La lecture biblique de la semaine étant l’Exode, les répons des matines y font logiquement écho. Le troisième répons des matines de ce jour semble pourtant ne pas y être lié :
℟. Atténdite, pópule meus, legem meam : * Inclináte aurem vestram in verba oris mei.
℣. Apériam in parábolis os meum: loquar propositiónes ab inítio sǽculi.
℟. Inclináte aurem vestram in verba oris mei.℟. Appliquez-vous à la loi, ô mon peuple : * Inclinez votre oreille aux paroles de ma bouche.
℣. J’ouvrirai ma bouche en paraboles, je dirai des choses cachées dès le commencement du siècle.
℟. Inclinez votre oreille aux paroles de ma bouche.
En fait il s’agit des deux premiers versets du psaume 77. Avec l’ajout « sǽculi » qu’on trouve dans certains anciens psautiers (voir ci-dessous le « psautier pourpré de saint Germain » à la fin de la première ligne), mais pas dans le psautier romain (ci-après un psautier romain du XIVe siècle).
Or le long psaume 77 (72 versets) est le premier du psautier dont le sujet est… l’Exode. Telle est la « parabole » annoncée : c’est l’indication claire qu’il ne s’agit pas d’un psaume « historique », comme disent les exégètes modernes qui n’y comprennent rien, mais d’un récit symbolique qui concerne la vie spirituelle de celui qui prie ce psaume. Et le répons, qui ne dit rien de l’Exode, insiste sur ce point.


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