La stupide propagande bruxelloise anti-Orbán

Les gazettes font état d’un scandale international de fuites au Conseil européen. C’est un simple article du Washington Post, qui accuse le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, d’appeler Serguei Lavrov pour le « tenir informé en temps réel » des discussions au Conseil européen pendant les pauses.

La Commission européenne se dit « très préoccupée » par ces informations, et exige du gouvernement hongrois « qu’il apporte les clarifications nécessaires ». Une affaire « très grave », ajoute l’Allemagne. Une nouvelle raison de faire tomber Orbán aux prochaines élections.

Mais même sur le site européiste Euractiv on ne voit pas où est le problème. Titre de l’article : « Rien n’est secret au Conseil européen ». Sic. Un diplomate européen explique : « Même si le Conseil européen était hermétique, on ne discuterait pas de sujets sensibles, le format est trop vaste. Orbán ou pas, on n’est pas entouré uniquement de personnes en qui on peut avoir confiance. Certains diront des choses aux États-Unis, d’autres au Royaume-Uni, d’autres encore à la Russie. » Et Euractiv de rappeler : « Orbán s’est présenté pendant des années comme un intermédiaire, se rendant à Moscou pendant la présidence hongroise du Conseil et rendant compte à l’OTAN et à l’UE de ce que Vladimir Poutine lui avait dit. »

Le ministre hongrois des Affaires européennes, Janos Boka, a écrit sur Facebook : « Il est parfaitement naturel que le ministre hongrois des Affaires étrangères parle au téléphone avec son homologue russe. Ce qui est moins compréhensible, c’est que ses homologues de l’Union européenne ne fassent pas de même. »


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