Une messe devait être célébrée hier à 11h, comme chaque lundi de Pâques, à la chapelle de Koad Keo, à Scrignac, près de la tombe de l’abbé Perrot.
Mais dès 8 heures le curé local de l’Eglise officielle était là, pour signifier aux organisateurs que cette messe n’était pas autorisée par le diocèse et qu’elle n’aurait pas lieu.
Au motif que le prêtre qui devait la célébrer « n’est pas catholique ».
Ce prêtre a été ordonné au sein de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X. Il a quitté cette fraternité, mais le diocèse refuse de le régulariser.
L’an dernier c’est lui déjà qui avait célébré la messe sans que personne ne s’en émeuve.
Mais le diocèse « catholique » est de plus en plus sectaire. Il a viré les prêtres de la Fraternité Saint-Pierre qui étaient pourtant parfaitement en règle, il continue la persécution. En réalité, l’ennemi du diocèse, c’est la liturgie catholique.
Et pour être certain que la messe ne serait pas célébrée, le curé a fait venir deux gendarmes. Lesquels furent d’ailleurs très aimables et ne comprenaient pas du tout pourquoi ils devaient empêcher une messe dans une chapelle… Une messe pour l’abbé Perrot dans la chapelle construite par l’abbé Perrot…
Les quelques 70 personnes restées sur place ont pu néanmoins prier devant les reliques de l’abbé Perrot, avant d’aller piqueniquer au Huelgoat.

La chapelle Notre-Dame de Koad Keo est l’œuvre de l’architecte James Bouillé, membre de l’association de renouveau de l’art breton les Seiz Breur et fondateur de l’Atelier breton d’art chrétien. En 1942 l’abbé Perrot dut la céder au diocèse sur demande de l’évêque. Sinon elle serait la propriété de l’organisateur de la messe du lundi de Pâques (Youenn Caouissin, fils du bras droit de l’abbé Perrot)et personne ne pourrait l’interdire…
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