Les lundis, mercredis et vendredis de carême, sauf aux quatre temps, on chante le trait entendu pour la première fois à la messe du mercredi des Cendres. C’est une pièce émouvante par son caractère très marqué d’imploration, qui s’accroît encore avec le verset Adjuva nos où tout le monde s’agenouille pour demander l’aide du Seigneur, que pour la gloire de son nom il nous délivre du mal et nous pardonne nos péchés. Voici ce trait, qui « semble avoir été introduit dans la liturgie par le pape Hadrien Ier, qui ordonna de le réciter à la demande de Charlemagne », selon le cardinal Schuster, mais qu’on ne trouve pas, dans sa forme actuelle, dans les manuscrits antérieurs au XIIe siècle.
Dómine, non secúndum peccáta nostra, quæ fécimus nos : neque secúndum iniquitátes nostras retríbuas nobis.
℣. Dómine, ne memíneris iniquitátum nostrarum antiquarum : cito antícipent nos misericórdiæ tuæ, quia páuperes facti sumus nimis.
℣. Adjuva nos, Deus, salutáris noster : et propter glóriam nóminis tui, Dómine, libera nos : et propítius esto peccátis nostris, propter nomen tuum.
Seigneur, ne nous traitez pas selon nos péchés, et ne nous punissez pas selon nos iniquités.
Seigneur, ne vous souvenez plus de nos anciennes iniquités ; que vos miséricordes viennent en hâte au-devant de nous, car nous sommes réduits à la dernière misère.
Aidez-nous, ô Dieu notre Sauveur, et pour la gloire de votre nom, Seigneur, délivrez-nous et pardonnez-nous nos péchés, à cause de votre nom.
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