Continuité

Voici le premier et le dernier paragraphes du « Message du Saint-Père Léon XIV à l’occasion du dixième anniversaire de l’Exhortation apostolique postsynodale Amoris Laetitia » publié hier :

Le 19 mars 2016, le Pape François a offert à l’Église universelle un message lumineux d’espérance concernant l’amour conjugal et familial : l’Exhortation apostolique Amoris laetitia, fruit de trois années de discernement synodal soutenues par l’Année Sainte de la Miséricorde. En ce dixième anniversaire, nous voulons rendre grâce au Seigneur pour l’élan donné à l’étude et à la conversion pastorale de l’Église et lui demander le courage de poursuivre le chemin, en accueillant toujours à nouveau l’Évangile, dans la joie de pouvoir l’annoncer à tous.
Prenant acte des changements qui continuent d’influencer les familles, j’ai décidé de convoquer en octobre 2026 les Présidents des Conférences Épiscopales du monde entier, afin de procéder, dans l’écoute réciproque, à un discernement synodal sur les mesures à prendre pour annoncer l’Évangile aux familles aujourd’hui, à la lumière d’Amoris laetitia et en tenant compte de ce qui se réalise dans les Églises locales.

Amoris Laetitia est ce document hérétique qui permet aux adultères dits « divorcés remariés » de communier. Les papolâtres ont tenté (et tentent encore) de prétendre qu’il n’en est rien, et que c’est là une interprétation indue d’une simple note de bas de page. Il faut donc rappeler que des évêques argentins avaient publié un texte affirmant qu’Amoris Laetitia permettait bel et bien aux adultères dits « divorcés remariés » de communier, que François avait écrit à ces évêques pour les féliciter d’avoir donné la bonne interprétation, et que les deux textes ont été promus au rang de magistère authentique (Magisterium authenticum) par François et publiés comme tels dans les Acta Apostolicae Sedis d’octobre 2017.

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A propos du culte de Pachamama, voici une autre photo, en couleurs, où l’on voit le futur pape à genoux devant l’officiant du culte païen. C’est dans une collection de photos du « symposium » publiée il y a neuf ans sur YouTube (à 0’41).


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Une réflexion sur “Continuité

  1. Comme cet essai: Soyons précis par Ion 2026-03-20 09:49:34 (Source: Le Forum Catholique)

    Il n’y a pas, dans la très belle exhortation Amoris Laetitia, même dans une note de base de page, d’autorisation de communier pour les divorcés remariés

    Il y a l’affirmation, dans le corps du texte, qu’une situation objectivement désordonnée dans laquelle se trouve une personne n’est pas toujours subjectivement imputable à cette personne. Et que cette personne a besoin de l’aide de l’Eglise par la grâce. Et la note de base de page indique que cette aide peut même, dans certains cas, prendre la forme d’une grâce sacramentelle, notamment à travers la confession, tout en soulignant que la communion n’est pas une récompense pour parfaits. Cette partie qui, comme vous dites, est loin d’être le tout de cette exhortation, ne fait qu’écrire ce qui, dans le secret du confessionnal ou en accompagnement spirituel, s’est toujours fait dans l’Eglise.

    AL 305
    … À cause des conditionnements ou des facteurs atténuants, il est possible que, dans une situation objective de péché – qui n’est pas subjectivement imputable ou qui ne l’est pas pleinement – l’on puisse vivre dans la grâce de Dieu, qu’on puisse aimer, et qu’on puisse également grandir dans la vie de la grâce et dans la charité, en recevant à cet effet l’aide de l’Église.[351]
    Et la note de base de page
    [351] Dans certains cas, il peut s’agir aussi de l’aide des sacrements. Voilà pourquoi, « aux prêtres je rappelle que le confessionnal ne doit pas être une salle de torture mais un lieu de la miséricorde du Seigneur » : Exhort. ap. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 44 : AAS 105 (2013), p. 1038. Je souligne également que l’Eucharistie « n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles » (Ibid., n. 47 : p. 1039).

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