traités sont clairs : les décisions relatives au mix énergétique relèvent de la compétence nationale.

Le Conseil européen se vante de construire ainsi « un marché de l’énergie plus fort, plus résilient et plus diversifié ».

En réalité, l’UE passe d’une dépendance au gaz russe bon marché à la dépendance au gaz de schiste américain plus cher.

Avant la guerre en Ukraine, la part du gaz russe était de 40%. Aujourd’hui, la part du gaz américain a dépassé les 40% et devrait donc dépasser les 60% en 2028…

Addendum. La Slovaquie annonce qu’elle va également porter l’affaire devant la Cour de Justice de l’UE.


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