L’autodestruction de l’Ukraine

Le ministère ukrainien de la Culture a enlevé du registre des monuments la colonne Alexandre II d’Odessa, commémorant la visite du tsar en 1875. Immédiatement les russophobes enragés ont déclaré : « Désormais les autorités d’Odessa n’ont plus d’excuses légales. Le démantèlement doit commencer immédiatement. » Cela a été fulminé par l’organisation « Décommunisation de l’Ukraine ». Sic. Et, en attendant, la colonne a été vandalisée.

Maria Zakharova a réagi sur le fil X du ministère russe des Affaires étrangères :

Les partisans de Bandera ont pris pour cible la colonne Alexandre à Odessa. Que reste-t-il à démanteler ? La conscience ? Ils n’en ont plus depuis longtemps, si tant est qu’ils en aient jamais eu. La frénésie avec laquelle les monuments sont détruits en Ukraine témoigne de l’effondrement imminent du régime de Kiev.

Puis elle a ajouté :

Selon la supposée logique des partisans de Bandera, la ville d’Odessa, fondée dans l’Empire russe par l’impératrice russe Catherine II, « doit se débarrasser de tout ce qui est lié à l’impérialisme russe »… Quoi ? Cela veut-il dire : par l’autodestruction ?

Finlandais tordus

Les services de sécurité finlandais ont fini par admettre que les Russes ne sont pour rien dans les affaires de câbles sectionnés dans la Baltique. Mais le dire comme cela est très mauvais pour la propagande russophobe, d’autant que ça contredit frontalement le commandement militaire finlandais qui avait « la preuve de la culpabilité russe ». Il faut donc le dire de façon tordue.

Le chef des Renseignements Juha Martelius dit qu’il « n’y avait pas d’activité intentionnelle de l’Etat russe » derrière ces incidents, et que cette vision est « largement partagée » dans les cercles européens de Renseignements.

Et cela parce que la Russie « n’est pas toute-puissante » (sic) et doit se concentrer sur ce qui promeut ses intérêts. Tiens donc, quelle trouvaille.

Et le magazine Suomen Kuvalehti qui publie l’interview du chef des Renseignements conclut benoitement : « La Russie s’efforce de garantir par tous les moyens ses possibilités de libre navigation et ne prendra pas volontairement de risques susceptibles d’entraîner un affaiblissement des libertés maritimes. »

Dommage qu’ils ne s’en soient pas rendu compte tout de suite. Cela aurait évité des torrents de désinformation et de calomnie…

La censure israélienne universelle

Je ne sais pas si c’est comme ça sur toutes les chaînes, mais sur France 2 c’est spectaculaire : on ne parle PLUS DU TOUT des dégâts de la guerre en Israël, depuis que le gouvernement israélien a interdit d’en publier des images. On parle de l’Iran, du Liban, des émirats, mais pas un mot de ce qui se passe en Israël.

Or le fait même que les autorités israéliennes interdisent de montrer des images indique qu’il y a des dégâts importants… et prouve que le « dôme de fer » est devenu une passoire. Les images que certains réussissent à faire passer montrent en effet des ruines impressionnantes et des missiles qui ne sont pas interceptés. L’interdiction visait sans doute d’abord à ce qu’on ne voie pas que l’immeuble du siège du Mossad a (aurait) été entièrement détruit (de fait on ne peut pas le confirmer).

Il est tout de même inouï que la télévision française obéisse aux ordres du gouvernement israélien, et que ces bouffons qui se gargarisent de la « liberté de la presse » censurent les images des ruines de Tel Aviv au lieu de chercher à s’en procurer…

Jeudi de la troisième semaine de carême

L’hymne des laudes au temps du carême, par deux dominicains alors étudiants à Fribourg. Traduction Pierre Corneille.

Jam Christe, sol justitiæ,
Mentis diescant tenebræ,
Virtutum ut lux redeat,
Terris diem cum reparas.

Jésus, vrai soleil de justice,
De l’âme ténébreuse éclaire enfin les yeux,
Et fais que des vertus la lumière propice
Y rentre en même temps que le jour en ces lieux.

Dans tempus acceptabile,
Et pœnitens cor tribue,
Convertat ut benignitas
Quos longa suffert pietas.

Nous donnant ces jours favorables,
Imprime au fond des cœurs un sacré repentir :
Ta pitié trop longtemps les a soufferts coupables ;
Par ta bénignité daigne les convertir.

Quiddamque pænitentiæ
Da ferre, quamvis gravium,
Majore tuo munere,
Quo demptio fit criminum.

Fais-nous par quelque pénitence
Obtenir le pardon des plus affreux péchés :
Plus elle sera rude, et plus de ta clémence
Nous bénirons la force et les trésors cachés.

Dies venit, dies tua,
In qua reflorent omnia :
Lætemur in hac ut tuam
Per hanc reducti gratiam.

Ce jour vient, ce jour salutaire
Où par tout l’univers tu fais tout refleurir :
Ramène en ce grand jour au chemin de te plaire
Ceux qu’à toi ce grand jour oblige à recourir.

Te rerum universitas,
Clemens adoret Trinitas ;
Et nos novi per veniam
Novum canamus canticum. Amen.

Qu’en tous lieux t’adore un vrai zèle,
Grand Dieu, dont la bonté nous tire du tombeau ;
Tandis que renaissants par ta grâce nouvelle,
Nous chantons à ta gloire un cantique nouveau.

*

Pour une vue d’ensemble de la messe de ce jour, voir ma note de l’an dernier.

Pour moi et les bénédictins c’est la fête de saint Grégoire le Grand.

C’est aussi le jour de la mi-carême. Pour les optimistes le verre de la potion amère du carême est déjà à moitié vide, pour les pessimistes il est encore à moitié plein. Voici ce qu’en dit la liturgie mozarabe.

Exspectantes beatam illam spem passionis ac resurrectionis Filii Dei, fratres charissimi : et manifestationem gloriæ beati et Salvatoris nostri Jesu Christi, resumite virium fortitudinem : et non quasi futuro terreamini de labore : qui ad Paschalis Dominicæ cupitis anhelando pervenire celebritatem. Sacratæ etenim Quadragesimæ tempore mediante arripite de futuro labore fiduciam : qui præteriti jejunii jam transegistis ærumnas. Dabit Jesus lassis fortitudinem : qui pro nobis dignatus est infirmari. Tribuet perfectionem futuri : qui initia donavit præteriti. Aderit in auxilio, filii : qui suæ nos cupit præstolari gloriam Passionis. Amen.

Dans l’attente de l’heureux espoir que nous avons, Frères très chers, de célébrer la Passion et la Résurrection du Fils de Dieu, et de voir la manifestation de la gloire de notre bienheureux Sauveur Jésus-Christ, ranimez vos forces et votre courage. Ne vous effrayez pas des fatigues qui restent encore à subir, vous qui désirez avec tant d’ardeur arriver à la solennité de la Pâque du Seigneur. En ce milieu de la sainte Quarantaine, vous qui déjà avez traversé une partie des labeurs du jeûne, prenez confiance pour ceux qui restent à accomplir. Jésus, qui a daigné se faire infirme pour nous, donnera le courage à ceux qui sont fatigués ; il nous a donné de fournir le commencement de la carrière, il en accordera la continuation. Il vous viendra en aide, très chers fils, lui qui veut que nous vivions dans l’attente de sa glorieuse Passion. Amen.