Vendredi de la troisième semaine de carême

Dans la liturgie latine, l’évangile de ce jour est celui de la rencontre du Christ et de la Samaritaine au puits de Jacob. Il s’inscrit dans la préparation des catéchumènes au baptême à Pâques. Et cela est souligné par le fait que l’épître est l’épisode biblique où Moïse fait jaillir l’eau du rocher. Dans la liturgie byzantine, il y a un « dimanche de la Samaritaine » : c’est le dimanche après la « Mi-Pentecôte » : « Vers le milieu de la fête » qu’est le temps pascal, « Jésus monta au temple, et il enseignait. » « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein. » Le rapprochement avec la Samaritaine va de soi. Il lui avait dit : « Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, car l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. »

Voici le doxastikon des vêpres, sublimement chanté par l’abbesse Mariam du monastère Notre-Dame Koutsouriotissa (du nom d’une icône trouvée dans le tronc d’un arbre) en Grèce, et deux autres tropaires : le kondakion de la Mi-Pentecôte, qui est repris le dimanche de la Samaritaine, et le doxastikon du cathisme de la Samaritaine.

Δόξα Πατρὶ καὶ Υἱῷ καὶ Ἁγίῳ Πνεύματι.
Παρὰ τὸ φρέαρ τοῦ Ἰακώβ, εὑρὼν ὁ Ἰησοῦς τὴν Σαμαρείτιδα, αἰτεῖ ὕδωρ παρ’ αὐτῆς ὁ νέφεσι καλύπτων τὴν γῆν. Ὢ τοῦ θαύματος! ὁ τοῖς Χερουβὶμ ἐποχούμενος, πόρνῃ γυναικὶ διελέγετο, ὕδωρ αἰτῶν, ὁ ἐν ὕδασι τὴν γῆν κρεμάσας, ὕδωρ ζητῶν, ὁ πηγὰς καὶ λίμνας ὑδάτων ἐκχέων, θέλων ἑλκῦσαι ὄντως αὐτήν, τὴν θηρευομένην ὑπὸ τοῦ πολεμήτορος ἐχθροῦ, καὶ ποτίσασθαι ὕδωρ ζωῆς, τὴν φλεγομένην ἐν τοῖς ἀτοπήσασι δεινῶς, ὡς μόνος εὔσπλαγχνος καὶ φιλάνθρωπος.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.
Près du puits de Jacob Jésus, trouvant la Samaritaine, lui demande de l’eau, lui qui couvre la terre de nuées ! Merveille, celui qui chevauche les Chérubins converse avec une femme dépravée ; il demande de l’eau, celui qui suspendit la terre sur les eaux, il cherche de l’eau, celui qui remplit les sources et les étangs ; mais en vérité il désire sauver la pécheresse du filet de l’ennemi, l’abreuver d’eau vive pour éteindre les flammes de ses passions, dans son unique bonté et son amour pour les hommes.

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Τῆς ἑορτῆς τῆς νομικῆς μεσαζούσης, ὁ τῶν ἁπάντων Ποιητὴς καὶ Δεσπότης, πρὸς τοὺς παρόντας ἔλεγες, Χριστὲ ὁ Θεός· Δεῦτε καὶ ἀρύσασθε, ὕδωρ ἀθανασίας· ὅθεν σοι προσπίπτομεν, καὶ πιστῶς ἐκβοῶμεν· τοὺς οἰκτιρμούς σου δώρησαι ἡμῖν· σὺ γὰρ ὑπάρχεις πηγὴ τῆς ζωῆς ἡμῶν.

Au milieu de la fête prescrite par la Loi, Créateur et Seigneur de l’univers, Christ notre Dieu, tu dis à ceux qui t’entouraient : Venez puiser aux flots de l’immortalité ! C’est pourquoi nous nous prosternons devant toi et fidèlement te crions : accorde-nous ta compassion, car tu es la source de notre vie.

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Ὁ τῆς σοφίας χορηγὸς καὶ Δεσπότης, τῆς ἑορτῆς τῆς νομικῆς ἐπιστάσης, ἐν ἱερῷ καθήμενος ἐδίδασκες, λέγων οὕτως ἅπασιν· Ἔρχεσθε οἱ διψῶντες, πίετε τοῦ νάματος, οὗ ἐγὼ νῦν παρέχω· δι’ οὗ ζωῆς ἐνθέου καὶ τρυφῆς, ἐπαπολαύσετε πάντες οἱ ἄνθρωποι.

Prince de sagesse et Maître de savoir, au milieu de la fête prescrite par la Loi, assis dans le Temple, tu enseignais, disant aux foules rassemblées : Celui qui a soif, qu’il vienne à moi, qu’il boive l’eau que j’accorde maintenant ; en elle tous les hommes goûteront la vie divine et la joie.


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