La petite Kallas sait comment faire (sans rire)

La potiche estonienne de la « diplomatie européenne » a expliqué ce matin sur Europe Today que les efforts de paix concernant l’Ukraine risquaient de renforcer l’agression russe si Moscou n’était pas contraint de faire de réelles concessions. Elle a les moyens de les faire reculer…

D’abord si ça n’avance pas c’est à cause des négociateurs russes : « Ils n’ont pas vraiment de personnes sérieuses à cette table (sic). Je ne m’attends pas à ce que ce cycle de négociations débouche sur quoi que ce soit. »

« Nous n’avons vu que ce que les Ukrainiens sont prêts à concéder pour mettre fin à cette guerre (quoi donc ?). Nous n’avons vu aucune concession du côté russe. »

« C’est aux Ukrainiens de décider du type de concessions qu’ils sont prêts à faire. » Mais les Russes « exigent un maximum absolu puis présentent des menaces, des ultimatums, utilisent la force. » Sic.

Bien sûr il est nécessaire que des Européens participent à la négociation. « La question n’est pas de savoir qui le fera, mais plu­tôt de savoir comment et ce que nous voulons obtenir. Si les Russes pensent qu’ils obtiennent le maximum d’objectifs de la part des Américains, pourquoi voudraient-ils parler aux Européens ? Nous ne ferons que poser des exigences pour eux. C’est pourquoi nous devons redoubler d’efforts pour les mettre dans une position où ils passeraient d’un simulacre de négociations à de véritables négociations. »

Magnifique. On commence quand ?

Nathalie Loiseau jusqu’au dernier Ukrainien

Elle a été ministre des Affaires européennes, elle est député européen et « présidente de la commission spéciale sur le bouclier européen de la démocratie » (sic) au Parlement européen après avoir été coordonnatrice du groupe Renew Europe au sein de la « commission spéciale sur l’ingérence étrangère dans l’ensemble des processus démocratiques de l’Union européenne, y compris la désinformation » (sic), elle est membre du conseil du lobby européiste ECFR financé par Soros. Les négociations sur l’Ukraine, dit-elle, c’est mauvais, « ça tape sur le moral des Ukrainiens » : il ne faut pas parler de cela, il faut continuer la guerre… (Sur la chaîne LCP avant-hier soir.)

Sainte Scholastique

Un répons des matines (de l’antiphonaire monastique de 1934), par les bénédictines de Petersham (Massachusetts).

℟. In columbæ specie Scholasticæ anima visa est, fraterna mens lætata est hymnis et immensis laudibus : * Benedictus sit talis exitus, multo magis talis introitus !
. Totus coelesti gaudio perfusus remansit pater Benedictus. * Benedictus sit talis exitus, multo magis talis introitus !
Gloria Patri…
Benedictus…

℟. Scholastique parut sous la forme d’une colombe ; l’âme de son frère témoigna son allégresse par des hymnes et d’immenses louanges : * Béni soit ce départ ! mais bien plus encore soit bénie cette entrée !
. Le vénérable Père Benoît demeura tout inondé d’une joie céleste. * Béni soit…

Ce répons fait écho à la fin de l’histoire de sainte Scholastique par saint Grégoire le Grand :

Cum ecce post triduum in cella consistens, elevatis in aëra oculis, vidit ejusdem sororis suae animam de corpore egressam, in columbae specie coeli secreta penetrare. Qui tantae ejus gloria congaudens, omnipotenti Deo in hymnis et laudibus gratias reddidit, ejusque obitum fratribus denuntiavit. Quos etiam protinus misit, ut ejus corpus ad monasterium deferrent, atque in sepulchro, quod sibi ipsi paraverat, ponerent. Quo facto, contigit ut quorum mens una semper in Deo fuerat, eorum quoque corpora nec sepultura separaret.

Trois jours après, étant dans sa cellule, et ayant élevé les yeux en l’air, il vit l’âme de sa sœur, sortie de son corps, et qui, sous la forme d’une colombe, pénétrait les hauteurs secrètes du ciel. Ravi de joie pour la gloire dont elle était entrée en possession, il rendit grâces au Dieu tout-puissant par des hymnes et des cantiques, et annonça aux frères le trépas de Scholastique. Il les envoya aussitôt au lieu qu’elle avait habité, afin qu’ils apportent le corps au monastère, et qu’il soit déposé dans le tombeau qu’il s’était préparé pour lui-même. Il arriva ainsi que ceux dont l’âme avait toujours été unie en Dieu ne furent pas séparés par la sépulture.

Tuez les Russkoffs !

La jeune femme est Triinu Perve, une Estonienne qui récolte des fonds pour l’armée ukrainienne et se rend sur le front pour livrer des véhicules, des drones, etc.

Son T-shirt dit : « Tuez les Russkoffs », encore que Rusnia soit plus insultant que notre vieux « Russkoff ». C’est comme si elle portait un T-shirt disant « Tuez les youpins », ou « Tuez les bougnoules »… Et dans le dos il y a les armes pour tuer les Russkoffs, ceux qui sont près, ceux qui sont loin, et pour tuer beaucoup de Ruskoffs.

Mais en Estonie il n’y a aucun racisme, aucun crime de haine, à inciter ouvertement à tuer les Russes. Avec les mots « Live » et « Love » au-dessus…

En fait ce T-shirt est ukrainien. De la marque Range Rocks, ouvertement néonazie dans l’orbite du bataillon Azov.